Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2409980(TA38-2409980)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, ressortissant turc, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 12 décembre 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le moyen tiré de l’incompétence du signataire était inopérant et que la décision, fondée sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était suffisamment motivée. Il a estimé que l’OFII avait pris en compte la situation de vulnérabilité du demandeur, conformément aux articles D. 551-17 du même code et aux articles 20 et 21 de la directive 2013/33/UE.
N° TA38-2409970(TA38-2409970)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que, bien que la famille soit vulnérable, le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux demandes de réexamen d'asile. Les requérants ont néanmoins été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2409776(TA38-2409776)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l’Isère de convoquer M. B, ressortissant albanais, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l’urgence, compte tenu de l’expiration prochaine du contrat de travail et des démarches infructueuses du requérant pour obtenir un rendez-vous. Il a ordonné la fixation d’un rendez-vous sous cinq jours, dans un délai maximum d’un mois, et condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2409737(TA38-2409737)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, dont le titre de séjour expirait le 12 décembre 2024, afin d'obtenir une injonction à la Préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement avec changement de statut. Le juge a rappelé que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour enregistrer une demande de titre de séjour, et que la condition d'urgence est en principe remplie en cas de renouvellement de titre. En l'espèce, la demande de changement de statut ne figurant pas sur la liste des demandes dématérialisées, le juge a implicitement reconnu l'utilité de la mesure. La solution retenue est l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et l'injonction à la préfecture de communiquer un rendez-vous, sous astreinte, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409736(TA38-2409736)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme B, ressortissante turque, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a écarté l'argument de la préfecture selon lequel l'intéressée pouvait justifier de la régularité de son séjour sur le fondement de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce texte n'étant pas applicable à sa situation. Constatant l'urgence et l'utilité de la mesure, le tribunal a ordonné à la préfecture de délivrer un rendez-vous dans un délai de trois semaines, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA38-2409723(TA38-2409723)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour (admission exceptionnelle au séjour), en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous depuis juin 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande et non d'un renouvellement, et que M. B, qui travaille en France depuis 2020, n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous à bref délai. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409605(TA38-2409605)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous en préfecture sous astreinte. Le requérant s'est désisté après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État étant considéré comme partie perdante. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409518(TA38-2409518)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de la société GTS alimentation demandant la suspension de l'arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "Gotham Shop" pour trois mois. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409466(TA38-2409466)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative et financière de l'intéressé, et que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un document provisoire autorisant le travail dans l'attente. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2409464(TA38-2409464)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative et financière du requérant, et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé l'autorisant à travailler sous cinq jours. L'Etat a été condamné à verser 800 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2409239(TA38-2409239)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C qui demandait qu'un rendez-vous lui soit délivré pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que M. C ne justifiait pas d'une situation d'urgence, car il n'avait pas démontré avoir tenté de déposer sa demande via le téléservice ANEF, comme l'exigent les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA38-2410152(TA38-2410152)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Haute-Savoie portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que la requérante résidait à Paris à la date de la décision attaquée, le tribunal a fait application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2409238(TA38-2409238)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme C d’une demande de suspension de décisions implicites du préfet de l’Isère refusant la délivrance d’un titre de séjour et d’un document de circulation pour étranger mineur. Lors de l’audience, les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales aux fins de suspension et d’injonction, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a admis les intéressés au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 1 200 euros à leur avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2409015(TA38-2409015)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "salarié" (article L. 421-1 du CESEDA). En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais irrépétibles.
N° TA38-2200439(TA38-2200439)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant britannique, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de ski. Le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2005/36/CE et du code du sport, notamment sur la procédure de reconnaissance des qualifications professionnelles. Il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'illégalité fautive et a rejeté l'ensemble des demandes, y compris les conclusions indemnitaires pour préjudices moral et économique. La décision s'appuie sur les textes relatifs à la reconnaissance des qualifications professionnelles et au code du sport.
N° TA38-2307817(TA38-2307817)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C pour contester le refus de la CAF de l'Isère de lui accorder une remise de dette de prime d'activité de 866,67 euros. En défense, la CAF a informé le tribunal que l'indu avait été régularisé et soldé le 15 novembre 2024, suite à un rappel de prime d'activité. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2205982(TA38-2205982)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 922,20 euros pour la période d'octobre 2020 à janvier 2022. Le requérant soutenait que les sommes non déclarées provenaient de prêts et dons familiaux, mais le tribunal a jugé qu'il n'apportait pas la preuve de la réalité de ces prêts, notamment en l'absence de justificatifs de remboursement. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, qui incluent toutes les ressources du foyer dans le calcul du RSA. Le tribunal a ainsi confirmé le bien-fondé de l'indu et validé la décision du président du conseil départemental de la Haute-Savoie.
N° TA38-2206017(TA38-2206017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C qui contestait un titre exécutoire émis par le département de l'Isère pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 064,64 euros, ainsi que le refus de remise gracieuse de cette dette. Le tribunal a estimé que la requérante, qui n'avait pas déclaré les revenus professionnels de son conjoint, ne justifiait pas de sa situation de précarité financière, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse sur le fondement de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remise et la validation du titre exécutoire.
N° TA38-2206024(TA38-2206024)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C D contestant deux indus notifiés par la caisse d'allocations familiales de la Drôme, l'un de 525 euros au titre de l'aide au logement (mai 2020 à avril 2022) et l'autre de 1 749,30 euros au titre de la prime d'activité (août 2020 à avril 2022). Le tribunal a estimé que les sommes perçues par la requérante de son ex-mari constituaient des ressources imposables au sens des articles L. 822-5 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation, et qu'elles devaient être déclarées pour le calcul des droits aux prestations. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, les textes appliqués étant le code de la construction et de l'habitation, le code de la sécurité sociale et le code général des impôts.
N° TA38-2206065(TA38-2206065)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme B contestant une contrainte émise par la CAF de l'Isère pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 10 883,60 euros, ainsi qu'une pénalité administrative pour fraude. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la CAF, jugeant que la requérante pouvait contester le bien-fondé de l'indu à l'occasion de l'opposition à la contrainte, même si la décision initiale sur le recours préalable était devenue définitive. Sur le fond, le tribunal a examiné la situation de Mme B au regard des articles L. 821-1 et L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation, mais le résumé de la solution retenue n'est pas fourni dans l'extrait.