Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205493(TA38-2205493)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Alta Mauna, qui demandait l'annulation d'un permis de construire modificatif n°7 délivré par le maire de Megève le 29 juin 2022. Le tribunal a constaté que la société requérante avait épuisé ses voies de recours contre le permis de construire initial, devenu définitif. En application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, l'intérêt à agir contre un permis modificatif doit s'apprécier uniquement au regard des modifications apportées. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200066(TA38-2200066)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Karting de la Roche de Glun d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) de résilier une convention d’occupation temporaire du domaine public conclue avec la société Acha. Le tribunal a relevé d’office que la convention litigieuse étant arrivée à son terme le 30 novembre 2023, le recours, dont l’objet est de mettre fin à l’exécution d’un contrat, avait perdu son objet. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, en application de la jurisprudence du Conseil d’État (CE, Section, 30 juin 2017, Syndicat Mixte De Promotion De L'activité Transmanche).

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2002866(TA38-2002866)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Avenir Métal, titulaire du lot 1 "étanchéité toiture" d’un marché public, afin d’obtenir le paiement d’un solde de décompte et l’indemnisation de préjudices liés à des sujétions techniques imprévues et à une faute de la maîtrise d’ouvrage. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, au motif que la société n’avait pas respecté la procédure de contestation du décompte général prévue par le CCAG Travaux applicable (décret n°76-87 du 21 janvier 1976). Le tribunal a également écarté les demandes subsidiaires, faute pour la société d’établir la réalité des sujétions imprévues ou une faute de la communauté de communes de la Matheysine.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-1907257(TA38-1907257)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, qui demandait l’annulation de la décision du ministre des armées du 26 août 2019 refusant la révision de sa pension militaire d’invalidité pour aggravation d’une cervico-dorso-brachialgie gauche. Saisi sur le fondement de l’article L. 154-1 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, le tribunal a estimé que l’expertise ordonnée n’avait pas établi d’aggravation de l’infirmité, le taux d’invalidité étant même inférieur à celui initialement reconnu. Les critiques du requérant contre le rapport d’expertise ont été écartées comme non fondées, et l’attestation médicale produite jugée insuffisamment circonstanciée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé du refus ministériel.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2409599(TA38-2409599)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B, ressortissant tunisien, de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. Cette solution fait suite à la délivrance par la préfète de l'Isère d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 mars 2025. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409590(TA38-2409590)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B C, ressortissante mexicaine. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), faute de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du CESEDA.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406661(TA38-2406661)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier et suffisamment motivé. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. B. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit fait référence à une application spécifique des textes invoqués (comme l'article L. 435-4 du CESEDA ou l'article 8 de la CEDH) dans le résumé fourni.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409366(TA38-2409366)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme D épouse B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante bénéficiant d'un récépissé valable jusqu'au 15 janvier 2025. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2107818(TA38-2107818)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 17 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme G et autres de leur requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté du maire de Saint-Jorioz du 23 avril 2021. Cette ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt la procédure sans examiner le fond du litige. Les défendeurs, la commune et M. E, ont renoncé à leurs demandes de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407306(TA38-2407306)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante macédonienne de 78 ans, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa vie familiale auprès de son fils en France. Le tribunal a estimé que sa présence récente sur le territoire et l'absence de preuve d'isolement dans son pays d'origine ne justifiaient pas la délivrance d'un titre de séjour. Tous les moyens soulevés, y compris l'incompétence du signataire et le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, ont été écartés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2101541(TA38-2101541)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société SAIGA Informatique contestant la validité du marché public attribué par Annemasse Agglo à la société 2iOPENService pour un progiciel de gestion de conservatoire. La requérante invoquait un manquement aux principes de transparence et d'égalité de traitement en raison d'une modification des sous-critères de notation technique entre le règlement de consultation et sa mise en œuvre. Le tribunal a considéré que cette modification, qui a regroupé deux sous-critères en un seul sans changer la pondération globale, ne constituait pas un manquement en rapport direct avec l'éviction de la société SAIGA Informatique, classée deuxième. La demande indemnitaire a été rejetée par voie de conséquence, et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à la collectivité au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409368(TA38-2409368)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, pour suspendre la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que la condition d'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement, était remplie. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'état de santé du requérant, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de refus et a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407954(TA38-2407954)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du préfet de l'Isère du 13 mai 2024 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le préfet avait motivé ce classement par l'absence de production d'actes d'état civil conformes, malgré une demande de régularisation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant (documents fournis avec apostilles en anglais, difficultés de communication, absence de réponse au recours gracieux, caractère disproportionné) étaient inopérants et ne remettaient pas en cause la légalité de la décision. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202461(TA38-2202461)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D, nue-propriétaire d’un bien immobilier saccagé le 30 octobre 2018 par son neveu, mineur confié à l’aide sociale à l’enfance du département de la Haute-Savoie. Le tribunal rappelle que la responsabilité du département est engagée sans faute pour les dommages causés aux tiers par un mineur dont la garde lui a été confiée, et que ce principe n’est pas contesté. Toutefois, il rejette la demande d’expertise médicale et la provision sollicitée, estimant que la requérante est en mesure de justifier ses préjudices sans mesure d’instruction préalable. La solution retenue est un rejet des conclusions à fin d’expertise et de provision, sans préjudice de l’examen au fond des autres chefs de préjudice. Les textes appliqués sont les articles 375 et suivants du code civil relatifs à l’assistance éducative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406720(TA38-2406720)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait d'aucun motif humanitaire ou exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de considérations relevant du paragraphe 42 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 modifié. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en l'absence d'éléments suffisants pour caractériser une admission exceptionnelle au séjour.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2202570(TA38-2202570)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 25 février 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Savoie a retiré l'agrément d'assistante familiale de Mme A. Le tribunal estime que la décision, fondée sur des suspicions d'attouchement sexuel visant le conjoint de la requérante, n'était pas suffisamment étayée par les éléments du dossier administratif, l'enquête administrative n'ayant révélé aucun élément confortant ces suspicions et la procédure pénale ayant été classée sans suite. En application des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, les simples déclarations isolées de l'enfant ne pouvaient justifier le retrait de l'agrément.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203362(TA38-2203362)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, policier municipal, qui contestait le retrait de son agrément par le procureur de la République de Bonneville. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les faits reprochés (danse langoureuse en uniforme et mise en scène de décapitation) étaient établis. Ces agissements, bien que diffusés sur un réseau social interne, ont été considérés comme contraires à l’honorabilité exigée par l’article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure, justifiant le retrait d’agrément. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2306078(TA38-2306078)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant palestinien reconnu réfugié, qui contestait les décisions implicites du préfet de la Drôme refusant de renouveler son récépissé et de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a jugé que le refus de renouvellement du récépissé n'était pas illégal, car M. B ne justifiait d'aucun droit à ce renouvellement après la naissance d'une décision implicite de refus de carte de résident. Concernant la carte de résident, le tribunal a estimé que la décision implicite de refus était née le 16 novembre 2022, et que la décision ultérieure de l'OFPRA mettant fin au statut de réfugié n'y était pas substituée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 424-1, R. 424-1 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207151(TA38-2207151)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 décembre 2024, a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme C de leur requête en annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Aix-les-Bains à la SCCV Le Serpolet. Le désistement des requérants a entraîné celui des conclusions de la SCCV Le Serpolet présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune d’Aix-les-Bains fondées sur le même article ont été rejetées. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409515(TA38-2409515)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande de liquidation d'astreinte et de fixation d'une nouvelle astreinte en raison de l'inexécution partielle d'une précédente ordonnance du 4 novembre 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet de l'Isère de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous 48 heures et de statuer sur la demande de renouvellement de titre de séjour sous 15 jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le tribunal a constaté que l'autorisation provisoire de séjour avait été délivrée avec un retard de trois jours, mais que la demande de renouvellement était en cours de réexamen. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de modification des mesures ordonnées, considérant que l'exécution partielle de l'injonction rendait la demande sans objet.

Résumé IA