Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404716(TA38-2404716)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Isère. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches conservées en Turquie. Il a également estimé que la décision n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation et que l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale par voie de conséquence. La demande d'injonction et celle au titre des frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404789(TA38-2404789)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a été saisi par Mme D et M. E, ressortissants arméniens, de demandes d'annulation des décisions implicites de rejet de leurs demandes d'admission au séjour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a décidé de transmettre au Conseil d'État, sur le fondement de l'article L. 113-1 du code de justice administrative, une question de droit nouvelle et sérieuse portant sur l'effet de la poursuite de l'instruction au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a sursis à statuer sur les requêtes dans l'attente de l'avis du Conseil d'État.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404219(TA38-2404219)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. E d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré à M. E une carte de séjour de dix ans, ce qui a fait disparaître l’objet du litige. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à M. E au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205803(TA38-2205803)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Sainte Colette et autres demandant l'annulation de l'arrêté du 28 avril 2022 par lequel le maire de Vaujany ne s'est pas opposé à une déclaration préalable de division d'un terrain en deux lots. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant notamment que le projet ne nécessitait pas un permis d'aménager au sens de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme et que le dossier de déclaration préalable était complet. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier les articles R. 421-19 et R. 111-2.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409138(TA38-2409138)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de regroupement familial opposée par le préfet de l'Isère à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car la décision ne modifiait pas la situation administrative de l'intéressé, titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Les éléments médicaux et personnels fournis n'ont pas été jugés suffisants pour établir une urgence justifiant une suspension. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2409817(TA38-2409817)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A. Cette solution a été retenue car, postérieurement à l'introduction du recours, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, et le conseil de M. A a accepté ce non-lieu. Le tribunal a également admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice, en application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103719(TA38-2103719)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du maire de Grignan d'abroger partiellement le plan local d'urbanisme (PLU) et la délibération du 6 mai 2019 approuvant sa révision. Les conclusions dirigées contre la délibération de 2019 ont été jugées irrecevables pour tardiveté, le délai de recours contentieux ayant couru à compter de l'affichage en mairie le 7 mai 2019 et de la publication dans la presse, sans que la requête, enregistrée le 8 juin 2021, ne soit présentée dans ce délai. Le tribunal a également rejeté les conclusions contre le refus d'abrogation, estimant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance du rapport de présentation, l'atteinte au principe de non-régression (article L. 110-1 du code de l'environnement) et le détournement de pouvoir, n'étaient pas fondés. La demande d'injonction et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2409623(TA38-2409623)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français notifiée le 5 décembre 2024. Par un mémoire du 13 décembre 2024, le requérant a informé le tribunal de son intention de se désister de son recours pour excès de pouvoir. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 décembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2100077(TA38-2100077)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. A et M. B contestant deux mises en demeure du maire de Rochegude de régulariser des travaux (extension de piscine et autres aménagements). Les requérants invoquaient notamment la prescription, un vice de procédure, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables pour tardiveté, considérant que le recours hiérarchique auprès du préfet, incompétent en la matière, n'avait pu proroger le délai de recours contentieux. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106888(TA38-2106888)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat de copropriété Les Chalets Jorasse et autres demandant l'annulation du permis de construire modificatif délivré le 19 avril 2021 par le maire de Hauteluce. Le tribunal a jugé que les requérants ne démontraient pas que la construction était achevée à la date de délivrance du permis, ce qui aurait empêché la délivrance d'un permis modificatif. Il a également considéré que les modifications apportées (accessibilité, aménagements extérieurs, faîtage et façades) ne remettaient pas en cause la conception générale du projet initial, conformément à la jurisprudence applicable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 600-1 et R. 600-4 relatifs à la recevabilité des recours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409781(TA38-2409781)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la commune de la Côte Saint André, qui avait transmis un arrêté de mise en sécurité pour information. La requête ne tendait pas à l’annulation d’une décision administrative, ce qui la rendait manifestement irrecevable. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ce dernier imposant un recours contre une décision dans un délai de deux mois.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409795(TA38-2409795)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui demandait des précisions sur l’état d’avancement de sa demande de carte de séjour. Le juge a rappelé qu’il n’entre pas dans ses attributions de fournir de telles informations, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2409282(TA38-2409282)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A épouse B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. La requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. L'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405499(TA38-2405499)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur un examen individuel de la situation. Elle a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales au Maroc et de son absence d'intégration professionnelle en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sur la base des articles L. 612-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409989(TA38-2409989)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, ressortissante arménienne, afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment son droit au travail, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous après l'expiration de son titre. Le tribunal a fait droit à sa demande en lui accordant l'aide juridictionnelle provisoire et en ordonnant à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler si son dossier est complet. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2300340(TA38-2300340)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C D contestant le refus de permis de construire pour un bâtiment à usage d'activité sur la commune de Nangy. Le maire avait motivé son refus par l'impact du projet sur un emplacement réservé (n°3) pour l'aménagement d'un carrefour, prévu au plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que cet emplacement réservé était opposable, car sa mention dans la liste figurant sur le document graphique du PLU faisait partie intégrante du règlement écrit, conformément aux articles L. 151-41 et R. 151-34 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le requérant n'établissait pas que les installations d'intérêt général motivant la réserve avaient été réalisées à la date de la demande, de sorte que le refus était légal.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2401624(TA38-2401624)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme B contestant le refus partiel de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de leur verser une subvention de 1 200 euros au titre de la prime de transition énergétique. Les requérants soutenaient que les travaux réalisés étaient identiques à ceux prévus initialement et que la décision était insuffisamment motivée. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de l'ANAH, considérant que la requête visait la décision implicite née du recours préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'ANAH avait commis une erreur de droit en considérant que les travaux facturés (installation d'un chauffe-eau thermodynamique en package avec un chauffe-eau solaire) n'étaient pas éligibles, alors que ces équipements répondent aux critères techniques de l'arrêté du 17 novembre 2020. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint à l'ANAH de verser la somme de 1 200 euros aux requérants, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203864(TA38-2203864)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal considère que la délibération expresse du 21 juillet 2022 s'est substituée à la décision implicite initiale et qu'elle est suffisamment motivée. Sur le fond, il estime que le motif de refus, fondé sur le 4° bis de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, est légal : M. A ne justifiait pas être titulaire d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans à la date de sa demande. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2308245(TA38-2308245)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D et F qui demandaient l'annulation d'un permis de construire et de son modificatif, délivrés par le maire de Scionzier à la société Immotech pour la construction de quatre maisons. Les requérants invoquaient notamment une fraude, des insuffisances du dossier de demande (absence de mention des plantations supprimées et d'attestation de performance énergétique), et la méconnaissance des articles UB3, UB6, UB7 du PLU ainsi que de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que les vices allégués n'étaient pas fondés ou avaient été régularisés par le permis modificatif, et que les omissions dans le dossier n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des textes spécifiques au-delà des constats de régularité.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2402588(TA38-2402588)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui accorder la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’Anah a réexaminé favorablement la demande et octroyé la prime par une décision du 13 novembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’Anah, partie perdante, à verser 1 500 euros à M. C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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