Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-1907257(TA38-1907257)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, qui demandait l’annulation de la décision du ministre des armées du 26 août 2019 refusant la révision de sa pension militaire d’invalidité pour aggravation d’une cervico-dorso-brachialgie gauche. Saisi sur le fondement de l’article L. 154-1 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, le tribunal a estimé que l’expertise ordonnée n’avait pas établi d’aggravation de l’infirmité, le taux d’invalidité étant même inférieur à celui initialement reconnu. Les critiques du requérant contre le rapport d’expertise ont été écartées comme non fondées, et l’attestation médicale produite jugée insuffisamment circonstanciée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé du refus ministériel.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202274(TA38-2202274)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Alain Chamosset TP, qui demandait la condamnation de la commune de Contamine-Sarzin à lui verser 54 300 euros sur le fondement de l'enrichissement sans cause pour des prestations réalisées sans contrat écrit. Le tribunal a jugé que l'action quasi-contractuelle n'était pas recevable en l'absence de nullité d'un contrat préexistant et que la réalité des prestations n'était pas établie. Les conclusions indemnitaires, y compris celles pour résistance abusive, ont été rejetées. La société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202330(TA38-2202330)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, gardien-brigadier de la police municipale de Chamonix-Mont-Blanc, contestant sa suspension conservatoire de quatre mois. La juridiction a jugé que la décision de suspension n'avait pas à être motivée et que les faits reprochés (diffusion de photos et vidéos dégradantes en service) présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la mesure. Les conclusions indemnitaires de M. A ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration. La décision s'appuie notamment sur l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406720(TA38-2406720)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait d'aucun motif humanitaire ou exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de considérations relevant du paragraphe 42 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 modifié. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en l'absence d'éléments suffisants pour caractériser une admission exceptionnelle au séjour.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103249(TA38-2103249)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, aide-soignant, qui contestait son licenciement pour faute (révocation) prononcé par les hôpitaux du Léman. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes préparatoires, un défaut de publicité du conseil de discipline (contraire à l'article 6 de la CEDH) et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité des actes préparatoires, jugeant que la décision de révocation n'était pas prise pour leur application. Il a également rejeté le moyen tiré de l'article 6 de la CEDH, estimant que la procédure disciplinaire n'entre pas dans le champ de cet article. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la sanction de révocation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2407543(TA38-2407543)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 30 août 2024 par lequel le préfet de l'Isère refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant turc, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. B résidait régulièrement en France depuis dix ans, était père de deux enfants français, avait repris la vie commune avec leur mère et exerçait une activité professionnelle stable. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407593(TA38-2407593)

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 3 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal écarte l'exception d'illégalité du refus de renouvellement de l'autorisation provisoire de séjour, cet acte étant devenu définitif. Il juge que le droit d'être entendu n'a pas été méconnu et que le refus de délai de départ volontaire est fondé sur le risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200066(TA38-2200066)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Karting de la Roche de Glun d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) de résilier une convention d’occupation temporaire du domaine public conclue avec la société Acha. Le tribunal a relevé d’office que la convention litigieuse étant arrivée à son terme le 30 novembre 2023, le recours, dont l’objet est de mettre fin à l’exécution d’un contrat, avait perdu son objet. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, en application de la jurisprudence du Conseil d’État (CE, Section, 30 juin 2017, Syndicat Mixte De Promotion De L'activité Transmanche).

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementNON_LIEU

TA38-2409506(TA38-2409506)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande de liquidation d’astreinte sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, constate que le préfet de l’Isère a, par un arrêté du 12 décembre 2024, statué à nouveau sur la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme B, exécutant ainsi l’injonction prononcée par l’ordonnance de référé du 26 juillet 2024. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la requête de Mme B, l’astreinte n’ayant plus lieu d’être liquidée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201497(TA38-2201497)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme Baron, qui contestait le retrait de son agrément d'assistante maternelle par le président du conseil départemental de la Haute-Savoie. La requérante invoquait un vice de procédure, une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré du vice de procédure n'était pas fondé, faute pour Mme Baron d'avoir apporté des éléments précis à l'appui de ses allégations. Enfin, le tribunal a estimé que le département avait pu légalement retirer l'agrément sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, sans que l'acquiescement aux faits par le département ne suffise à établir l'illégalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2400560(TA38-2400560)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Alta Mauna, qui demandait l'annulation d'un permis de construire modificatif délivré par le maire de Megève. La société requérante avait déjà épuisé les voies de recours contre le permis initial, devenu définitif. Le tribunal a jugé que son intérêt à agir devait être apprécié uniquement au regard des modifications apportées par le permis modificatif, et non du projet initial. Faute de démontrer en quoi ces modifications affectaient directement ses conditions de jouissance de son bien, la requête a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409564(TA38-2409564)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à une ressortissante brésilienne pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence présumée en cas de renouvellement de titre, constatée par l'échéance proche du titre et les démarches infructueuses de la requérante. Le juge a ordonné la fixation d'un rendez-vous sous huit jours, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409660(TA38-2409660)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère l'assignent à résidence. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet de Vienne ayant reçu délégation régulière. Il a également jugé que l'assignation à résidence n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, les contraintes liées au suivi médical et aux études à Paris ne justifiant pas une exception à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. La décision est fondée sur les articles L. 922-1 à L. 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102276(TA38-2102276)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SARL Alta Mauna et de M. D C comme manifestement irrecevable. La requête visait à l'annulation du permis de construire modificatif n°6 délivré le 11 février 2021 par le maire de Megève, ou subsidiairement du permis initial du 23 juillet 2018. Le tribunal a jugé que M. C, simple gérant de la société requérante, ne justifiait d'aucun intérêt à agir, et que la SARL Alta Mauna, dont le recours contre le permis initial avait déjà été définitivement rejeté, ne démontrait pas que le projet autorisé par le permis modificatif affectait directement ses conditions de jouissance de son bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2104696(TA38-2104696)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande indemnitaire de M. E, professeur certifié, qui sollicitait réparation du préjudice subi suite au retrait illégal de son affectation à l'unité soins études Grésivaudan. Si le tribunal a reconnu la faute de l'administration, il a estimé que le requérant ne justifiait pas d'un préjudice financier direct et certain, faute de lien de causalité établi entre l'illégalité et la perte de salaire alléguée. La requête a été jugée irrecevable pour défaut de demande préalable, et subsidiairement, le préjudice n'a pas été démontré. Les textes appliqués incluent les lois n° 83-634 et n° 84-16, le décret n° 72-581, et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2104845(TA38-2104845)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SEP vignoble Chevalier Bayard - GAEC Reymond et Yves A, qui demandait l'annulation de la décision du 8 juin 2021 de l'inspectrice de la concurrence, consommation et répression des fraudes. Cette décision enjoignait à la société de cesser d'utiliser la mention "Malvoisie" et le terme "château" sur ses étiquettes de vin. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que l'utilisation du terme "Malvoisie", traduction de "Malvasia", constituait une usurpation des appellations d'origine protégées (AOP) grecques "Malvasia", en violation du règlement (UE) n° 1308/2013, indépendamment de tout risque de confusion pour le consommateur.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107280(TA38-2107280)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, agent contractuel du centre hospitalier Alpes-Léman, qui contestait la décision de l'établissement prenant acte de sa démission. Le tribunal a jugé que les courriels de M. B exprimaient une volonté non équivoque de cesser ses fonctions, conformément à l'article 45-1 du décret du 6 février 1991. Les conclusions indemnitaires de M. B ont été déclarées irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande du centre hospitalier au titre des frais de justice a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203317(TA38-2203317)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, attachée territoriale, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail (11 mai au 31 juillet 2021) consécutifs à la réception de courriels désobligeants de sa hiérarchie. Le tribunal a jugé que les propos tenus dans ces échanges, bien que dépréciatifs, n'excédaient pas l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et ne constituaient donc pas un accident de service au sens de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du président de la communauté d'agglomération du Grand Annecy.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204462(TA38-2204462)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, agent stagiaire, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle par la commune d'Annecy. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires, faute de demande préalable. Sur le fond, il a écarté les moyens d’annulation, considérant que la décision de refus de titularisation n’a pas à être motivée et que les dispositions relatives au licenciement en cours de stage étaient inapplicables. La solution retenue s’appuie sur le code de justice administrative et le code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204636(TA38-2204636)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCCV Les Abattoirs d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Montélimar refusant un permis de construire pour un groupe d’habitations. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, la délégation de signature étant régulière. S’agissant du motif de refus lié à l’absence de titre habilitant le demandeur, le tribunal a rappelé que l’administration ne peut vérifier la validité de l’attestation fournie par le pétitionnaire, conformément aux articles R. 423-1, R. 431-5 et R. 423-38 du code de l’urbanisme. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’analyse juridique indique une annulation probable du refus sur ce point.

Résumé IA