Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409547(TA38-2409547)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte à M. A du désistement de ses conclusions tendant à l’assortissement d’une astreinte d’une précédente ordonnance, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Le juge a rejeté sa demande de frais irrépétibles, faute d’élément établissant l’exécution de l’ordonnance initiale par la préfète de l’Isère. Il a toutefois admis provisoirement le requérant à l’aide juridictionnelle, en application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2410051(TA38-2410051)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur rejetant un recours préalable relatif à une demande d’acquisition de la nationalité française, s’est déclaré incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-18 du code de justice administrative, il a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour connaître des décisions ministérielles prises sur le fondement de l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404789(TA38-2404789)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a été saisi par Mme D et M. E, ressortissants arméniens, de demandes d'annulation des décisions implicites de rejet de leurs demandes d'admission au séjour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a décidé de transmettre au Conseil d'État, sur le fondement de l'article L. 113-1 du code de justice administrative, une question de droit nouvelle et sérieuse portant sur l'effet de la poursuite de l'instruction au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a sursis à statuer sur les requêtes dans l'attente de l'avis du Conseil d'État.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203864(TA38-2203864)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal considère que la délibération expresse du 21 juillet 2022 s'est substituée à la décision implicite initiale et qu'elle est suffisamment motivée. Sur le fond, il estime que le motif de refus, fondé sur le 4° bis de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, est légal : M. A ne justifiait pas être titulaire d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans à la date de sa demande. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404716(TA38-2404716)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Isère. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches conservées en Turquie. Il a également estimé que la décision n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation et que l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale par voie de conséquence. La demande d'injonction et celle au titre des frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405499(TA38-2405499)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur un examen individuel de la situation. Elle a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales au Maroc et de son absence d'intégration professionnelle en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sur la base des articles L. 612-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2302927(TA38-2302927)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du maire de Nangy refusant un permis d'aménager à la SAS Mongelluzzo. Le refus était fondé sur une largeur de voie insuffisante (4,59 m au lieu de 5 m) et un risque pour la sécurité, motifs jugés erronés en fait. Le tribunal constate que la largeur de 5 m est respectée grâce à une servitude de passage et que l'accès projeté ne constitue ni un nouvel accès ni une modification substantielle des conditions de circulation. La décision s'appuie sur l'article UC3 du plan local d'urbanisme de Nangy.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2100077(TA38-2100077)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. A et M. B contestant deux mises en demeure du maire de Rochegude de régulariser des travaux (extension de piscine et autres aménagements). Les requérants invoquaient notamment la prescription, un vice de procédure, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables pour tardiveté, considérant que le recours hiérarchique auprès du préfet, incompétent en la matière, n'avait pu proroger le délai de recours contentieux. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2207738(TA38-2207738)

Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de M. B, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour une formation d'agent privé de sécurité. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 20 décembre 2024, le magistrat désigné a donc donné acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2409282(TA38-2409282)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A épouse B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. La requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. L'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410026(TA38-2410026)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous pour le renouvellement du titre de séjour de M. et Mme A, ressortissants algériens. Le juge constate que l'absence de créneaux de rendez-vous suffisants, ayant conduit à l'expiration de leur titre et à la suspension de leurs contrats de travail, constitue une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales d'aller et venir et de travailler. En conséquence, il enjoint à la préfète de leur accorder un rendez-vous sous huit jours et de leur délivrer un récépissé les autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103719(TA38-2103719)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du maire de Grignan d'abroger partiellement le plan local d'urbanisme (PLU) et la délibération du 6 mai 2019 approuvant sa révision. Les conclusions dirigées contre la délibération de 2019 ont été jugées irrecevables pour tardiveté, le délai de recours contentieux ayant couru à compter de l'affichage en mairie le 7 mai 2019 et de la publication dans la presse, sans que la requête, enregistrée le 8 juin 2021, ne soit présentée dans ce délai. Le tribunal a également rejeté les conclusions contre le refus d'abrogation, estimant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance du rapport de présentation, l'atteinte au principe de non-régression (article L. 110-1 du code de l'environnement) et le détournement de pouvoir, n'étaient pas fondés. La demande d'injonction et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410021(TA38-2410021)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, une telle attestation lui ayant déjà été remise, valable jusqu'au 18 mars 2025. Les conclusions subsidiaires présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 ont été jugées irrecevables pour non-respect des règles de procédure.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410035(TA38-2410035)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant chinois titulaire d’un titre de séjour étudiant expirant le 23 décembre 2024, qui n’obtenait pas de rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de changement de statut vers la mention « salarié », malgré un contrat de travail en CDI. Le juge a constaté une carence de la préfète de l’Isère, non contredite, créant une atteinte grave et manifestement illégale au droit de travailler et à la liberté d’aller et venir, et a caractérisé l’urgence au vu de la perte imminente du droit au travail et des ressources. En application des articles L. 421-1, R. 431-12 et R. 431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il a enjoint à la préfète de convoquer M. A sous huit jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404219(TA38-2404219)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. E d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré à M. E une carte de séjour de dix ans, ce qui a fait disparaître l’objet du litige. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à M. E au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2407641(TA38-2407641)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement de la SARL Progeval concernant sa demande de restitution d’un crédit de TVA de 18 336 euros, suite au dégrèvement total prononcé par l’administration en cours d’instance. La juridiction a rejeté la requête principale mais a condamné l’État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2401624(TA38-2401624)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme B contestant le refus partiel de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de leur verser une subvention de 1 200 euros au titre de la prime de transition énergétique. Les requérants soutenaient que les travaux réalisés étaient identiques à ceux prévus initialement et que la décision était insuffisamment motivée. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de l'ANAH, considérant que la requête visait la décision implicite née du recours préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'ANAH avait commis une erreur de droit en considérant que les travaux facturés (installation d'un chauffe-eau thermodynamique en package avec un chauffe-eau solaire) n'étaient pas éligibles, alors que ces équipements répondent aux critères techniques de l'arrêté du 17 novembre 2020. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint à l'ANAH de verser la somme de 1 200 euros aux requérants, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409520(TA38-2409520)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante afghane, afin d'obtenir la modification des mesures ordonnées le 9 août 2024. La requérante soutenait que la préfète de l'Isère n'avait que partiellement exécuté l'injonction de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé, ce document ayant expiré sans être renouvelé. Le juge a constaté que cette exécution partielle constituait un élément nouveau justifiant la modification des mesures. Il a donc enjoint à la préfète de délivrer à Mme A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois, le tout sur le fondement des articles L. 521-4 du code de justice administrative et L. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409138(TA38-2409138)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de regroupement familial opposée par le préfet de l'Isère à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car la décision ne modifiait pas la situation administrative de l'intéressé, titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Les éléments médicaux et personnels fournis n'ont pas été jugés suffisants pour établir une urgence justifiant une suspension. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2402588(TA38-2402588)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui accorder la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’Anah a réexaminé favorablement la demande et octroyé la prime par une décision du 13 novembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’Anah, partie perdante, à verser 1 500 euros à M. C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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