Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406388(TA38-2406388)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé par délégation et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, sans que le résumé ne détaille l'examen des autres moyens (droit d'être entendu, erreur de droit, violation de l'article 8 de la CEDH, etc.). Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2406393(TA38-2406393)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (4ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406409(TA38-2406409)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 6 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier suivre un enseignement en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA38-2406637(TA38-2406637)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête contenait des conclusions et des moyens suffisamment explicites. Sur le fond, il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte durée de séjour (trois ans) et de ses attaches familiales au Maroc. Enfin, le tribunal a constaté que le métier de second de cuisine invoqué par M. D ne figurait pas sur la liste des métiers en tension, rendant inapplicable l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406949(TA38-2406949)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de la requérante dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA38-2407181(TA38-2407181)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant sa demande de certificat de résidence algérien. En cours d'instance, le préfet a délivré à M. A un certificat de résidence valable dix ans, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le juge des référés a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais d'instance.
N° TA38-2304033(TA38-2304033)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F, M. et Mme C et Mme H, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 13 février 2023 par lequel le maire de Peillonnex avait accordé à la SNC Alpes un permis de construire 14 logements valant permis de démolir. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des articles U3.1 et U2.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs aux accès et à l'implantation des constructions, ainsi que l'insuffisance d'alimentation en eau potable au regard de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que les voies d'accès étaient adaptées à la desserte du projet et que les autres moyens n'étaient pas fondés, rejetant ainsi l'intégralité des conclusions des requérants.
N° TA38-2403864(TA38-2403864)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme B A et de son fils M. C A, ressortissants roumains, qui contestaient les arrêtés du 12 octobre 2023 du préfet de l'Isère leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. En conséquence, les conclusions accessoires relatives à la fixation du pays de destination et à l'interdiction de circulation ont également été rejetées.
N° TA38-2404553(TA38-2404553)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 26 avril 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a suspendu les conditions matérielles d'accueil de Mme A, une ressortissante guinéenne demandeuse d'asile. Le tribunal juge que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte la vulnérabilité de Mme A, qui était enceinte et dont l'état de santé l'empêchait de se présenter aux convocations, en méconnaissance des articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est annulée et il est enjoint à l'OFII de rétablir Mme A dans ses droits dans un délai de huit jours.
N° TA38-2108007(TA38-2108007)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C et M. E, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Val d'Isère à la SARL le Rocher pour un chalet. La juridiction a d'abord jugé que les requérants, bien que voisins immédiats, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, faute de démontrer une atteinte directe à leurs conditions de jouissance de leur bien. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du code du patrimoine et du plan local d'urbanisme.
N° TA38-2204513(TA38-2204513)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du 4 juillet 2022 du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant la délivrance d'une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a estimé que le CNAPS avait fait une exacte application de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en considérant que les condamnations et mises en cause de M. B, notamment pour des faits de conduite en état alcoolique en récidive et de violences, étaient incompatibles avec l'exercice de fonctions d'agent de sécurité. Malgré l'ancienneté de certains faits, leur nature et leur réitération traduisaient un comportement contraire à l'honneur, à la probité et à la sécurité des personnes. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2205017(TA38-2205017)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du 28 juin 2022 par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire d'Aiton avait refusé de délivrer un permis de visite à la compagne de M. B, détenu. L'annulation est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, la décision ne comportant pas le nom et le prénom de son auteur. En conséquence, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B au titre des frais de justice. La demande d'injonction a été rejetée, M. B n'étant plus incarcéré dans cet établissement à la date du jugement.
N° TA38-2205692(TA38-2205692)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Valence, qui contestait la décision du 6 juillet 2022 ordonnant le retrait définitif de son ordinateur. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, estimant que M. B avait été mis à même de présenter ses observations avant la décision. Il a également jugé que le retrait définitif n'était pas disproportionné, compte tenu des traces de connexion internet et d'utilisation de logiciel d'entrave au contrôle, faits non contestés. La décision s'appuie sur le code pénitentiaire et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2206177(TA38-2206177)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du 27 septembre 2022 prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a écarté l'exception de désistement soulevée par le ministre de la justice, le requérant ayant confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti. Sur le fond, il a jugé que la décision attaquée était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et que les moyens tirés de l'absence de saisine du médecin et de rapport motivé du directeur interrégional, fondés sur les articles R. 213-21 et R. 213-25 du code pénitentiaire, n'étaient pas établis. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2303546(TA38-2303546)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes (n°2303546 et n°2303547) visant l'annulation d'un arrêté du maire de Loisin du 1er décembre 2022, accordant un permis de construire quatre maisons à M. B. Les requérants, voisins immédiats, ont été reconnus comme ayant un intérêt à agir. Le tribunal a soulevé d'office le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la commune n'ayant pas produit les justificatifs de délégation de fonction malgré une demande. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation de ce vice, fixant un délai de trois mois à compter de la notification du jugement.
N° TA38-2206327(TA38-2206327)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société AST Groupe contestant l'arrêté du maire de Luzinay du 30 mai 2022, qui avait opposé un sursis à statuer à sa demande de permis de construire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant qu'aucun permis tacite n'était né, le dossier ayant été complété après une demande de pièces manquantes. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, jugeant que le projet de plan local d'urbanisme était suffisamment avancé pour justifier le sursis. Enfin, le tribunal a considéré que le projet n'était pas de nature à compromettre l'exécution du futur PLU, annulant ainsi l'arrêté de sursis à statuer.
N° TA38-2206934(TA38-2206934)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les demandes de la SAS WE-EF Lumière visant à contester le refus d’autorisation de licencier un salarié protégé, M. B. La juridiction a constaté que la décision initiale de l’inspecteur du travail du 28 mars 2022 avait été retirée par une décision expresse du ministre du travail du 7 novembre 2022, laquelle s’est substituée à la décision implicite de rejet du recours hiérarchique. Le tribunal a donc jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision du 28 mars 2022, devenue caduque. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés contre la décision ministérielle du 7 novembre 2022, estimant que le refus d’autorisation était justifié par l’existence d’un lien entre la demande de licenciement et les mandats exercés par le salarié, sans erreur d’appréciation ni violation du contradictoire. Les requêtes ont été rejetées, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA38-2303729(TA38-2303729)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Le Flo d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Megève du 13 décembre 2022 accordant un permis de construire trois bâtiments d’habitation à la SCI El Invest. La requérante invoquait notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) patrimoniale, du plan local d’urbanisme (PLU) et des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité d’un moyen nouveau et a envisagé un sursis à statuer pour permettre la régularisation des vices constatés, tenant à l’incompatibilité avec l’OAP patrimoniale et à la méconnaissance des articles 1.5 et 2.6 du règlement du PLU. La solution retenue n’est pas encore définitive, le tribunal ayant sollicité les observations des parties sur l’application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme.
N° TA38-2105977(TA38-2105977)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A D, qui demandait l'annulation du permis de construire modificatif délivré le 19 avril 2021 par le maire de Hauteluce à la SCCV Les Chalets Jorasse. Le tribunal a d'abord jugé que le moyen tiré de l'absence de qualité du pétitionnaire était inopérant, l'administration n'ayant pas à vérifier la validité de l'attestation fournie, sous réserve de fraude. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles R. 423-1 et R. 431-5 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2405797(TA38-2405797)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, et a jugé que le refus ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.