Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2203846(TA38-2203846)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen particulier. Le tribunal a également estimé que l'OFII ne s'était pas cru en situation de compétence liée et que les moyens relatifs à la méconnaissance des dispositions légales et à l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2409109(TA38-2409109)
Le tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. et Mme C, ressortissants afghans réfugiés, du logement qu'ils occupaient indûment à Valence. Il a également autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du maintien irrégulier dans les lieux après la fin de leur hébergement pour demandeurs d'asile, du refus de trois propositions de logement et du non-paiement de leur participation financière, constituant des manquements graves au règlement intérieur.
N° TA38-2204970(TA38-2204970)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. B d’une demande indemnitaire contre la société SAUR pour des dommages causés par la rupture d’une canalisation d’eau potable, a relevé d’office un moyen tiré de l’incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a estimé que le litige, opposant un usager à un service public industriel et commercial de distribution d’eau, relève du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires. Constatant que le tribunal judiciaire de Valence s’était déjà déclaré incompétent, le tribunal administratif a renvoyé l’affaire au Tribunal des conflits pour trancher la question de compétence, en application de l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA38-2104367(TA38-2104367)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné trois requêtes de Mme F, commerçante sur les marchés de Romans-sur-Isère, contestant successivement un avertissement (23 avril 2021), une exclusion temporaire de 45 jours (28 mai 2021) et une exclusion définitive (20 juillet 2021) prononcées par le maire pour manquements aux règles d'hygiène. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté concernant l'avertissement, faute de mention des voies et délais de recours. Sur le fond, il a annulé l'avertissement pour défaut de procédure contradictoire, en méconnaissance de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, il a rejeté les demandes d'annulation de l'exclusion temporaire et de l'exclusion définitive, estimant que la matérialité des faits était établie et que ces sanctions n'étaient pas disproportionnées.
N° TA38-2409185(TA38-2409185)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire d'Allevard du 18 octobre 2024 interdisant l'ouverture des épiceries et distributeurs alimentaires en libre-service de 22h à 7h. La condition d'urgence a été reconnue, la société requérante justifiant d'une perte significative de chiffre d'affaires et d'un investissement récent compromis par cette mesure. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l'industrie était, en l'état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2205804(TA38-2205804)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C contestant un permis de construire délivré par le maire de Murianette pour un ensemble immobilier. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier, de la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLUi, PPRN, code de l'urbanisme) et de l'atteinte au paysage. La décision retient que le projet est conforme aux dispositions applicables, en particulier aux articles R. 431-10, R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi qu'au règlement du PLUi de Grenoble-Alpes Métropole. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation du permis de construire et du refus du recours gracieux.
N° TA38-2205824(TA38-2205824)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l’université Grenoble-Alpes de l’admettre en troisième année de licence de physique. Le requérant invoquait la méconnaissance de la convention de partenariat entre son lycée et l’université. Le tribunal a jugé que M. A, n’ayant pas effectué la double inscription obligatoire en deuxième année de licence durant sa classe préparatoire, ne pouvait pas bénéficier des dispositions de la convention permettant l’accès de droit en troisième année. La solution retenue est fondée sur les articles L. 612-3 du code de l’éducation et les stipulations de la convention précitée.
N° TA38-2205905(TA38-2205905)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Murianette à la société Gilles Trignat Résidences pour la construction de deux bâtiments de 50 logements et 47 garages. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment l’incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance des règles d’implantation, de hauteur et d’insertion architecturale prévues par le PLUi de Grenoble-Alpes Métropole, ainsi que la violation des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. Le tribunal a retenu que le projet méconnaissait plusieurs dispositions du PLUi, notamment les articles 4.6.1 et 4.6.4 relatifs à la hauteur maximale, l’article 5.2 sur les volumes complexes, l’article 5.1 concernant les terrassements et l’article 5.4 ainsi que l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme relatifs à l’insertion paysagère. En conséquence, le tribunal a annulé le permis de construire et le refus du recours gracieux, sans faire application des articles L. 600-5 ou L.
N° TA38-2409132(TA38-2409132)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'attestation de conformité des travaux de toiture délivrée par le maire d'Apprieu. La requérante invoquait l'urgence et des doutes sérieux sur la légalité de l'acte, notamment pour non-respect des normes parasismiques et vice de procédure. Le tribunal a examiné la requête au fond (n°2409133) et appliqué les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction, de déport et d'indemnisation.
N° TA38-2409992(TA38-2409992)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier dénonçait des actes de harcèlement moral et diverses atteintes aux droits de la propriété intellectuelle imputés à l'INRIA, à l'Université Grenoble Alpes et à l'Université de Chambéry. Le juge a estimé que la requête ne permettait pas d'identifier précisément la liberté fondamentale à laquelle il aurait été porté une atteinte grave et manifestement illégale. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans procédure contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2409424(TA38-2409424)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. A d’une demande d’injonction visant à obtenir du préfet une décision sur le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l’Isère a délivré une attestation de décision favorable le 12 décembre 2024, rendant la requête sans objet. En application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.
N° TA38-2200925(TA38-2200925)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, fonctionnaire de l'inspection du travail, contestant le refus de réexamen de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) au 1er janvier 2021. Le tribunal a annulé la décision du 15 décembre 2021 du directeur départemental de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Savoie, au motif qu'elle était fondée sur une note de service régionale du 27 septembre 2021 illégale, faute de compétence de son auteur et d'opposabilité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
N° TA38-2409114(TA38-2409114)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant afghan, du logement qu'il occupait indûment dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à La Roche-sur-Foron. La solution retenue se fonde sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux personnes ayant obtenu le statut de réfugié mais commettant des manquements graves au règlement intérieur. Le juge a constaté que M. B, après s'être vu reconnaître la qualité de réfugié le 21 octobre 2022, s'était maintenu dans les lieux au-delà de la date autorisée, avait refusé une proposition de logement et ne s'acquittait pas de sa participation financière, constituant des manquements graves. La mesure a été jugée urgente et utile car le maintien de l'intéressé faisait obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des places d'hébergement.
N° TA38-2206499(TA38-2206499)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. R A et autres, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 13 avril 2022 par lequel le maire de Pontcharra avait accordé un permis de construire valant permis de démolir à la SAS ATR Promotion pour un bâtiment d'habitation collectif. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incomplétude du dossier et la méconnaissance du plan local d'urbanisme, mais les a écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les fins de non-recevoir. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA38-2409397(TA38-2409397)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait un rendez-vous en préfecture pour le dépôt d'une demande de changement de statut. Le juge a estimé que la condition d'utilité n'était pas remplie, la procédure applicable ne nécessitant pas de présentation personnelle et les documents requis ayant déjà été transmis par courrier. La condition d'urgence n'était pas davantage caractérisée, l'intéressée bénéficiant d'une attestation de prolongation d'instruction. En conséquence, la requête a été rejetée, à l'exception de l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle accordée à Mme A.
N° TA38-2409395(TA38-2409395)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée le 12 décembre 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en référé et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2406968(TA38-2406968)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de provision de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et l'absence de délivrance d'attestations de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que l'obligation de l'État de délivrer un titre de séjour était sérieusement contestable, faute pour M. B de justifier de sa contribution à l'entretien de son enfant français. En revanche, le défaut de délivrance d'attestations de prolongation a été reconnu comme fautif, ouvrant droit à une provision de 200 euros en réparation des préjudices subis. La décision se fonde sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2105332(TA38-2105332)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme E demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Conjux refusant un permis de construire une maison individuelle. Les requérants soutenaient que le maire était lié par un certificat d'urbanisme positif délivré en 2019, mais le tribunal a jugé que ce certificat ne conférait pas un droit à obtenir le permis et que le refus pouvait être fondé sur la localisation du projet. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme, estimant que la règle de cristallisation des règles d'urbanisme ne s'opposait pas à un refus basé sur l'article L. 121-8 du même code, relatif à l'extension de l'urbanisation en continuité avec les agglomérations existantes. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2409274(TA38-2409274)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mmes C et de la SCI C visant à suspendre un permis de construire délivré par le maire de Megève. Les requérants, voisins immédiats, invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (articles 2UH3, 4.3, 6UH3, 7UH3, 11UH3) et des règles de stationnement. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, et a rejeté la requête sans se prononcer sur la fin de non-recevoir.
N° TA38-2406551(TA38-2406551)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 août 2024 par lequel le préfet de la Drôme refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. La décision a été censurée en raison de deux erreurs de fait commises par le préfet, qui avait estimé à tort que le requérant ne justifiait pas d’une présence continue en France depuis 2017 et qu’il avait déjà fait l’objet d’une mesure d’éloignement. Le tribunal a jugé que ces erreurs avaient pu influencer la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. L’État a également été condamné à verser 900 euros au titre des frais de justice.