Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203919(TA38-2203919)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, agent territorial, pour obtenir la condamnation de la ville de Grenoble à l’indemniser des préjudices résultant d’un accident de service survenu le 24 mars 2020. Le requérant invoquait des fautes de l’administration (harcèlement moral, non-respect des préconisations médicales) et, à titre subsidiaire, la responsabilité sans faute fondée sur la jurisprudence Moya-Caville. La ville de Grenoble a contesté toute faute et sollicité une réduction de son indemnisation en raison du comportement de l’agent. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. B et de la caisse des dépôts et consignations, estimant que les conditions d’engagement de la responsabilité pour faute ou sans faute n’étaient pas réunies.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2104368(TA38-2104368)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné trois requêtes de Mme F, commerçante sur les marchés de Romans-sur-Isère, contestant successivement un avertissement (23 avril 2021), une exclusion temporaire de 45 jours (28 mai 2021) et une exclusion définitive (20 juillet 2021) prononcées par le maire pour manquements aux règles d'hygiène alimentaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté concernant l'avertissement, la décision ne mentionnant pas les voies et délais de recours. Sur le fond, il a annulé l'avertissement pour défaut de motivation et de procédure contradictoire, en application des articles L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, il a rejeté les demandes d'annulation des exclusions temporaire et définitive, estimant que la matérialité des faits était établie et que les sanctions n'étaient pas disproportionnées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203915(TA38-2203915)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du préfet de la Drôme de lui délivrer une carte de résident de 10 ans. La requête a été jugée irrecevable car Mme B n’a pas démontré avoir sollicité une telle carte, le recours gracieux portant sur une décision inexistante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 314-9, et a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407602(TA38-2407602)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 26 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en retenant l'absence de vie privée et familiale ancrée en France, et que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile laisse un large pouvoir d'appréciation à l'administration. En conséquence, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103916(TA38-2103916)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Towercast, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 26 avril 2021 par lequel le maire de Buis-les-Baronnies lui avait refusé un permis de construire pour une antenne-relais. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme était légal, le projet portant atteinte au caractère des lieux avoisinants et au paysage naturel en raison de sa hauteur et de sa visibilité depuis des sites protégés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

TA38-2409874(TA38-2409874)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par Mme A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, constate l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction prononcée le 5 décembre 2024 visant à convoquer la requérante pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Cette inexécution constitue un élément nouveau justifiant la modification des mesures ordonnées. Le juge enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous dans un délai de deux jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. L'État est condamné à verser 700 euros à l'avocate de Mme A au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106648(TA38-2106648)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en excès de pouvoir par le préfet de la Drôme, annule le permis de construire tacite accordé le 9 avril 2021 par le maire de Saint-Paul-lès-Romans à M. et Mme C pour une habitation individuelle en zone agricole. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles A1 et A2 du plan local d'urbanisme (PLU), car les bénéficiaires ne justifient pas de la qualité d'exploitants agricoles nécessaires à la construction, ni de la nécessité d'une présence permanente sur place pour l'exploitation. Le vice est jugé non régularisable, entraînant l'annulation totale du permis.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106714(TA38-2106714)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale (5ème chambre), a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme F contre trois décisions du maire de Romans-sur-Isère : un avertissement (23 avril 2021), une exclusion temporaire de 45 jours (28 mai 2021) et une exclusion définitive des marchés de la commune (20 juillet 2021). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté concernant l'avertissement, car la décision ne mentionnait pas les voies et délais de recours. La solution retenue et le sort des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence de procédure contradictoire, matérialité des faits, proportionnalité) ne sont pas explicités dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie notamment sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204509(TA38-2204509)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C contestant l'exclusion définitive de leur fils du lycée Henri Laurens. La décision du conseil de discipline du 28 mars 2022 a été jugée irrecevable car elle a été remplacée par celle du recteur du 13 mai 2022. Le moyen de légalité externe invoqué contre cette dernière décision a été écarté comme tardif. Sur le fond, le tribunal a estimé que les faits de violence étaient établis et que la sanction n'était pas disproportionnée, appliquant les dispositions du code de l'éducation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2206499(TA38-2206499)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. R A et autres, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 13 avril 2022 par lequel le maire de Pontcharra avait accordé un permis de construire valant permis de démolir à la SAS ATR Promotion pour un bâtiment d'habitation collectif. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incomplétude du dossier et la méconnaissance du plan local d'urbanisme, mais les a écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les fins de non-recevoir. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203846(TA38-2203846)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen particulier. Le tribunal a également estimé que l'OFII ne s'était pas cru en situation de compétence liée et que les moyens relatifs à la méconnaissance des dispositions légales et à l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407462(TA38-2407462)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était irrecevable en raison de l'absence de visa de long séjour, condition requise par l'article L. 412-1 du même code, sans dérogation prévue par la convention franco-camerounaise. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2205804(TA38-2205804)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C contestant un permis de construire délivré par le maire de Murianette pour un ensemble immobilier. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier, de la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLUi, PPRN, code de l'urbanisme) et de l'atteinte au paysage. La décision retient que le projet est conforme aux dispositions applicables, en particulier aux articles R. 431-10, R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi qu'au règlement du PLUi de Grenoble-Alpes Métropole. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation du permis de construire et du refus du recours gracieux.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2205905(TA38-2205905)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Murianette à la société Gilles Trignat Résidences pour la construction de deux bâtiments de 50 logements et 47 garages. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment l’incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance des règles d’implantation, de hauteur et d’insertion architecturale prévues par le PLUi de Grenoble-Alpes Métropole, ainsi que la violation des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. Le tribunal a retenu que le projet méconnaissait plusieurs dispositions du PLUi, notamment les articles 4.6.1 et 4.6.4 relatifs à la hauteur maximale, l’article 5.2 sur les volumes complexes, l’article 5.1 concernant les terrassements et l’article 5.4 ainsi que l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme relatifs à l’insertion paysagère. En conséquence, le tribunal a annulé le permis de construire et le refus du recours gracieux, sans faire application des articles L. 600-5 ou L.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205824(TA38-2205824)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l’université Grenoble-Alpes de l’admettre en troisième année de licence de physique. Le requérant invoquait la méconnaissance de la convention de partenariat entre son lycée et l’université. Le tribunal a jugé que M. A, n’ayant pas effectué la double inscription obligatoire en deuxième année de licence durant sa classe préparatoire, ne pouvait pas bénéficier des dispositions de la convention permettant l’accès de droit en troisième année. La solution retenue est fondée sur les articles L. 612-3 du code de l’éducation et les stipulations de la convention précitée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2200925(TA38-2200925)

Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, fonctionnaire de l'inspection du travail, contestant le refus de réexamen de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) au 1er janvier 2021. Le tribunal a annulé la décision du 15 décembre 2021 du directeur départemental de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Savoie, au motif qu'elle était fondée sur une note de service régionale du 27 septembre 2021 illégale, faute de compétence de son auteur et d'opposabilité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2104715(TA38-2104715)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Chatuzange-le-Goubet pour une maison individuelle et une piscine, ainsi que contre son permis modificatif. Les requérants contestaient la légalité des arrêtés pour divers motifs, notamment l’incompétence du signataire, l’incomplétude du dossier, et la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU) relatives à l’accès, à l’enclavement et à la défense incendie. Le tribunal a examiné les moyens soulevés et a informé les parties qu’il envisageait de surseoir à statuer pour permettre la régularisation de vices, notamment celui lié à l’incompétence de l’auteur des actes et à la violation de l’article Ue 3 du PLU concernant l’enclavement du terrain. La solution finale n’est pas encore rendue, le juge ayant sollicité des observations sur une éventuelle application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2104719(TA38-2104719)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. et Mme F demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Chatuzange-le-Goubet pour une maison individuelle. La juridiction a constaté que les requérants n'avaient pas notifié leur recours contentieux aux bénéficiaires du permis, en méconnaissance de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette irrecevabilité a été prononcée sans examen des moyens soulevés (incompétence du signataire, insuffisance du dossier, méconnaissance des articles Ue3 et Ue13 du PLU). Les frais de justice ont été mis à la charge des requérants.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409274(TA38-2409274)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mmes C et de la SCI C visant à suspendre un permis de construire délivré par le maire de Megève. Les requérants, voisins immédiats, invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (articles 2UH3, 4.3, 6UH3, 7UH3, 11UH3) et des règles de stationnement. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, et a rejeté la requête sans se prononcer sur la fin de non-recevoir.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2302798(TA38-2302798)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a examiné la demande de transmission au Conseil d'État d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la chambre syndicale des propriétaires et copropriétaires de l'Isère. Cette QPC portait sur la conformité aux droits et libertés constitutionnels de l'article 1636 B septies du code général des impôts, qui encadre la variation des taux de taxe foncière. Le tribunal a rappelé les conditions de transmission d'une QPC, notamment que la question ne doit pas être dépourvue de caractère sérieux. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision se fonde sur les articles 61-1 de la Constitution et 23-1 et suivants de l'ordonnance du 7 novembre 1958.

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