Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409562(TA38-2409562)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à une ressortissante algérienne pour le dépôt de sa demande de renouvellement de certificat de résidence "vie privée et familiale". La requérante justifiait de l'urgence par ses tentatives infructueuses d'obtenir un rendez-vous depuis plusieurs mois. Le juge a ordonné la fixation d'un rendez-vous sous sept jours, dans un délai maximal d'un mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. Cette décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2409592(TA38-2409592)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant marocain, afin d’obtenir une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 15 mars 2025. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans se prononcer sur le fond. Cette décision est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2409262(TA38-2409262)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 4 septembre 2024 par laquelle la préfète de l'Isère a implicitement refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La juridiction a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans l'attente. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405368(TA38-2405368)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B D. Celui-ci contestait la décision de la commission de médiation de l'Isère du 16 mai 2024 refusant de le reconnaître comme prioritaire pour un hébergement d'urgence. Le tribunal a jugé que la commission avait suffisamment motivé sa décision et que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207745(TA38-2207745)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E et Mme A. Les parents demandaient l'annulation des décisions de la commission de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruire leurs deux filles en famille pour l'année 2022-2023. Le tribunal a jugé que les motifs invoqués par les requérants, notamment la nécessité d'une équité entre les enfants et les mauvaises conditions matérielles alléguées à l'école publique, ne constituaient pas une "situation propre à l'enfant" justifiant une dérogation au principe de scolarisation, conformément aux articles L. 131-2 et L. 131-5 du code de l'éducation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203878(TA38-2203878)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant le refus partiel de remise gracieuse d’indu de prime d’activité (881 €) et d’aide personnelle au logement (1 104,06 €). La requérante invoquait la régularité de ses déclarations et sa situation financière difficile, mais n’a produit aucun élément probant sur ses revenus ou charges pour établir sa précarité. Le juge a rappelé qu’une remise gracieuse ne vise qu’à réduire la dette en fonction des ressources, et non à contester le bien-fondé de l’indu. La décision s’appuie sur les articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203869(TA38-2203869)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme C pour contester une décision de la CAF de l'Isère du 26 août 2022 lui notifiant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 163,48 euros, une réduction de sa prime d'activité et la suppression de son allocation de soutien familial (ASF). Le tribunal a décliné sa compétence pour le litige relatif à l'ASF, estimant qu'il relève du contentieux général de la sécurité sociale et donc de l'ordre judiciaire, et a transmis cette partie du dossier au Pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble. Pour les conclusions relatives à l'APL et à la prime d'activité, le tribunal les a jugées irrecevables car non précédées du recours préalable obligatoire prévu par les articles L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. La requête de Mme C a ainsi été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407823(TA38-2407823)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de Mme A, ressortissante albanaise bénéficiaire de la protection subsidiaire. La condition d'urgence a été reconnue en raison du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, la requérante ayant déposé sa demande de renouvellement après le délai légal, mais sans avoir pu utiliser le téléservice obligatoire prévu par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2203191(TA38-2203191)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 505,12 euros pour la période de mars 2020 à février 2021. Le juge a estimé que l'administration avait suffisamment établi l'existence d'une vie de couple stable et continue non déclarée, justifiant le réexamen des droits et l'indu. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des droits de la défense, l'absence de motivation et l'usage d'un traitement algorithmique, ont été écartés. La demande de remise de dette pour précarité a également été rejetée. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 et suivants du code de l'action sociale et des familles.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200750(TA38-2200750)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par le département de la Drôme pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 224,47 euros. Le tribunal a jugé que Mme B ne pouvait pas contester le bien-fondé de l’indu, faute d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles. En tout état de cause, elle n’a pas apporté de justificatifs démontrant que les sommes perçues correspondaient à un remboursement de prêt immobilier et non à des ressources imposables. La requête a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2409441(TA38-2409441)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le maire de Pierrelatte avait prononcé la révocation de M. C, adjoint technique. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la privation de ressources financières pour l'intéressé. Le juge a estimé que le moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction, au regard notamment de l'avis du conseil de discipline favorable à une exclusion temporaire d'un mois, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au maire de procéder à la réintégration provisoire de l'agent sous astreinte et a condamné la commune à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2408575(TA38-2408575)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la requête de Mme B. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 19 juin 2024 pour un hébergement, n'avait reçu aucune offre adaptée. Le tribunal ordonne donc au préfet de l'Isère de lui proposer un hébergement adapté sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et met à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410105(TA38-2410105)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce ressortissant guinéen demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une carte de résident de 10 ans, faute d'avoir pu obtenir un rendez-vous en préfecture depuis novembre 2024 pour déposer sa demande, son titre de séjour actuel expirant le 15 février 2025. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise pour ce type de référé-liberté n'est pas remplie, les difficultés rencontrées par le requérant remontant à plusieurs mois et ne justifiant pas une intervention dans un délai de 48 heures.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410102(TA38-2410102)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de deux délibérations du conseil municipal de Lumbin et de certaines pratiques illégales alléguées. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses arguments portant sur la légalité des actes et non sur une situation d'urgence concrète. En conséquence, la demande a été rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406086(TA38-2406086)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D et Mme E A, qui contestaient le refus de la rectrice de l’académie de Grenoble d’autoriser l’instruction en famille de leur fille pour l’année 2024-2025. Les requérants invoquaient une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, mais le tribunal a estimé que l’administration avait correctement apprécié l’intérêt supérieur de l’enfant en comparant les avantages et inconvénients des deux modes d’instruction. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative, fondée sur le code de l’éducation et la jurisprudence constitutionnelle (décision n° 2021-823 DC).

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2410088(TA38-2410088)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Méru (Oise), le tribunal a estimé, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, que le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif d’Amiens. Par ordonnance du 23 décembre 2024, le dossier a été transmis à cette juridiction.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2410047(TA38-2410047)

Le tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Cachan (Val-de-Marne), il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police. En conséquence, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Melun par ordonnance du 23 décembre 2024.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2409974(TA38-2409974)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que l’intéressé a été placé en rétention administrative au centre de rétention administrative de Lyon, situé dans le ressort du Tribunal Administratif de Lyon. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lyon.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406409(TA38-2406409)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 6 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier suivre un enseignement en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2408857(TA38-2408857)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'accueillir M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 26 septembre 2024, dans une structure d'hébergement adaptée. Constatant l'absence d'offre malgré la décision de la commission et l'urgence persistante, le juge a enjoint au préfet de proposer un hébergement sous astreinte de 80 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO) et à l'hébergement d'urgence.

Résumé IA