Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2409776(TA38-2409776)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l’Isère de convoquer M. B, ressortissant albanais, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l’urgence, compte tenu de l’expiration prochaine du contrat de travail et des démarches infructueuses du requérant pour obtenir un rendez-vous. Il a ordonné la fixation d’un rendez-vous sous cinq jours, dans un délai maximum d’un mois, et condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2409691(TA38-2409691)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme B, ressortissante tunisienne, à un rendez-vous sous huit jours, dans un délai maximal d'un mois, afin de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré de nombreuses tentatives, et la mesure était utile pour examiner son droit au séjour. Le tribunal a rejeté la demande d'astreinte et la délivrance immédiate d'un récépissé, celle-ci étant subordonnée au dépôt d'un dossier complet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409605(TA38-2409605)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous en préfecture sous astreinte. Le requérant s'est désisté après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État étant considéré comme partie perdante. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409615(TA38-2409615)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour expiré. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant le 31 décembre 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale, mais a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2409518(TA38-2409518)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de la société GTS alimentation demandant la suspension de l'arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "Gotham Shop" pour trois mois. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409503(TA38-2409503)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions à fin d'injonction tendant à sa convocation en préfecture pour le dépôt de son dossier et la remise d'un récépissé avec autorisation de travail. La requérante a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Le tribunal a admis Mme A à l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2409015(TA38-2409015)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "salarié" (article L. 421-1 du CESEDA). En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais irrépétibles.
N° TA38-2206024(TA38-2206024)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C D contestant deux indus notifiés par la caisse d'allocations familiales de la Drôme, l'un de 525 euros au titre de l'aide au logement (mai 2020 à avril 2022) et l'autre de 1 749,30 euros au titre de la prime d'activité (août 2020 à avril 2022). Le tribunal a estimé que les sommes perçues par la requérante de son ex-mari constituaient des ressources imposables au sens des articles L. 822-5 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation, et qu'elles devaient être déclarées pour le calcul des droits aux prestations. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, les textes appliqués étant le code de la construction et de l'habitation, le code de la sécurité sociale et le code général des impôts.
N° TA38-2206017(TA38-2206017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C qui contestait un titre exécutoire émis par le département de l'Isère pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 064,64 euros, ainsi que le refus de remise gracieuse de cette dette. Le tribunal a estimé que la requérante, qui n'avait pas déclaré les revenus professionnels de son conjoint, ne justifiait pas de sa situation de précarité financière, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse sur le fondement de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remise et la validation du titre exécutoire.
N° TA38-2205982(TA38-2205982)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 922,20 euros pour la période d'octobre 2020 à janvier 2022. Le requérant soutenait que les sommes non déclarées provenaient de prêts et dons familiaux, mais le tribunal a jugé qu'il n'apportait pas la preuve de la réalité de ces prêts, notamment en l'absence de justificatifs de remboursement. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, qui incluent toutes les ressources du foyer dans le calcul du RSA. Le tribunal a ainsi confirmé le bien-fondé de l'indu et validé la décision du président du conseil départemental de la Haute-Savoie.
N° TA38-2200439(TA38-2200439)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant britannique, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de ski. Le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2005/36/CE et du code du sport, notamment sur la procédure de reconnaissance des qualifications professionnelles. Il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'illégalité fautive et a rejeté l'ensemble des demandes, y compris les conclusions indemnitaires pour préjudices moral et économique. La décision s'appuie sur les textes relatifs à la reconnaissance des qualifications professionnelles et au code du sport.
N° TA38-2410205(TA38-2410205)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, pris par le préfet de la Savoie à l’encontre de M. A. Le tribunal se déclare territorialement incompétent pour connaître de la requête en excès de pouvoir. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que la compétence revient au tribunal administratif de Melun, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. Par conséquent, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA38-2409476(TA38-2409476)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, qui sollicitait un rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a considéré que M. C était à l'origine de sa propre situation d'urgence, n'ayant entamé ses démarches qu'en juin 2024 après une longue période de séjour irrégulier, et qu'il ne justifiait pas d'une insertion particulière ni d'un risque imminent d'éloignement. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2408944(TA38-2408944)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en annulation de la décision du département de la Haute-Savoie refusant l’attribution d’une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président du tribunal de donner acte des désistements. Aucun obstacle ne s’opposant à ce désistement, l’instance est close sans examen au fond.
N° TA38-2007931(TA38-2007931)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande indemnitaire de M. A, qui sollicitait 4,4 millions d'euros pour le refus de reconnaissance de son diplôme allemand de moniteur de snowboard. Le tribunal a jugé que la décision de refus, confirmée par un jugement de 2011, n'était pas illégale et ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a également estimé que le lien de causalité entre le préjudice allégué et le refus n'était pas établi. La décision s'appuie sur la directive 92/51/CEE relative à la reconnaissance des formations professionnelles et sur le code du sport.
N° TA38-2409233(TA38-2409233)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme C d’une demande de suspension de décisions implicites du préfet de l’Isère refusant la délivrance d’un titre de séjour et d’un document de circulation pour étranger mineur. Lors de l’audience, les requérants se sont désistés de leurs conclusions aux fins de suspension et d’injonction, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a admis les intéressés au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 1 200 euros à leur avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2409692(TA38-2409692)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B C de sa requête en injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante ayant déclaré se désister de son recours pour excès de pouvoir par un mémoire du 14 décembre 2024, le juge a constaté ce désistement sans examiner le bien-fondé de la demande. Aucune condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a été prononcée. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
N° TA38-2409814(TA38-2409814)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'accorder un rendez-vous en préfecture à M. A, ressortissant bosnien devenu majeur, pour le dépôt de sa première demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant les difficultés notoires d'obtention d'un rendez-vous. La décision s'appuie sur les articles R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi relative à l'aide juridique. L'État est condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2408798(TA38-2408798)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme A épouse B dans un délai de cinq jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence, malgré l'argument du préfet, car la carte de séjour de l'intéressée, d'une durée d'un an, était expirée et ses tentatives répétées pour obtenir un rendez-vous en ligne avaient échoué. La solution s'appuie sur le principe selon lequel l'autorité administrative doit recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande, et la mesure a été jugée utile pour éviter une situation irrégulière.
N° TA38-2409894(TA38-2409894)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du Règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait la présence de membres de sa famille réfugiés en France pour demander que sa demande soit traitée par la France. Le tribunal a jugé que la Croatie, ayant déjà accepté sa réadmission, était l'État membre responsable. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, sur la base du Règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.