Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2105899(TA38-2105899)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. C visant à annuler le refus de permis de construire un bâtiment agricole émis par le maire de Saint-Baudille-et-Pipet le 30 juin 2021, ainsi que l'avis conforme défavorable du préfet de l'Isère du 1er juin 2021. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre l'avis préfectoral, considéré comme un acte préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, il a estimé que M. C ne démontrait pas que la construction était nécessaire à une activité agricole, pastorale ou forestière, comme l'exigent les articles L.122-5 et L.122-11 du code de l'urbanisme pour les zones de montagne non couvertes par un document d'urbanisme. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2104990(TA38-2104990)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de la commune de Les Déserts pour le préjudice résultant du refus de permis de construire neuf chalets. Le tribunal a estimé que le comportement de la commune n'avait pas donné à M. B la conviction légitime que son projet aboutirait, et que le refus de permis n'était pas entaché d'illégalité fautive, l'instruction de la demande ayant été correctement réalisée au regard du plan local d'urbanisme intercommunal applicable. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 410-1, et sur le principe selon lequel toute illégalité fautive doit présenter un lien direct et certain avec le préjudice invoqué.
N° TA38-2409770(TA38-2409770)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a été amené à statuer sur une demande d'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour provisoire à Mme B. La préfète contestait l'exécution en invoquant une erreur de fondement juridique dans la demande initiale de l'intéressée. Le juge a rejeté cet argument, rappelant que l'ordonnance non frappée d'appel est exécutoire et que son bien-fondé ne peut être remis en cause dans le cadre d'un litige d'exécution. En conséquence, il a assorti l'injonction d'une astreinte de 200 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA38-2409559(TA38-2409559)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère concernant la demande de regroupement familial de M. A pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la séparation prolongée du couple, et que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409487(TA38-2409487)
Suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale" par le Tribunal administratif de Grenoble. Le juge des référés a admis provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle et a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère, estimant que la condition d'urgence était présumée remplie et que les moyens soulevés (méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-10 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) créaient un doute sérieux sur sa légalité. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2409455(TA38-2409455)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le requérant, M. A B, avait obtenu un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour, rendant sans objet ses conclusions en injonction sur ce point. La demande visant à obtenir la délivrance d'un récépissé a été rejetée, car elle était conditionnée à la complétude du dossier, ce qui la privait d'effet utile. En revanche, l'État a été condamné à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.
N° TA38-2409454(TA38-2409454)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme C tendant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour, celle-ci ayant été convoquée. La demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, car cette délivrance est subordonnée au caractère complet du dossier, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande générale de mesures contre les dysfonctionnements du service public a été rejetée pour défaut de précision et de caractère conservatoire. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2409256(TA38-2409256)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour opposé à Mme A par le préfet de l'Isère. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que celle-ci n'a pas démontré le caractère incomplet du dossier de demande. Il retient que la condition d'urgence est présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Enfin, il juge que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2409240(TA38-2409240)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du certificat de résidence de M. B. La condition d'urgence a été présumée remplie, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un document provisoire autorisant le travail dans l'attente.
N° TA38-2409205(TA38-2409205)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité prolongée du requérant, privé de récépissé depuis plusieurs mois, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment pour défaut d'examen. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un document provisoire autorisant le travail dans l'attente. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 761-1 du même code pour les frais d'instance.
N° TA38-2409170(TA38-2409170)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C. La condition d'urgence a été présumée remplie car il s'agissait d'un refus de renouvellement. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire "vie privée et familiale" et une autorisation de travail dans l'attente du jugement au fond.
N° TA38-2409923(TA38-2409923)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante angolaise, qui se trouvait sans hébergement après s'être vu imposer un délai d'enregistrement de sa demande d'asile de plus d'un mois. Le juge a considéré que ce délai, excédant les trois jours ouvrés prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit constitutionnel d'asile, liberté fondamentale. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de la demande dans un délai de trois jours ouvrés, sans astreinte.
N° TA38-2409922(TA38-2409922)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à une ressortissante congolaise pour l'enregistrement de sa demande d'asile sous trois jours ouvrés. Le juge a estimé que le délai d'enregistrement de plus d'un mois, imposé à la requérante enceinte et sans hébergement avec ses enfants, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. La décision s'appuie sur le préambule de la Constitution et les articles L. 521-2, L. 521-4 et L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409898(TA38-2409898)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à un couple de demandeurs d'asile afghans et leurs cinq enfants dans un délai de trois jours ouvrés. Le juge a constaté que le délai d'enregistrement de leur demande d'asile, fixé à plus d'un mois, excédait les délais légaux prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette situation, conjuguée à la grande précarité de la famille dormant dans la rue, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit constitutionnel d'asile, justifiant l'urgence et l'injonction. L'ordonnance admet également provisoirement les requérants à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 1 000 euros à leur avocate.
N° TA38-2406996(TA38-2406996)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a annulé les arrêtés du 14 août 2024 par lesquels le préfet de la Haute-Savoie refusait de délivrer un titre de séjour à M. et Mme B, ressortissants algériens, et les obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation en ne tenant pas compte de la durée de séjour du couple depuis 2018, de la scolarisation de leurs deux jeunes enfants, et de l’intégration professionnelle de M. B, titulaire d’un contrat de travail à durée indéterminée et d’un avis favorable à une autorisation de travail. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2203012(TA38-2203012)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a admis une substitution de base légale, retenant l'article 3 de l'accord franco-marocain en lieu et place de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans priver le requérant de garanties. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Enfin, le tribunal a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2409185(TA38-2409185)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire d'Allevard du 18 octobre 2024 interdisant l'ouverture des épiceries et distributeurs alimentaires en libre-service de 22h à 7h. La condition d'urgence a été reconnue, la société requérante justifiant d'une perte significative de chiffre d'affaires et d'un investissement récent compromis par cette mesure. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l'industrie était, en l'état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204970(TA38-2204970)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. B d’une demande indemnitaire contre la société SAUR pour des dommages causés par la rupture d’une canalisation d’eau potable, a relevé d’office un moyen tiré de l’incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a estimé que le litige, opposant un usager à un service public industriel et commercial de distribution d’eau, relève du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires. Constatant que le tribunal judiciaire de Valence s’était déjà déclaré incompétent, le tribunal administratif a renvoyé l’affaire au Tribunal des conflits pour trancher la question de compétence, en application de l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA38-2407462(TA38-2407462)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était irrecevable en raison de l'absence de visa de long séjour, condition requise par l'article L. 412-1 du même code, sans dérogation prévue par la convention franco-camerounaise. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2206499(TA38-2206499)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. R A et autres, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 13 avril 2022 par lequel le maire de Pontcharra avait accordé un permis de construire valant permis de démolir à la SAS ATR Promotion pour un bâtiment d'habitation collectif. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incomplétude du dossier et la méconnaissance du plan local d'urbanisme, mais les a écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les fins de non-recevoir. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.