Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406388(TA38-2406388)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé par délégation et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, sans que le résumé ne détaille l'examen des autres moyens (droit d'être entendu, erreur de droit, violation de l'article 8 de la CEDH, etc.). Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2204913(TA38-2204913)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d’aide personnalisée au logement de 408 euros pour la période de janvier à juillet 2021. La décision de la caisse d’allocations familiales de l’Isère a été jugée suffisamment motivée. Le bien-fondé de l’indu a été établi, résultant d’un dysfonctionnement informatique et d’une déclaration tardive d’activité salariée. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2200750(TA38-2200750)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par le département de la Drôme pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 224,47 euros. Le tribunal a jugé que Mme B ne pouvait pas contester le bien-fondé de l’indu, faute d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles. En tout état de cause, elle n’a pas apporté de justificatifs démontrant que les sommes perçues correspondaient à un remboursement de prêt immobilier et non à des ressources imposables. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2406086(TA38-2406086)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D et Mme E A, qui contestaient le refus de la rectrice de l’académie de Grenoble d’autoriser l’instruction en famille de leur fille pour l’année 2024-2025. Les requérants invoquaient une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, mais le tribunal a estimé que l’administration avait correctement apprécié l’intérêt supérieur de l’enfant en comparant les avantages et inconvénients des deux modes d’instruction. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative, fondée sur le code de l’éducation et la jurisprudence constitutionnelle (décision n° 2021-823 DC).
N° TA38-2204879(TA38-2204879)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant le refus implicite de remise de son indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 794,36 euros. La décision explicite de la caisse d'allocations familiales du 5 juillet 2022, accordant une remise partielle de 75 % (soit 2 845,77 euros), s'est substituée à la décision implicite. Le juge a estimé que la situation de précarité de la requérante avait été suffisamment prise en compte et qu'elle n'apportait pas d'élément justifiant une remise supplémentaire. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA.
N° TA38-2204639(TA38-2204639)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 320,01 euros. La requérante soutenait que les sommes versées par un tiers étaient des remboursements de frais et non des ressources au sens de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que cette affirmation n'était pas justifiée et était contredite par les propres déclarations de Mme B. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2203878(TA38-2203878)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant le refus partiel de remise gracieuse d’indu de prime d’activité (881 €) et d’aide personnelle au logement (1 104,06 €). La requérante invoquait la régularité de ses déclarations et sa situation financière difficile, mais n’a produit aucun élément probant sur ses revenus ou charges pour établir sa précarité. Le juge a rappelé qu’une remise gracieuse ne vise qu’à réduire la dette en fonction des ressources, et non à contester le bien-fondé de l’indu. La décision s’appuie sur les articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2203869(TA38-2203869)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme C pour contester une décision de la CAF de l'Isère du 26 août 2022 lui notifiant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 163,48 euros, une réduction de sa prime d'activité et la suppression de son allocation de soutien familial (ASF). Le tribunal a décliné sa compétence pour le litige relatif à l'ASF, estimant qu'il relève du contentieux général de la sécurité sociale et donc de l'ordre judiciaire, et a transmis cette partie du dossier au Pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble. Pour les conclusions relatives à l'APL et à la prime d'activité, le tribunal les a jugées irrecevables car non précédées du recours préalable obligatoire prévu par les articles L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. La requête de Mme C a ainsi été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2207853(TA38-2207853)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, représentée par son tuteur, qui contestait le refus du département de l’Isère de prendre en charge ses frais d’hébergement en Ehpad à compter de son entrée en février 2020. La solution retenue est que la demande d’aide sociale n’ayant été déposée qu’en novembre 2021, soit au-delà du délai de deux mois prévu à l’article R. 131-2 du code de l’action sociale et des familles, la prise en charge ne pouvait légalement rétroagir à la date d’entrée dans l’établissement. Le tribunal a jugé que le retard imputé au fils de l’intéressée était sans incidence sur l’application de ces dispositions réglementaires.
N° TA38-2204078(TA38-2204078)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme E qui demandait l’annulation du refus du département de l’Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement pour son enfant mineur. Le tribunal a rappelé qu’il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d’apprécier si le handicap justifie la délivrance de la carte au regard des critères fixés par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. En l’espèce, la requérante n’a pas démontré que son enfant présentait une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou nécessité d’une aide humaine ou technique systématique). Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la demande, sans qu’il soit besoin d’examiner les vices de procédure allégués.
N° TA38-2207081(TA38-2207081)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 056,03 euros pour la période d'août 2020 à janvier 2021, dû à la non-déclaration de revenus fonciers. Le tribunal a rappelé que, pour les parts de SCI, seuls les bénéfices effectivement distribués à l'allocataire constituent des ressources, et qu'à défaut, il convient d'appliquer un forfait de 3 % sur la valeur des parts. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6, L. 132-1 et R. 132-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2405719(TA38-2405719)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de la Haute-Savoie. La requérante demandait une injonction à l'État de lui fournir un hébergement adapté sous astreinte, ainsi que des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute de demande préalable adressée à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, il a ordonné à l'État de proposer à Mme B une place dans une structure d'hébergement adaptée, dans un délai de trois mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2406954(TA38-2406954)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 décembre 2024, a pris acte du désistement pur et simple de M. D, qui contestait un permis de construire délivré par le maire du Bourget-du-Lac. Le requérant s'est désisté de son recours en excès de pouvoir après avoir introduit une requête en annulation contre l'arrêté du 28 mai 2024 et le rejet de son recours gracieux. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans examiner le fond du litige. Aucune condamnation aux dépens n'est prononcée.
N° TA38-2409862(TA38-2409862)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la vérification d’un arrêté d’alignement municipal du 15 octobre 2024. Le juge a estimé que cette demande était manifestement irrecevable, car il n’appartient pas au juge administratif de vérifier un tel acte en l’absence d’un recours en annulation. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA38-2204198(TA38-2204198)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A et M. D formée contre une contrainte de la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement de deux indus d'aide exceptionnelle de fin d'année (2017 et 2018). La requête a été jugée irrecevable car tardive, la contrainte ayant été notifiée le 27 octobre 2021 avec mention des voies et délais de recours, tandis que la requête n'a été enregistrée que le 6 juillet 2022, soit après l'expiration du délai de quinze jours prévu à l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2410120(TA38-2410120)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Tronche. Il a désigné un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation pour examiner un immeuble situé chemin de l'Agnelas. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, évaluer l'existence d'un péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de cinq jours suivant sa nomination.
N° TA38-2409856(TA38-2409856)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, un ressortissant afghan demandeur d'asile, contestant la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de mettre fin à son allocation de demandeur d'asile à compter du 8 novembre 2024. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'OFII, faute pour celui-ci de prouver le rétablissement effectif de l'allocation pour la période litigieuse. Il a annulé la décision implicite de l'OFII au motif que celle-ci avait été prise avant l'expiration du délai de quinze jours imparti à M. C pour présenter ses observations, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408747(TA38-2408747)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné au préfet de l'Isère d’accueillir M. A dans une structure d’hébergement adaptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, suite à la reconnaissance de M. A comme prioritaire par la commission de médiation le 19 juin 2024. Le tribunal a constaté qu’aucune offre d’hébergement n’avait été proposée à l’intéressé, malgré l’obligation légale de l’administration.
N° TA38-2409734(TA38-2409734)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous de prise d'empreintes et un récépissé de titre de séjour. En cours d'instance, la préfecture de l'Isère a justifié avoir convoqué l'intéressé le 2 décembre 2024 pour ses empreintes et lui avoir délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 mars 2025. Le juge a constaté que la demande avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'État a été condamné à verser 900 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2208618(TA38-2208618)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l’intégralité des demandes de M. C. Le requérant contestait plusieurs indus de revenu de solidarité active, prime d’activité et aides exceptionnelles, notifiés par la CAF de la Haute-Savoie pour les années 2020 à 2022. Le tribunal a jugé que les sommes versées par le père de M. C constituaient une libéralité et non un prêt, et devaient donc être incluses dans le calcul de ses ressources. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation des décisions. La solution s’appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.