Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2303546(TA38-2303546)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes (n°2303546 et n°2303547) visant l'annulation d'un arrêté du maire de Loisin du 1er décembre 2022, accordant un permis de construire quatre maisons à M. B. Les requérants, voisins immédiats, ont été reconnus comme ayant un intérêt à agir. Le tribunal a soulevé d'office le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la commune n'ayant pas produit les justificatifs de délégation de fonction malgré une demande. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation de ce vice, fixant un délai de trois mois à compter de la notification du jugement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2304033(TA38-2304033)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F, M. et Mme C et Mme H, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 13 février 2023 par lequel le maire de Peillonnex avait accordé à la SNC Alpes un permis de construire 14 logements valant permis de démolir. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des articles U3.1 et U2.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs aux accès et à l'implantation des constructions, ainsi que l'insuffisance d'alimentation en eau potable au regard de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que les voies d'accès étaient adaptées à la desserte du projet et que les autres moyens n'étaient pas fondés, rejetant ainsi l'intégralité des conclusions des requérants.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303729(TA38-2303729)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Le Flo d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Megève du 13 décembre 2022 accordant un permis de construire trois bâtiments d’habitation à la SCI El Invest. La requérante invoquait notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) patrimoniale, du plan local d’urbanisme (PLU) et des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité d’un moyen nouveau et a envisagé un sursis à statuer pour permettre la régularisation des vices constatés, tenant à l’incompatibilité avec l’OAP patrimoniale et à la méconnaissance des articles 1.5 et 2.6 du règlement du PLU. La solution retenue n’est pas encore définitive, le tribunal ayant sollicité les observations des parties sur l’application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202262(TA38-2202262)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, détenue à la maison d'arrêt de Bonneville, qui demandait l'annulation de la décision de placement à l'isolement prise par le directeur de l'établissement le 28 mars 2022. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée, qu'elle était suffisamment motivée, et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a également jugé que la requérante ne pouvait utilement se prévaloir de la circulaire du 14 avril 2011, dépourvue de caractère impératif, et que la décision, qui mentionnait une durée maximale de trois mois, était conforme à l'article R. 57-7-66 du code de procédure pénale. Enfin, le tribunal a estimé que le comportement de Mme A justifiait la mesure et que celle-ci n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2203023(TA38-2203023)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Hauteluce délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif à la société 123 Webimmo pour un changement de destination de constructions. Les requérantes contestaient cette décision en invoquant une erreur d'appréciation, soutenant que les bâtiments, initialement destinés à héberger des ouvriers, avaient conservé une destination d'hébergement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles R. 421-17, R. 151-27 et R. 151-28 du code de l'urbanisme, ainsi que de l'arrêté du 10 novembre 2016 définissant les sous-destinations.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2203101(TA38-2203101)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A C contestant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le préfet de la Drôme pour un projet de construction sur la commune de Recoubeau-Jansac. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant que l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ne s'applique pas aux certificats d'urbanisme négatifs. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que le projet n'était pas en continuité avec un groupe d'habitations existant, au sens des articles L. 122-5 et L. 122-5-1 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410028(TA38-2410028)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer à M. C une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La juridiction a constaté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales de l'intéressé (liberté d'aller et venir, droit au travail) en raison du refus de l'administration de délivrer ce document, malgré un dossier complet déposé avant l'expiration de son titre. L'urgence était caractérisée par la perte imminente de son droit de travailler et de ses ressources, liée à l'expiration de son titre de séjour. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2305643(TA38-2305643)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par MM. C, annule l’arrêté du 21 avril 2023 par lequel la commune de Chamonix-Mont-Blanc avait sursis à statuer sur leur demande de permis d’aménager. La décision est fondée sur l’incompétence de l’auteur de l’acte, faute de délégation de signature établie, et sur une erreur de fait concernant la localisation du projet dans l’enveloppe urbaine du PADD, la commune n’ayant pas contesté ces moyens. Le tribunal applique les articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l’urbanisme, ainsi que l’article R. 612-6 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2207448(TA38-2207448)

Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de M. B, qui contestait un refus de délivrance de carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2001796(TA38-2001796)

Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B D contestant plusieurs permis de construire délivrés par le maire de Combloux à M. C A pour un bâtiment d'habitation en zone agricole. La requérante soulevait de nombreux moyens, notamment l'illégalité des permis pour défaut de qualité du demandeur, méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU), fraude, et vice de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme D, incluant les demandes d'annulation des arrêtés de 2019, 2020 et 2024, ainsi que les demandes accessoires de modification du PLU et de saisine du Conseil d'État. La solution retenue est fondée sur l'application du code de l'urbanisme, en particulier les articles relatifs aux constructions en zone agricole et aux règles de procédure contentieuse.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2100253(TA38-2100253)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, voisin immédiat, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 8 juillet 2020 du maire de Praz-sur-Arly ne s’opposant pas à la construction d’un mazot de 9 m², ainsi que du rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L. 424-3 et R. 424-5 du code de l’urbanisme. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles UC 4 et UC 11 du règlement du plan local d’urbanisme étaient infondés, le mazot étant une simple annexe non soumise aux obligations de raccordement invoquées et le risque de glissement n’étant pas établi.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105977(TA38-2105977)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A D, qui demandait l'annulation du permis de construire modificatif délivré le 19 avril 2021 par le maire de Hauteluce à la SCCV Les Chalets Jorasse. Le tribunal a d'abord jugé que le moyen tiré de l'absence de qualité du pétitionnaire était inopérant, l'administration n'ayant pas à vérifier la validité de l'attestation fournie, sous réserve de fraude. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles R. 423-1 et R. 431-5 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2409962(TA38-2409962)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant marocain, d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré l’attestation sollicitée, valable du 19 décembre 2024 au 18 mars 2025. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, l’administration ayant satisfait à la demande. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2108488(TA38-2108488)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL SDMB. Il a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 16 juillet 2021, considéré comme une mesure préparatoire ne faisant pas grief. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et de procédure contradictoire, ainsi que l'erreur de qualification juridique des salariés. La décision de refus d'autorisation d'activité partielle pour juin 2021 a été validée sur le fondement des articles L. 5122-1 et R. 5122-1 et suivants du code du travail.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200815(TA38-2200815)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SCI Chiquissimo. Celle-ci contestait la régularité de la procédure de vérification de comptabilité, arguant que les actes (avis de vérification, charte, proposition de rectification) avaient été envoyés à son expert-comptable sans mandat l'habilitant à recevoir ces actes. Le tribunal a jugé que l'envoi au cabinet d'expertise comptable Setuco, en qualité de représentant de la société, était régulier et n'entachait pas la procédure d'irrégularité. En conséquence, la demande de décharge des impositions supplémentaires (impôt sur les sociétés et TVA) et des pénalités a été rejetée. La décision s'appuie sur les articles L. 47, L. 76 et L. 67 du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2108531(TA38-2108531)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SCI Jo Immo, qui sollicitait la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période du 3 octobre au 31 décembre 2016. La société, qui n'avait pas contesté la proposition de rectification, supportait la charge de prouver le caractère infondé de l'imposition, ce qu'elle n'a pas réussi à faire. Le tribunal a notamment considéré que la SCI n'établissait pas l'affectation exclusive du bien à une activité imposable, justifiant ainsi le rejet de ses moyens. La décision s'appuie sur les articles 256, 257 et 271 du code général des impôts, ainsi que sur la directive 2006/112/CE.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200415(TA38-2200415)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait un redressement fiscal de 182 033 euros au titre de l'impôt sur le revenu et de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2014, résultant d’encaissements bancaires non justifiés. La juridiction a jugé que la réclamation préalable de la contribuable, présentée le 11 juin 2021, était tardive au regard des délais fixés par les articles R. 196-1 et R. 196-3 du livre des procédures fiscales, la proposition de rectification ayant été notifiée le 28 décembre 2017. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200431(TA38-2200431)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu 2017 pour un déficit foncier. Le requérant ne justifiait pas de dépenses de réparation et d'entretien déductibles au sens de l'article 31 du code général des impôts, les travaux attestés relevant de la reconstruction non déductible. La solution retenue est le rejet au fond, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'administration.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2200475(TA38-2200475)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. et Mme D. Ceux-ci demandaient la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de contributions sociales, assorties de pénalités, pour un montant total de 1 450 105 euros au titre de l'année 2017. L'administration fiscale avait requalifié en avantage occulte une somme versée à la SCI Gizeh dans le cadre d'un accord transactionnel, la considérant comme un revenu distribué à M. D sur le fondement de l'article 111 c) du code général des impôts. Le tribunal a estimé que l'administration apportait la preuve de l'existence de cet avantage occulte et de son appréhension par M. D, rejetant ainsi l'ensemble des moyens des requérants.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405797(TA38-2405797)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, et a jugé que le refus ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA