Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 724/1714
N° TA38-2409599(TA38-2409599)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B, ressortissant tunisien, de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. Cette solution fait suite à la délivrance par la préfète de l'Isère d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 mars 2025. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2203768(TA38-2203768)
Ce jugement du Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) concerne la responsabilité du département de l'Isère pour un accident survenu le 23 mars 2019, lorsqu'un mineur confié à ses services d'aide sociale à l'enfance a blessé à l'œil un autre enfant avec une balle en caoutchouc. Le tribunal retient la responsabilité sans faute du département, en application des articles 375 et suivants du code civil, au motif que la garde du mineur auteur du dommage lui avait été confiée par le juge des enfants. Il écarte l'argument du département contestant l'imputabilité des faits, se fondant sur les déclarations du mineur auteur. Le tribunal se prononce ensuite sur l'évaluation des différents préjudices subis par la victime.
N° TA38-2409636(TA38-2409636)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 30 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient signés par une autorité compétente et que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée, en application de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant la légalité des mesures préfectorales.
N° TA38-2107818(TA38-2107818)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 17 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme G et autres de leur requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté du maire de Saint-Jorioz du 23 avril 2021. Cette ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt la procédure sans examiner le fond du litige. Les défendeurs, la commune et M. E, ont renoncé à leurs demandes de frais de justice.
N° TA38-2407954(TA38-2407954)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du préfet de l'Isère du 13 mai 2024 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le préfet avait motivé ce classement par l'absence de production d'actes d'état civil conformes, malgré une demande de régularisation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant (documents fournis avec apostilles en anglais, difficultés de communication, absence de réponse au recours gracieux, caractère disproportionné) étaient inopérants et ne remettaient pas en cause la légalité de la décision. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA38-2101541(TA38-2101541)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société SAIGA Informatique contestant la validité du marché public attribué par Annemasse Agglo à la société 2iOPENService pour un progiciel de gestion de conservatoire. La requérante invoquait un manquement aux principes de transparence et d'égalité de traitement en raison d'une modification des sous-critères de notation technique entre le règlement de consultation et sa mise en œuvre. Le tribunal a considéré que cette modification, qui a regroupé deux sous-critères en un seul sans changer la pondération globale, ne constituait pas un manquement en rapport direct avec l'éviction de la société SAIGA Informatique, classée deuxième. La demande indemnitaire a été rejetée par voie de conséquence, et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à la collectivité au titre des frais de justice.
N° TA38-2200066(TA38-2200066)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Karting de la Roche de Glun d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) de résilier une convention d’occupation temporaire du domaine public conclue avec la société Acha. Le tribunal a relevé d’office que la convention litigieuse étant arrivée à son terme le 30 novembre 2023, le recours, dont l’objet est de mettre fin à l’exécution d’un contrat, avait perdu son objet. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, en application de la jurisprudence du Conseil d’État (CE, Section, 30 juin 2017, Syndicat Mixte De Promotion De L'activité Transmanche).
N° TA38-2409506(TA38-2409506)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande de liquidation d’astreinte sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, constate que le préfet de l’Isère a, par un arrêté du 12 décembre 2024, statué à nouveau sur la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme B, exécutant ainsi l’injonction prononcée par l’ordonnance de référé du 26 juillet 2024. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la requête de Mme B, l’astreinte n’ayant plus lieu d’être liquidée.
N° TA38-2202274(TA38-2202274)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Alain Chamosset TP, qui demandait la condamnation de la commune de Contamine-Sarzin à lui verser 54 300 euros sur le fondement de l'enrichissement sans cause pour des prestations réalisées sans contrat écrit. Le tribunal a jugé que l'action quasi-contractuelle n'était pas recevable en l'absence de nullité d'un contrat préexistant et que la réalité des prestations n'était pas établie. Les conclusions indemnitaires, y compris celles pour résistance abusive, ont été rejetées. La société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408325(TA38-2408325)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre le refus implicite de la préfète de l'Isère d'accorder le regroupement familial à son épouse. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, il avait déjà annulé la décision contestée par un jugement au fond du 17 décembre 2024, rendant ainsi sans objet les conclusions en suspension et en injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté les conclusions accessoires.
N° TA38-2108409(TA38-2108409)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, professeur des écoles, qui contestait le refus du directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) de la Drôme d’accéder à sa demande de rupture conventionnelle. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision initiale régulièrement signée et suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que les décisions attaquées n’étaient pas entachées de discrimination, d’erreur manifeste d’appréciation ni de méconnaissance du principe d’égalité de traitement entre fonctionnaires. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’éducation, la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 et la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008.
N° TA38-2202137(TA38-2202137)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, gardien-brigadier de police municipale, qui contestait le refus du maire de Chamonix-Mont-Blanc de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, la décision initiale étant suffisamment motivée et le moyen relatif à la décision sur recours gracieux étant inopérant. Il a également jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, faute de liaison préalable du contentieux. La solution s’appuie sur les articles 11 et 6 quinquies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
N° TA38-2104217(TA38-2104217)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B C, a annulé la décision du 10 mai 2021 par laquelle le maire de Saint-Paul-Trois-Châteaux lui avait délivré un certificat d’urbanisme négatif pour la construction d’un logement. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) était illégal, ce plan n’ayant pas été approuvé et n’étant donc pas opposable. La demande de substitution de motifs présentée par la commune a été rejetée, le tribunal estimant que le nouveau motif invoqué n’était pas fondé. Les conclusions indemnitaires et les autres demandes du requérant ont été rejetées comme irrecevables.
N° TA38-2206432(TA38-2206432)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a statué sur la requête de Mme B, infirmière au CHU Grenoble Alpes, victime d’un accident de service le 20 juillet 2016. La requérante demandait la condamnation de l’établissement à lui verser 297 997 euros en réparation de ses préjudices. Le tribunal a partiellement fait droit à sa demande, en tenant compte d’une provision déjà accordée de 25 764 euros et d’une offre de l’hôpital de 22 988 euros. La solution retenue s’appuie sur le principe de la responsabilité sans faute de l’employeur public pour les accidents de service, et distingue les préjudices couverts par les prestations statutaires (allocation temporaire d’invalidité) de ceux ouvrant droit à une indemnisation complémentaire (préjudices personnels et patrimoniaux d’autre nature). Les textes appliqués sont les dispositions du code de justice administrative, notamment l’article L. 761-1.
N° TA38-2207181(TA38-2207181)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 11 octobre 2022 par laquelle le préfet de l'Isère avait classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut de Mme B, ressortissante tunisienne. Le tribunal a retenu que le préfet était territorialement compétent pour traiter cette demande, en application de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la préfecture. En revanche, il a rejeté les conclusions à fin d'injonction, estimant que le préfet de l'Isère n'était plus compétent en raison du changement de résidence de l'intéressée.
N° TA38-2407306(TA38-2407306)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante macédonienne de 78 ans, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa vie familiale auprès de son fils en France. Le tribunal a estimé que sa présence récente sur le territoire et l'absence de preuve d'isolement dans son pays d'origine ne justifiaient pas la délivrance d'un titre de séjour. Tous les moyens soulevés, y compris l'incompétence du signataire et le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, ont été écartés.
N° TA38-2104163(TA38-2104163)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé le compte-rendu de l'entretien professionnel (CREP) de M. D, directeur des services pénitentiaires, pour l'année 2020. Le requérant contestait notamment l'absence de prise en compte de ses observations préalables et le caractère incomplet du document. Le juge a retenu que le CREP ne comportait pas d'observations obligatoires pour les objectifs non atteints ni d'objectifs pour l'année suivante, en méconnaissance des articles 2, 3 et 4 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. En conséquence, le tribunal a prononcé l'annulation de ce compte-rendu.
N° TA38-2409590(TA38-2409590)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B C, ressortissante mexicaine. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), faute de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du CESEDA.
N° TA38-2108123(TA38-2108123)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, professeur malentendant, qui estimait avoir été victime de discrimination en raison de son handicap lors de son stage à l'académie de Grenoble. Il demandait réparation pour un préjudice financier (frais de reconversion et perte de chance de titularisation) et un préjudice moral. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour avoir commis une faute en ne mettant pas en œuvre les aménagements de poste préconisés à plusieurs reprises par le médecin de prévention, en violation des obligations liées au handicap. En revanche, il a écarté les autres fautes alléguées concernant l'évaluation du stage et le renouvellement de celui-ci. La solution retenue est donc une condamnation partielle de l'État, sur le fondement de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
N° TA38-2202662(TA38-2202662)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. A, gardien-brigadier de police municipale à Chamonix-Mont-Blanc, contestant sa révocation par le maire et le retrait de son agrément par le procureur de la République. Le tribunal a jugé que les faits reprochés (photographies dénudées en uniforme avec des documents administratifs et immersion d’une radio de service durant ses congés) étaient établis et constituaient des fautes graves. Il a estimé que la sanction de révocation n’était pas disproportionnée au regard de ces manquements à l’honneur et au devoir. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de liaison préalable du contentieux.