Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102400(TA38-2102400)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Margencel du 1er avril 2021 s’opposant à sa déclaration de travaux. Par un mémoire du 5 décembre 2024, Mme A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 27 décembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation de Mme A au titre de l’article L. 761-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2404305(TA38-2404305)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui accorder une subvention au titre de la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’ANAH a fait droit au recours préalable de la requérante, retirant ainsi la décision contestée. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’ANAH, partie perdante, a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2405069(TA38-2405069)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a finalement délivré le document sollicité, valable du 13 décembre 2024 au 12 mars 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de Mme A au titre de l’aide juridictionnelle, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2410248(TA38-2410248)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint Nicolas de Macherin visant à désigner un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine. La décision s’appuie sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra constater les désordres, évaluer le péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde dans un délai de 24 heures. Le rapport devra être déposé sous cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2306265(TA38-2306265)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 27 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme A de son instance. Celle-ci demandait la condamnation du Centre Hospitalier Métropole Savoie à modifier une attestation UNEDIC et à lui verser diverses sommes. Le tribunal a fait application de l'article R.222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2400727(TA38-2400727)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de carte de résident et de renouvellement de carte de séjour salarié. La requérante s’est désistée de l’instance, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser à Mme C une somme de 800 euros au titre des frais de procès.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2400948(TA38-2400948)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Sabeko Lyon d’une requête en annulation d’un titre exécutoire émis par le Département de la Savoie pour un montant de 85 261,01 euros, dans le cadre d’un marché public de travaux. La société requérante s’est ensuite désistée de son instance, tout en maintenant sa demande de frais de procès sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 27 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande relative aux frais de procès, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409579(TA38-2409579)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à une ressortissante tunisienne majeure afin qu'elle puisse déposer une demande de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence par ses vaines tentatives d'obtenir un rendez-vous depuis sa majorité, et la mesure a été jugée utile pour lui permettre de faire examiner son droit au séjour. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre des frais de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2402607(TA38-2402607)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a étendu les opérations d'expertise initialement prescrites à la demande de M. et Mme D concernant les inondations de leur terrain. Cette extension, sollicitée par la commune de La Bâtie-Montgascon, vise à inclure la société Yves Carrey et son assureur la SMABTP, dont la responsabilité est susceptible d'être engagée en raison de travaux sur le réseau d'eaux pluviales. Le juge a fait droit à cette demande sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, estimant cette extension utile à la bonne réalisation de l'expertise.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409276(TA38-2409276)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Morillon du 30 septembre 2024 qui imposait une astreinte journalière de 300 euros aux requérants pour des travaux non autorisés. La condition d'urgence a été reconnue en raison du montant élevé de l'astreinte (9 000 euros par mois) et de l'absence d'intérêt public justifiant une exécution rapide. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, car les constructions litigieuses ne semblaient pas soumises à autorisation d'urbanisme et avaient été autorisées oralement par l'ancien maire, ce qui remet en cause l'application de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2301945(TA38-2301945)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait l'annulation du refus de la CAF de la Haute-Savoie de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de 5 081 euros, correspondant à un trop-perçu d'allocation de logement familiale. Le tribunal a estimé que la requérante, absente du territoire français pendant près de deux ans, n'apportait pas la preuve de sa bonne foi ni de la précarité de sa situation financière justifiant une remise. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2301715(TA38-2301715)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A D, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Savoie de lui accorder une remise de dette pour un indu d'aide personnelle au logement de 1 324,76 euros. Le tribunal a jugé que la requérante, bien qu'invoquant sa bonne foi et une situation financière difficile liée à l'arrivée d'un enfant, n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour démontrer sa précarité ou son incapacité à honorer les mensualités de remboursement. La décision s'appuie sur les articles R. 822-20 et D. 822-21 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent le calcul des ressources pour l'aide au logement. En conséquence, la requête a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2302040(TA38-2302040)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Isère lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu d’allocation de logement sociale de 1 756 euros, laissant un solde de 878 euros. Le juge a estimé que M. B n’établissait pas la précarité de sa situation financière justifiant une remise totale, et a réduit le solde à 340 euros après imputation d’un rappel de droits. La solution retenue est le rejet de la demande de remise gracieuse supplémentaire, sur le fondement des articles du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410219(TA38-2410219)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé liberté (article L.521-2 du code de justice administrative) de M. A, qui contestait l'inertie de la préfecture de l'Isère face à sa demande de renouvellement de titre de séjour déposée le 5 juin 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour statuer sous 48 heures, n'était pas remplie, l'intéressé ayant lui-même indiqué que son visa avait expiré le 11 septembre 2024. Il a également relevé qu'une décision implicite de rejet était née après quatre mois de silence de l'administration, conformément aux articles R.432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que M. A pouvait contester cette décision par la voie du référé suspension (article L.521-1).

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2300410(TA38-2300410)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B épouse C contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et de prime exceptionnelle de solidarité, réclamés par la CAF de la Haute-Savoie pour les périodes de 2020 à 2022. La requérante invoquait des vices de procédure (défaut de motivation, non-respect du contradictoire) et contestait le bien-fondé des indus. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé. La décision s'appuie notamment sur le code de la sécurité sociale, le code de l'action sociale et des familles, et les règlements européens n° 883/2004 et 987/2009.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2300846(TA38-2300846)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du département de la Savoie de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 995 euros pour la période de novembre à décembre 2021. La requérante invoquait sa précarité financière et son incompréhension de l’origine du trop-perçu, mais le tribunal a estimé qu’elle ne démontrait pas une situation de précarité suffisante, notamment au regard de sa pension de réversion de 1 620 euros par mois. La décision s’appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, qui encadrent la récupération des indus et les conditions de remise gracieuse. Le juge a conclu qu’aucune remise n’était justifiée, tout en précisant que Mme C pouvait demander un échelonnement de sa dette.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410052(TA38-2410052)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer à Mme C, ressortissante géorgienne, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a constaté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales (liberté d'aller et venir, droit au travail) en raison du non-renouvellement de l'attestation malgré un dossier complet, créant une urgence caractérisée par la suspension de sa formation et l'impossibilité d'effectuer un stage obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2201424(TA38-2201424)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, greffière des services judiciaires, contestant le refus de lui attribuer une indemnité forfaitaire annuelle de 1 000 euros réservée aux greffiers principaux promus après le 1er janvier 2019. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d'égalité et des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'administration avait légalement fixé le montant de son indemnité en fonction de son grade et de ses fonctions, sans que la différence de traitement avec les agents promus après 2019 ne soit constitutive d'une rupture d'égalité. La solution retenue s'appuie sur les textes régissant le RIFSEEP, notamment le décret du 20 mai 2014 et l'arrêté du 17 décembre 2018.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2409571(TA38-2409571)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande de la Préfète de l'Isère, a ordonné l'expulsion de M. B, un ressortissant afghan ayant obtenu le statut de réfugié, du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupait sans titre depuis le 28 juin 2023. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que M. B commettait des manquements graves au règlement intérieur (refus d'orientation, hébergement de tiers, non-paiement de la participation financière), rendant applicable la procédure d'expulsion malgré son statut de réfugié. La mesure a été jugée urgente et utile car le maintien dans les lieux faisait obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409786(TA38-2409786)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 9 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence de 45 jours. La juridiction a jugé que l'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer la stabilité et l'intensité de ses liens personnels en France. Par voie de conséquence, l'assignation à résidence a également été validée. Les décisions ont été fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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