Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2201057(TA38-2201057)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait le refus du maire de Theys de lui délivrer un certificat d'urbanisme opérationnel pour un projet de construction de deux logements. La requérante s'est désistée de l'instance avant que le tribunal ne statue sur le fond, notamment sur les moyens tirés de la violation des articles L. 122-5 et L. 122-10 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2201041(TA38-2201041)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 21 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Volvent a décidé de mettre en vente un ancien temple. Le requérant soutenait notamment que la commune n’était plus propriétaire du bien en raison d’un échange antérieur et que la délibération litigieuse retirait illégalement des actes créateurs de droits. Le tribunal a jugé que les délibérations de 1991 et 2001, portant sur un échange de parcelles, constituaient des actes créateurs de droits dès lors que l’accord sur la chose et le prix était parfait au sens de l’article 1583 du code civil. En conséquence, la délibération du 3 février 2008, qui annulait cet échange, était illégale, et la commune ne pouvait valablement disposer du bien. La délibération attaquée du 21 décembre 2021 a donc été annulée.
N° TA38-2407117(TA38-2407117)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 14 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, malgré la présence de sa famille en France, en raison de son maintien irrégulier et de l'absence d'obstacle à la reconstitution de la cellule familiale au Kosovo. L'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale, car fondée sur un refus de séjour valide et motivée par référence à ce dernier, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision fixant le pays de renvoi a également été validée, et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2407121(TA38-2407121)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raison de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA38-2409142(TA38-2409142)
Le Tribunal administratif de Grenoble a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de résident de dix ans de M. C, ressortissant algérien. La condition d'urgence a été présumée remplie car il s'agissait d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire "vie privée et familiale" et un récépissé autorisant le travail.
N° TA38-2409546(TA38-2409546)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l’Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, la préfète a pris une décision favorable sur la demande de l’intéressé, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 600 euros à l’avocat de M. B au titre des frais d’instance, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2409555(TA38-2409555)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère concernant sa demande de regroupement familial pour ses deux filles. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Cette absence d'urgence a été motivée par l'ancienneté de la séparation du requérant avec ses filles et l'absence d'éléments démontrant une situation critique pour elles en Côte d'Ivoire. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA38-2409621(TA38-2409621)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite du préfet refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante ayant maintenu ses conclusions au titre des frais de justice, l’État, partie perdante, a été condamné à lui verser une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405127(TA38-2405127)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions en annulation et injonction, après que la requérante a indiqué ne plus les maintenir. La requête initiale visait à contester le refus oral du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a rejeté les conclusions de Mme B tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204981(TA38-2204981)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la délibération du 30 juin 2022 du conseil municipal de Bourg-Saint-Maurice fixant des tarifs réduits pour les remontées mécaniques destinés à la clientèle locale. La juridiction a jugé que la notion d'"employés de la station et travailleurs indépendants" était insuffisamment précise, créant un risque d'application aléatoire. Surtout, elle a estimé que la différenciation tarifaire fondée sur la résidence ou le lieu d'emploi méconnaissait le principe d'égalité entre les usagers d'un service public industriel et commercial, aucune différence objective de situation ou motif d'intérêt général ne la justifiant. La décision s'appuie notamment sur les principes généraux du droit administratif et les codes des transports et du tourisme.
N° TA38-2409012(TA38-2409012)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 19 septembre 2024 ordonnant à M. C de se dessaisir de ses armes et retirant la validation de son permis de chasser. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, les atteintes alléguées au droit de propriété et à la vie privée ne créant pas par elles-mêmes une situation d'urgence, et l'arrêté poursuivant un objectif de sécurité publique. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2409307(TA38-2409307)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B, agent contractuel du CROUS Grenoble Alpes, qui contestait l’obligation de se soumettre à un examen médical par un médecin agréé, y compris psychiatre, avant de reprendre son service. Le juge a estimé que le moyen invoqué n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, dès lors que l’article 17 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 permet d’évaluer l’aptitude à la reprise pour toute raison de santé, sans exclure les pathologies psychiques. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2409921(TA38-2409921)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à une ressortissante congolaise pour l'enregistrement de sa demande d'asile sous trois jours ouvrés. Le juge a estimé que le délai d'enregistrement de plus d'un mois, excédant les délais légaux prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Cette atteinte était aggravée par la situation de grande précarité de la requérante, enceinte et sans hébergement avec son enfant, justifiant l'urgence. L'ordonnance a également admis l'intervention de l'association Accueil demandeurs d'asile et accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
N° TA38-2409924(TA38-2409924)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fournir un hébergement d'urgence pour elle et ses trois enfants, invoquant une atteinte grave à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que, malgré la situation de détresse de la requérante, la carence de l'administration n'était pas caractérisée, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement d'urgence dans le département et des nombreuses autres demandes en cours. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2105478(TA38-2105478)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la direction départementale des finances publiques de la Haute-Savoie lui demandant de restituer 7 221 euros d’aides perçues au titre du fonds de solidarité pour les mois de mars à juin 2020, octobre et novembre 2020, janvier et mars 2021. Le requérant soutenait que sa pension militaire de retraite ne devait pas être prise en compte pour le calcul des aides, mais le tribunal a jugé que les dispositions du décret n°2020-371 du 30 mars 2020 ne prévoient aucune exclusion pour les pensions militaires. En conséquence, M. B, qui percevait une pension mensuelle de 1 779,25 euros, devait la déclarer, ce qui le rendait inéligible à certaines aides ou réduisait leur montant. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sur le fondement du décret n°2020-371.
N° TA38-2104737(TA38-2104737)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme et M. C, qui demandaient l'annulation du refus implicite du maire de Corenc de retirer un permis de construire délivré en 2018 à la société VJ Constructions. Les requérants soutenaient que le permis avait été obtenu par fraude en raison d'informations mensongères sur la pente de la rampe d'accès au sous-sol. Le tribunal a jugé que la réalité de la fraude n'était pas établie, car les plans permettaient de mesurer la pente sans dissimulation. Il a également estimé que, même en cas de fraude, la pente litigieuse ne méconnaissait pas les dispositions de l'article UB 3 du plan local d'urbanisme ni de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, et que le refus de retrait n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
N° TA38-2101980(TA38-2101980)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. A, gérant de la SAS AM Nettoyages 74, visant à obtenir des subventions du fonds de solidarité pour les mois de novembre 2020 à février 2021. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation de la décision du 11 janvier 2021 rejetant la demande pour novembre 2020, en raison de sa tardiveté. Pour les autres mois, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait correctement appliqué les critères d'éligibilité prévus par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA38-2407105(TA38-2407105)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 30 août 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux intenses en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'injonction et les frais de justice, sur le fondement des textes précités et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409898(TA38-2409898)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à un couple de demandeurs d'asile afghans et leurs cinq enfants dans un délai de trois jours ouvrés. Le juge a constaté que le délai d'enregistrement de leur demande d'asile, fixé à plus d'un mois, excédait les délais légaux prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette situation, conjuguée à la grande précarité de la famille dormant dans la rue, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit constitutionnel d'asile, justifiant l'urgence et l'injonction. L'ordonnance admet également provisoirement les requérants à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 1 000 euros à leur avocate.
N° TA38-2409256(TA38-2409256)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour opposé à Mme A par le préfet de l'Isère. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que celle-ci n'a pas démontré le caractère incomplet du dossier de demande. Il retient que la condition d'urgence est présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Enfin, il juge que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.