Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406393(TA38-2406393)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (4ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406637(TA38-2406637)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête contenait des conclusions et des moyens suffisamment explicites. Sur le fond, il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte durée de séjour (trois ans) et de ses attaches familiales au Maroc. Enfin, le tribunal a constaté que le métier de second de cuisine invoqué par M. D ne figurait pas sur la liste des métiers en tension, rendant inapplicable l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407823(TA38-2407823)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de Mme A, ressortissante albanaise bénéficiaire de la protection subsidiaire. La condition d'urgence a été reconnue en raison du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, la requérante ayant déposé sa demande de renouvellement après le délai légal, mais sans avoir pu utiliser le téléservice obligatoire prévu par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406402(TA38-2406402)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 1er août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le droit d'être entendu avait été respecté lors de l'audition par les services de police et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de justifier d'une insertion professionnelle ou de liens familiaux stables en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402587(TA38-2402587)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Engie PV Les Lilas, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 février 2024 par lequel le préfet de la Drôme avait refusé son permis de construire une centrale photovoltaïque flottante à Châteauneuf-sur-Isère. Le tribunal a estimé que le projet, situé principalement en zone Ns du plan local d'urbanisme (PLU), n'était pas conforme au règlement de cette zone, car il ne constituait ni un ouvrage hydro-électrique ni une installation nécessaire à la gestion des réseaux existants. En revanche, le projet était jugé compatible avec les règles de la zone A, où seule l'installation photovoltaïque au sol est interdite. La solution retenue repose sur l'application des dispositions du code de l'urbanisme et du PLU local.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409988(TA38-2409988)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requête est rejetée car Mme A n'a pas justifié, par des pièces, avoir effectué des démarches en ligne suffisantes pour obtenir un rendez-vous, condition nécessaire pour caractériser un dysfonctionnement imputable à l'administration. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation de l'administration de recevoir les étrangers dans un délai raisonnable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2409952(TA38-2409952)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Saint-Fons (Rhône), le juge a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence de l’intéressé. Par ordonnance du 23 décembre 2024, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour connaître du litige.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409862(TA38-2409862)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la vérification d’un arrêté d’alignement municipal du 15 octobre 2024. Le juge a estimé que cette demande était manifestement irrecevable, car il n’appartient pas au juge administratif de vérifier un tel acte en l’absence d’un recours en annulation. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2408747(TA38-2408747)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné au préfet de l'Isère d’accueillir M. A dans une structure d’hébergement adaptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, suite à la reconnaissance de M. A comme prioritaire par la commission de médiation le 19 juin 2024. Le tribunal a constaté qu’aucune offre d’hébergement n’avait été proposée à l’intéressé, malgré l’obligation légale de l’administration.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2406954(TA38-2406954)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 décembre 2024, a pris acte du désistement pur et simple de M. D, qui contestait un permis de construire délivré par le maire du Bourget-du-Lac. Le requérant s'est désisté de son recours en excès de pouvoir après avoir introduit une requête en annulation contre l'arrêté du 28 mai 2024 et le rejet de son recours gracieux. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans examiner le fond du litige. Aucune condamnation aux dépens n'est prononcée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203555(TA38-2203555)

Opposition à contrainte. Tribunal administratif de Grenoble. Rejet de la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active de 1 310,52 euros. Le tribunal constate que le bien-fondé de l'indu a déjà été confirmé par un jugement du 11 décembre 2023 et que la dette a été soldée, rendant les conclusions sans objet. Application du code de l'action sociale et des familles.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2410120(TA38-2410120)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Tronche. Il a désigné un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation pour examiner un immeuble situé chemin de l'Agnelas. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, évaluer l'existence d'un péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de cinq jours suivant sa nomination.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409856(TA38-2409856)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, un ressortissant afghan demandeur d'asile, contestant la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de mettre fin à son allocation de demandeur d'asile à compter du 8 novembre 2024. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'OFII, faute pour celui-ci de prouver le rétablissement effectif de l'allocation pour la période litigieuse. Il a annulé la décision implicite de l'OFII au motif que celle-ci avait été prise avant l'expiration du délai de quinze jours imparti à M. C pour présenter ses observations, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204078(TA38-2204078)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme E qui demandait l’annulation du refus du département de l’Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement pour son enfant mineur. Le tribunal a rappelé qu’il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d’apprécier si le handicap justifie la délivrance de la carte au regard des critères fixés par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. En l’espèce, la requérante n’a pas démontré que son enfant présentait une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou nécessité d’une aide humaine ou technique systématique). Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la demande, sans qu’il soit besoin d’examiner les vices de procédure allégués.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204198(TA38-2204198)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A et M. D formée contre une contrainte de la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement de deux indus d'aide exceptionnelle de fin d'année (2017 et 2018). La requête a été jugée irrecevable car tardive, la contrainte ayant été notifiée le 27 octobre 2021 avec mention des voies et délais de recours, tandis que la requête n'a été enregistrée que le 6 juillet 2022, soit après l'expiration du délai de quinze jours prévu à l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409734(TA38-2409734)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous de prise d'empreintes et un récépissé de titre de séjour. En cours d'instance, la préfecture de l'Isère a justifié avoir convoqué l'intéressé le 2 décembre 2024 pour ses empreintes et lui avoir délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 mars 2025. Le juge a constaté que la demande avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'État a été condamné à verser 900 euros à M. B au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2205602(TA38-2205602)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. G contestant une amende administrative de 3 500 euros infligée par le département de la Drôme pour fraude au revenu de solidarité active (RSA). Le requérant avait dissimulé sa vie maritale et des séjours hors du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et de vice de procédure, estimant que l'avis de l'équipe pluridisciplinaire n'était pas liant. La décision est fondée sur les articles L. 262-52 et L. 262-39 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2409431(TA38-2409431)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-tunisien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, ainsi qu'un document provisoire autorisant le travail dans un délai de cinq jours. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2205831(TA38-2205831)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C contestant un titre exécutoire émis par le département de la Drôme pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 338,99 euros. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département, jugeant que le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles avait été valablement exercé par Mme C via un courriel adressé à la caisse d’allocations familiales, lequel devait être transmis au président du conseil départemental. Sur le fond, le tribunal a examiné le bien-fondé de l’indu et a conclu au rejet de la requête, sans que le résumé ne précise le motif exact de ce rejet. La solution retenue est donc le rejet de la demande de Mme C.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2205944(TA38-2205944)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision d'ajournement de Mme C B en troisième année de licence de psychologie pour l'année 2021-2022, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La requérante contestait la modification des modalités d'examen, notamment l'annulation d'une épreuve optionnelle lors de la session de "seconde chance", invoquant une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé que cette modification, fondée sur l'article 6.3 du règlement des études, n'avait pas été soumise au vote ou à la présentation requise en commission, violant ainsi le principe d'égalité des usagers du service public. En conséquence, la décision a été annulée, mais la demande d'injonction visant à obtenir les points manquants a été rejetée.

Résumé IA