Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2409393(TA38-2409393)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le requérant contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur ces demandes. Le tribunal a par ailleurs admis provisoirement M. A B à l'aide juridictionnelle et a réservé les conclusions relatives aux frais de justice sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205700(TA38-2205700)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, médecin ayant démissionné des Hôpitaux du Léman, qui contestait une décision de répétition d’indu de 5 493 euros pour 20,5 jours de travail non effectués. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, en application des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. Le recours gracieux formé le 21 avril 2022 avait donné lieu à une décision implicite de rejet le 28 juin 2022, et la requête enregistrée le 6 septembre 2022 dépassait le délai de deux mois. Les conclusions accessoires (salaire, documents sociaux, frais) ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409564(TA38-2409564)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à une ressortissante brésilienne pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence présumée en cas de renouvellement de titre, constatée par l'échéance proche du titre et les démarches infructueuses de la requérante. Le juge a ordonné la fixation d'un rendez-vous sous huit jours, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409660(TA38-2409660)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère l'assignent à résidence. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet de Vienne ayant reçu délégation régulière. Il a également jugé que l'assignation à résidence n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, les contraintes liées au suivi médical et aux études à Paris ne justifiant pas une exception à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. La décision est fondée sur les articles L. 922-1 à L. 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102276(TA38-2102276)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SARL Alta Mauna et de M. D C comme manifestement irrecevable. La requête visait à l'annulation du permis de construire modificatif n°6 délivré le 11 février 2021 par le maire de Megève, ou subsidiairement du permis initial du 23 juillet 2018. Le tribunal a jugé que M. C, simple gérant de la société requérante, ne justifiait d'aucun intérêt à agir, et que la SARL Alta Mauna, dont le recours contre le permis initial avait déjà été définitivement rejeté, ne démontrait pas que le projet autorisé par le permis modificatif affectait directement ses conditions de jouissance de son bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2207942(TA38-2207942)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, sapeur-pompier volontaire, qui contestait la résiliation d'office de son engagement par le SDIS de la Drôme. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que M. B avait eu connaissance de la décision attaquée dès le 23 novembre 2021 et que sa requête, enregistrée le 2 décembre 2022, dépassait le délai raisonnable d'un an. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les autres demandes de M. B ont également été rejetées. Le tribunal a appliqué les principes de sécurité juridique et les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2104696(TA38-2104696)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande indemnitaire de M. E, professeur certifié, qui sollicitait réparation du préjudice subi suite au retrait illégal de son affectation à l'unité soins études Grésivaudan. Si le tribunal a reconnu la faute de l'administration, il a estimé que le requérant ne justifiait pas d'un préjudice financier direct et certain, faute de lien de causalité établi entre l'illégalité et la perte de salaire alléguée. La requête a été jugée irrecevable pour défaut de demande préalable, et subsidiairement, le préjudice n'a pas été démontré. Les textes appliqués incluent les lois n° 83-634 et n° 84-16, le décret n° 72-581, et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406652(TA38-2406652)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, contestant un arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que le moyen tiré de l'illégalité du contrôle routier était inopérant, que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de compétence régulière, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-6, L. 612-8 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208285(TA38-2208285)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, adjointe administrative, qui contestait le refus de la commune de Vetraz-Monthoux de reconnaître l'imputabilité au service de son accident. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à la reconnaissance d'une faute de la commune, car le juge administratif ne peut se prononcer sur des conclusions en déclaration de droit. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité, en application des articles L. 822-18 du code général de la fonction publique et 37-2 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2104845(TA38-2104845)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SEP vignoble Chevalier Bayard - GAEC Reymond et Yves A, qui demandait l'annulation de la décision du 8 juin 2021 de l'inspectrice de la concurrence, consommation et répression des fraudes. Cette décision enjoignait à la société de cesser d'utiliser la mention "Malvoisie" et le terme "château" sur ses étiquettes de vin. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que l'utilisation du terme "Malvoisie", traduction de "Malvasia", constituait une usurpation des appellations d'origine protégées (AOP) grecques "Malvasia", en violation du règlement (UE) n° 1308/2013, indépendamment de tout risque de confusion pour le consommateur.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2208615(TA38-2208615)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un titre de recettes de 13 942,25 euros émis par le département de la Drôme. La requête visait l’annulation de ce titre exécutoire et la décharge de l’obligation de payer, au motif notamment d’un défaut de signature et d’une motivation insuffisante. Aucune solution au fond n’a été retenue, le désistement mettant fin à l’instance. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au-delà des dispositions du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107280(TA38-2107280)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, agent contractuel du centre hospitalier Alpes-Léman, qui contestait la décision de l'établissement prenant acte de sa démission. Le tribunal a jugé que les courriels de M. B exprimaient une volonté non équivoque de cesser ses fonctions, conformément à l'article 45-1 du décret du 6 février 1991. Les conclusions indemnitaires de M. B ont été déclarées irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande du centre hospitalier au titre des frais de justice a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406745(TA38-2406745)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et d’examen personnel, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203317(TA38-2203317)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, attachée territoriale, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail (11 mai au 31 juillet 2021) consécutifs à la réception de courriels désobligeants de sa hiérarchie. Le tribunal a jugé que les propos tenus dans ces échanges, bien que dépréciatifs, n'excédaient pas l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et ne constituaient donc pas un accident de service au sens de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du président de la communauté d'agglomération du Grand Annecy.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406727(TA38-2406727)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation du droit d'être entendu. Il a jugé que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de séjour (deux ans) et de la situation défavorable de l'intéressé (connu des services de police pour transport de stupéfiants). La requête a été rejetée sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2304818(TA38-2304818)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, agent territorial spécialisé des écoles maternelles, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le maire d'Alex le 5 juillet 2023. La juridiction a écarté le moyen tiré d’un vice de procédure, estimant que la convocation au conseil de discipline, le respect du quorum et de la parité étaient conformes aux articles L. 553-1 et L. 553-2 du code général de la fonction publique ainsi qu’au décret n° 89-677 du 18 septembre 1989. Sur le fond, le tribunal a jugé que les griefs retenus (manque de rigueur, de réactivité, d’investissement et insuffisances relationnelles) étaient établis et justifiaient légalement le licenciement, sans qu’il y ait détournement de procédure ou erreur d’appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407716(TA38-2407716)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B ne justifiant pas de liens personnels suffisamment stables en France, compte tenu notamment de son maintien en situation irrégulière et de l'usage frauduleux d'un document d'identité. Enfin, le tribunal a estimé que les éléments invoqués par le requérant ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2407700(TA38-2407700)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 28 février 2024 par lequel le préfet de la Drôme refusait un titre de séjour à M. D, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé qu'en raison de la présence continue de l'intéressé en France depuis vingt-quatre ans et de son intégration professionnelle, le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour. Cette annulation entraîne par voie de conséquence celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2407302(TA38-2407302)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 15 mars 2024 par lequel le préfet de la Savoie a refusé de délivrer un titre de séjour étudiant à M. A, ressortissant camerounais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur le motif que le visa long séjour de l'intéressé portait la mention "visiteur" et non "étudiant", l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'exigeant pas que le visa porte cette mention spécifique. Il estime également que l'exercice d'une activité professionnelle par M. A ne pouvait justifier le refus, dès lors que les conditions de délivrance du titre étudiant étaient remplies. La décision est annulée, et il est enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204462(TA38-2204462)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, agent stagiaire, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle par la commune d'Annecy. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires, faute de demande préalable. Sur le fond, il a écarté les moyens d’annulation, considérant que la décision de refus de titularisation n’a pas à être motivée et que les dispositions relatives au licenciement en cours de stage étaient inapplicables. La solution retenue s’appuie sur le code de justice administrative et le code général de la fonction publique.

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