Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2206177(TA38-2206177)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du 27 septembre 2022 prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a écarté l'exception de désistement soulevée par le ministre de la justice, le requérant ayant confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti. Sur le fond, il a jugé que la décision attaquée était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et que les moyens tirés de l'absence de saisine du médecin et de rapport motivé du directeur interrégional, fondés sur les articles R. 213-21 et R. 213-25 du code pénitentiaire, n'étaient pas établis. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2205692(TA38-2205692)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Valence, qui contestait la décision du 6 juillet 2022 ordonnant le retrait définitif de son ordinateur. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, estimant que M. B avait été mis à même de présenter ses observations avant la décision. Il a également jugé que le retrait définitif n'était pas disproportionné, compte tenu des traces de connexion internet et d'utilisation de logiciel d'entrave au contrôle, faits non contestés. La décision s'appuie sur le code pénitentiaire et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2205017(TA38-2205017)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du 28 juin 2022 par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire d'Aiton avait refusé de délivrer un permis de visite à la compagne de M. B, détenu. L'annulation est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, la décision ne comportant pas le nom et le prénom de son auteur. En conséquence, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B au titre des frais de justice. La demande d'injonction a été rejetée, M. B n'étant plus incarcéré dans cet établissement à la date du jugement.
N° TA38-2204513(TA38-2204513)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du 4 juillet 2022 du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant la délivrance d'une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a estimé que le CNAPS avait fait une exacte application de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en considérant que les condamnations et mises en cause de M. B, notamment pour des faits de conduite en état alcoolique en récidive et de violences, étaient incompatibles avec l'exercice de fonctions d'agent de sécurité. Malgré l'ancienneté de certains faits, leur nature et leur réitération traduisaient un comportement contraire à l'honneur, à la probité et à la sécurité des personnes. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2200290(TA38-2200290)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SARL Progres'son contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2014-2017. La société contestait notamment le rejet d'un passif inscrit au compte courant de son gérant et des rappels de TVA assortis de pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SARL Progres'son, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, du livre des procédures fiscales et du code civil, confirmant la position de l'administration fiscale.
N° TA38-2409179(TA38-2409179)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire de La Motte Servolex du 16 septembre 2024 s’opposant à l’installation d’une station de radiotéléphonie. La société requérante n’a pas justifié de l’urgence, condition nécessaire à la suspension, faute de démontrer un préjudice grave et immédiat, les éléments produits sur la couverture réseau étant insuffisants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens de légalité.
N° TA38-2405127(TA38-2405127)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions en annulation et injonction, après que la requérante a indiqué ne plus les maintenir. La requête initiale visait à contester le refus oral du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a rejeté les conclusions de Mme B tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2106054(TA38-2106054)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 27 août 2021 par lequel le maire de Bourgoin-Jallieu avait exercé le droit de préemption urbain sur une parcelle. Le tribunal a jugé que la délibération instituant ce droit de préemption était exécutoire, que le maire disposait d'une délégation régulière du conseil municipal pour agir, et que la décision de préemption était suffisamment motivée au regard de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. Les moyens soulevés par M. A, tirés de l'absence de base légale, de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation, ont donc été écartés.
N° TA38-2202362(TA38-2202362)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B épouse C contestant le refus du préfet de la Drôme d’admettre son époux au regroupement familial. Le préfet a délivré un titre de séjour à l’époux, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la requête étant devenue sans objet. La demande de frais de justice a été rejetée. La décision s’appuie sur l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2204981(TA38-2204981)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la délibération du 30 juin 2022 du conseil municipal de Bourg-Saint-Maurice fixant des tarifs réduits pour les remontées mécaniques destinés à la clientèle locale. La juridiction a jugé que la notion d'"employés de la station et travailleurs indépendants" était insuffisamment précise, créant un risque d'application aléatoire. Surtout, elle a estimé que la différenciation tarifaire fondée sur la résidence ou le lieu d'emploi méconnaissait le principe d'égalité entre les usagers d'un service public industriel et commercial, aucune différence objective de situation ou motif d'intérêt général ne la justifiant. La décision s'appuie notamment sur les principes généraux du droit administratif et les codes des transports et du tourisme.
N° TA38-2407105(TA38-2407105)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 30 août 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux intenses en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'injonction et les frais de justice, sur le fondement des textes précités et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407117(TA38-2407117)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 14 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, malgré la présence de sa famille en France, en raison de son maintien irrégulier et de l'absence d'obstacle à la reconstitution de la cellule familiale au Kosovo. L'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale, car fondée sur un refus de séjour valide et motivée par référence à ce dernier, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision fixant le pays de renvoi a également été validée, et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2407121(TA38-2407121)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raison de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA38-2409621(TA38-2409621)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite du préfet refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante ayant maintenu ses conclusions au titre des frais de justice, l’État, partie perdante, a été condamné à lui verser une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409613(TA38-2409613)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 novembre 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle à M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La décision se fonde sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui permet de refuser l'exercice d'activités privées de sécurité en cas de comportement contraire à l'honneur ou à la sécurité des personnes, au vu des faits de violence reprochés au requérant.
N° TA38-2409307(TA38-2409307)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B, agent contractuel du CROUS Grenoble Alpes, qui contestait l’obligation de se soumettre à un examen médical par un médecin agréé, y compris psychiatre, avant de reprendre son service. Le juge a estimé que le moyen invoqué n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, dès lors que l’article 17 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 permet d’évaluer l’aptitude à la reprise pour toute raison de santé, sans exclure les pathologies psychiques. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2201057(TA38-2201057)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait le refus du maire de Theys de lui délivrer un certificat d'urbanisme opérationnel pour un projet de construction de deux logements. La requérante s'est désistée de l'instance avant que le tribunal ne statue sur le fond, notamment sur les moyens tirés de la violation des articles L. 122-5 et L. 122-10 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2201041(TA38-2201041)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 21 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Volvent a décidé de mettre en vente un ancien temple. Le requérant soutenait notamment que la commune n’était plus propriétaire du bien en raison d’un échange antérieur et que la délibération litigieuse retirait illégalement des actes créateurs de droits. Le tribunal a jugé que les délibérations de 1991 et 2001, portant sur un échange de parcelles, constituaient des actes créateurs de droits dès lors que l’accord sur la chose et le prix était parfait au sens de l’article 1583 du code civil. En conséquence, la délibération du 3 février 2008, qui annulait cet échange, était illégale, et la commune ne pouvait valablement disposer du bien. La délibération attaquée du 21 décembre 2021 a donc été annulée.
N° TA38-2101980(TA38-2101980)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. A, gérant de la SAS AM Nettoyages 74, visant à obtenir des subventions du fonds de solidarité pour les mois de novembre 2020 à février 2021. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation de la décision du 11 janvier 2021 rejetant la demande pour novembre 2020, en raison de sa tardiveté. Pour les autres mois, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait correctement appliqué les critères d'éligibilité prévus par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA38-2108534(TA38-2108534)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire une maison individuelle sur les parcelles E n° 900 et 534 aux Deux Alpes. La juridiction a relevé que la construction antérieure, édifiée sur la base d'un permis de 2003, présentait des non-conformités (absence de chemin d'accès secondaire et d'aire de retournement). En application des principes généraux du droit de l'urbanisme, le tribunal a estimé que Mme B aurait dû déposer une demande de permis portant sur l'ensemble du bâtiment pour régulariser ces irrégularités, et non une demande isolée pour la nouvelle maison. Dès lors, le maire était en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation, rendant inopérants les moyens soulevés par la requérante.