Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2207960(TA38-2207960)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, s'est déclaré incompétent pour connaître de l'opposition formée par M. C contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. La solution retenue est fondée sur les dispositions transitoires de l'ordonnance du 17 juillet 2019, combinées aux articles L. 142-1 et L. 835-4 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a jugé que, la décision de récupération de l'indu ayant été prise avant le 1er janvier 2020, le litige relève du contentieux général de la sécurité sociale et, par conséquent, de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. La requête de M. C a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA38-2207503(TA38-2207503)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la CAF de l'Isère de lui ouvrir des droits à l'allocation de logement sociale (ALS). Le juge a estimé que M. B ne justifiait pas du paiement effectif de ses loyers, condition essentielle pour bénéficier de l'ALS en vertu des articles L. 831-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Par ailleurs, la demande indemnitaire de 5 000 euros a été jugée irrecevable faute de demande préalable adressée à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Enfin, le tribunal a opposé la prescription biennale aux demandes de rappel d'ALS pour la période antérieure à 2019.
N° TA38-2410170(TA38-2410170)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 suspendant pour six mois le permis de conduire de M. A pour excès de vitesse. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'a pas démontré l'impossibilité d'utiliser les transports en commun pour se rendre à son travail à Genève et a tardé à saisir le tribunal. Surtout, l'intérêt public de la sécurité routière, face à un comportement de conduite particulièrement dangereux (90 km/h au lieu de 50), prime sur les intérêts personnels invoqués. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409698(TA38-2409698)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 24 décembre 2024, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions à fin d’injonction, après que celle-ci a indiqué renoncer à cette demande. La requérante demandait l’exécution d’une précédente ordonnance de référé du 7 novembre 2024 imposant au préfet de l’Isère de lui proposer un hébergement. Le tribunal a également rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande d’aide juridictionnelle provisoire et celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. Cette décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2410200(TA38-2410200)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui contestait l’inertie de la préfecture suite à sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d’urgence particulière exigée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative (référé liberté) n’était pas remplie, l’intéressé n’ayant pas démontré une situation nécessitant une réponse sous 48 heures. Par ailleurs, la demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 a été jugée irrecevable, faute pour le requérant d’avoir joint une requête en annulation distincte.
N° TA38-2409561(TA38-2409561)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 septembre 2024 par laquelle la commission de médiation de l'Isère a refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente la demande d'hébergement de Mme B, mère d'une enfant handicapée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la situation administrative de la requérante, qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2410052(TA38-2410052)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer à Mme C, ressortissante géorgienne, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a constaté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales (liberté d'aller et venir, droit au travail) en raison du non-renouvellement de l'attestation malgré un dossier complet, créant une urgence caractérisée par la suspension de sa formation et l'impossibilité d'effectuer un stage obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2200924(TA38-2200924)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande indemnitaire de M. A, propriétaire d’une maison ancienne, qui imputait à la commune de La Tour des désordres d’humidité et d’infiltrations causés par des travaux publics réalisés en 1993 sur la route départementale n°9. La juridiction a retenu que la créance de M. A était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le point de départ du délai quadriennal étant fixé à l’achèvement des travaux en 1993, date à laquelle le requérant avait pu constater l’enfouissement de son réseau privé. À titre subsidiaire, le tribunal a jugé que le lien de causalité entre les travaux publics et les désordres n’était pas établi, l’humidité étant inhérente à la configuration de l’immeuble ancien, et a écarté la responsabilité pour rupture d’égalité devant les charges publiques.
N° TA38-2201424(TA38-2201424)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, greffière des services judiciaires, contestant le refus de lui attribuer une indemnité forfaitaire annuelle de 1 000 euros réservée aux greffiers principaux promus après le 1er janvier 2019. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d'égalité et des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'administration avait légalement fixé le montant de son indemnité en fonction de son grade et de ses fonctions, sans que la différence de traitement avec les agents promus après 2019 ne soit constitutive d'une rupture d'égalité. La solution retenue s'appuie sur les textes régissant le RIFSEEP, notamment le décret du 20 mai 2014 et l'arrêté du 17 décembre 2018.
N° TA38-2409475(TA38-2409475)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A concernant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas précisé le fondement juridique de son recours (suspension, liberté fondamentale, ou mesures utiles). Cette irrecevabilité a été constatée sur le seul fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction préalable.
N° TA38-2208573(TA38-2208573)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. et Mme C contestant un indu d'allocation de logement familiale de 337 euros pour janvier 2022. Les requérants soutenaient que l'indu ne pouvait être fondé que sur la reprise effective du logement, et non sur la date de résiliation du bail. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article R. 824-14 du code de la construction et de l'habitation, le versement de l'aide peut être maintenu après la résiliation du bail tant que l'occupant s'acquitte d'une indemnité d'occupation et n'a pas quitté les lieux. En l'espèce, la locataire étant toujours occupante en janvier 2022, l'indu n'était pas fondé.
N° TA38-2306160(TA38-2306160)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d’allocation de logement familiale de 4 566 euros. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet née le 15 février 2023 s’était substituée à la notification d’indu du 21 novembre 2022, rendant irrecevables les moyens dirigés contre cette dernière. Les moyens relatifs à l’incompétence et aux irrégularités de procédure ont été écartés comme inopérants, et l’absence de motivation de la décision implicite n’a pas été retenue comme illégale. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation et L. 412-7 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2410104(TA38-2410104)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a reconnu une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile d'une ressortissante congolaise. La préfecture de l'Isère avait fixé un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'asile à près de deux mois, excédant largement le délai légal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a considéré que ce délai excessif, privant la requérante du bénéfice des conditions matérielles d'accueil et la maintenant à la rue, constituait une urgence justifiant une mesure de sauvegarde. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous sous trois jours ouvrés, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA38-2103279(TA38-2103279)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par quinze foyers de riverains d’une gare de triage, demandant la condamnation de SNCF Réseau à les indemniser pour des préjudices résultant de nuisances sonores, de pollutions et de risques pour la sécurité, liés à des travaux publics. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute de l’établissement public pour dommages permanents de travaux publics, ainsi que la mauvaise exécution des travaux. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, considérant que les dommages allégués ne présentaient pas un caractère anormal et spécial, et que l’ouvrage public ferroviaire était antérieur à la construction des habitations, ce qui excluait toute indemnisation. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
N° TA38-2409571(TA38-2409571)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande de la Préfète de l'Isère, a ordonné l'expulsion de M. B, un ressortissant afghan ayant obtenu le statut de réfugié, du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupait sans titre depuis le 28 juin 2023. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que M. B commettait des manquements graves au règlement intérieur (refus d'orientation, hébergement de tiers, non-paiement de la participation financière), rendant applicable la procédure d'expulsion malgré son statut de réfugié. La mesure a été jugée urgente et utile car le maintien dans les lieux faisait obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement.
N° TA38-2409735(TA38-2409735)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, épouse A, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a considéré que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, dès lors que la requérante pouvait déposer sa demande de renouvellement de carte de résident par le téléservice de l’ANEF, conformément à l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409750(TA38-2409750)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, directrice générale de la CCI de Grenoble, qui demandait la suspension de la décision du 21 novembre 2024 lui refusant le bénéfice de la protection fonctionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, dès lors qu'elle était en congé de maladie et percevait l'intégralité de son traitement. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux de sa demande, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande de Mme B a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2409519(TA38-2409519)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A C qui demandait l'annulation d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande, présentée comme urgente, ne précisait pas son fondement juridique et tendait à l'annulation d'une décision, ce qui ne relève pas des attributions provisoires du juge des référés. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA38-2410117(TA38-2410117)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé liberté, a pris acte du désistement des conclusions principales de Mme C, ressortissante marocaine, qui demandait une injonction sous astreinte pour obtenir le réexamen de sa demande de titre de séjour, après l’annulation du refus tacite par un jugement du 24 mars 2023. La requérante a maintenu sa demande de frais irrépétibles en raison du délai déraisonnable de la préfecture depuis 2019. Le juge a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur le fond de la liberté fondamentale invoquée.
N° TA38-2203878(TA38-2203878)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant le refus partiel de remise gracieuse d’indu de prime d’activité (881 €) et d’aide personnelle au logement (1 104,06 €). La requérante invoquait la régularité de ses déclarations et sa situation financière difficile, mais n’a produit aucun élément probant sur ses revenus ou charges pour établir sa précarité. Le juge a rappelé qu’une remise gracieuse ne vise qu’à réduire la dette en fonction des ressources, et non à contester le bien-fondé de l’indu. La décision s’appuie sur les articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.