Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406206(TA38-2406206)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, un ressortissant burkinabé, qui contestait un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet avait légalement refusé le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. C n'établissait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français depuis au moins deux ans.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406221(TA38-2406221)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la procédure n'avait pas méconnu le droit d'être entendu garanti par le droit de l'Union européenne et que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. A au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406258(TA38-2406258)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, M. A ayant pu présenter ses observations lors de son audition par la police aux frontières. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A ne justifiait pas d'un droit au séjour au Portugal. Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407433(TA38-2407433)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 11 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison du rejet définitif de sa demande d'asile. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Enfin, le tribunal a validé le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, fondés sur les articles L. 612-2 et L. 612-6 du CESEDA, en raison du risque de soustraction à l'exécution de la mesure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407158(TA38-2407158)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 9 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2408442(TA38-2408442)

Rejet pour défaut de motivation d'une requête en annulation d'indus sociaux. Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté que la requête de Mme B, dirigée contre des décisions du département de la Savoie et de la CAF, ne contenait aucun moyen. Malgré une invitation à régulariser, la requérante n'a fourni aucun élément. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2410335(TA38-2410335)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne, pour contester le délai de plus de cinquante jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'asile et à sa dignité, en raison de la privation des conditions matérielles d'accueil. Le juge des référés a constaté que le délai d'enregistrement excédait le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que la préfète justifie d'un afflux exceptionnel de demandeurs. Il a ainsi ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme A dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408085(TA38-2408085)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant la décision du ministre de l'intérieur lui retirant des points de permis de conduire et constatant la nullité de son permis. Le requérant soutenait ne pas être le conducteur lors des infractions. Le tribunal a jugé que ce moyen, portant sur l'imputabilité des infractions, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire et était donc irrecevable devant le juge administratif. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410003(TA38-2410003)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 l'assignant à résidence dans l'Isère pour 45 jours renouvelables. Le tribunal a d'abord admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et celui d'insuffisance de motivation, l'arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Enfin, le tribunal a jugé que la décision d'assignation à résidence était légale, car fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement de M. C demeurant une perspective raisonnable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102478(TA38-2102478)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, fonctionnaire, qui contestait son compte-rendu d'entretien professionnel pour l'année 2020. Le juge unique a estimé que la baisse de l'évaluation sur le critère "connaissance de l'environnement professionnel" était justifiée par la prise de nouvelles fonctions, sans erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé que le maintien des évaluations sur les critères "capacité de travail en équipe" et "sens des relations professionnelles" n'était pas contradictoire avec la mention de progrès. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif à l'entretien professionnel des fonctionnaires.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2203802(TA38-2203802)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 20 avril 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Savoie a rejeté le recours préalable de M. C et confirmé un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 11 536,62 euros. Le tribunal retient que cette décision est insuffisamment motivée car elle ne mentionne pas la période sur laquelle porte l'indu, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 412-8 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au département de reprendre une nouvelle décision régulière avant le 31 mars 2025, faute de quoi M. C sera déchargé de l'obligation de payer la somme et les sommes prélevées devront être remboursées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206255(TA38-2206255)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de reconnaissance de sa qualité de travailleur handicapé. La décision, rendue en plein contentieux par un juge unique, s’appuie sur les articles L. 5213-1 et L. 5213-2 du code du travail. Le tribunal a estimé que la déficience motrice du pouce gauche de la requérante, bien qu’entraînant des difficultés dans l’utilisation d’un clavier, ne réduisait pas effectivement ses possibilités d’emploi, comme l’attestaient les avis médicaux. En conséquence, la demande d’annulation des décisions de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Savoie a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206398(TA38-2206398)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C contestant les indus de revenu de solidarité active (1 537,56 €) et d'aide personnalisée au logement (402 €) notifiés par le département de l'Isère et la CAF de l'Isère. Le juge a estimé que l'indu de RSA était fondé car la radiation de M. C de la liste des demandeurs d'emploi résultait d'un comportement volontaire, ce qui excluait la neutralisation de ses ressources prévue à l'article R. 262-13 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme le bien-fondé des décisions de récupération des indus, en application des articles L. 262-2 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à l'APL.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204510(TA38-2204510)

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de Mme C contestant un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 1 485,75 euros pour la période d’avril à décembre 2021. La requérante invoquait une erreur de calcul, sa bonne foi et ses difficultés financières, mais le tribunal constate que l’indu résulte de la prise en compte de ses ressources actualisées, conformément aux articles R. 822-3 et R. 822-4 du code de la construction et de l’habitation. Mme C ne contestant pas les calculs de la caisse d’allocations familiales, le moyen d’erreur de calcul est écarté. Le tribunal rappelle que la demande de remise gracieuse relève d’une procédure distincte auprès de la caisse.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2406275(TA38-2406275)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B A d’un recours contestant le rejet implicite de sa demande de carte mobilité inclusion mention stationnement par le département de l’Isère. En cours d’instance, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 31 décembre 2024, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407298(TA38-2407298)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 9 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour en France. La décision fixant le pays de destination a également été validée, le requérant n'apportant pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour en Afghanistan. La demande d'injonction et celle au titre des frais de justice ont été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2410268(TA38-2410268)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours contre le refus d’allocation aux adultes handicapés (AAH) opposé par la maison départementale des personnes handicapées de l’Isère, s’est déclaré incompétent. Il a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a rejeté la requête et transmis l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2105712(TA38-2105712)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, professeure agrégée, qui demandait réparation pour un préjudice moral et financier résultant d'un retard dans sa progression de carrière. La requête a été jugée irrecevable car Mme B n'avait pas présenté de demande préalable indemnitaire à l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. De plus, les conclusions à fin d'injonction de reclassement ont été déclarées irrecevables, car elles ne sont pas liées à l'annulation d'une décision. Enfin, le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis aucune faute et que les créances antérieures à 2018 étaient prescrites en vertu de la loi du 31 décembre 1968.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200479(TA38-2200479)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a condamné la région Auvergne-Rhône-Alpes à payer à la société Cibétanche la somme de 44 590,34 euros. La solution retenue repose sur l'acceptation tacite de la demande de paiement direct par l'entrepreneur principal (société ECAD), faute de refus notifié dans le délai de quinze jours prévu à l'article 8 de la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 et à l'article 136 du décret n° 2016-360 du 25 mars 2016. Le tribunal a écarté les contestations de la région relatives aux inexécutions, estimant que l'acceptation tacite rendait ces contestations inopérantes.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200909(TA38-2200909)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes de la communauté d'agglomération Valence Romans Agglomération concernant le refus de la SMACL Assurances d'indemniser les dommages causés par la grêle à des candélabres d'éclairage public. Le litige portait sur l'interprétation du contrat d'assurance "Dommages aux biens", la requérante soutenant que ces équipements urbains étaient couverts par la garantie "grêle" au titre des "aménagements extérieurs", tandis que l'assureur invoquait une exclusion pour le mobilier urbain. Le tribunal a rejeté les demandes de la communauté d'agglomération, estimant que les conditions particulières du contrat excluaient les candélabres de la garantie. Les textes appliqués sont les clauses du contrat d'assurance et les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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