Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 706/1714
N° TA38-2103876(TA38-2103876)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Les Praz d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Chamonix-Mont-Blanc refusant un permis de construire pour un chalet individuel, au motif que le projet méconnaissait l’article UBC2.1.2 du PLU imposant des logements sociaux pour les programmes de plus de 300 m². La société requérante s’est désistée de son instance par un mémoire du 12 décembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2203390(TA38-2203390)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de versement du Forfait Mobilité Durable pour 2020 et à obtenir le paiement de 200 euros. Le requérant n’ayant pas répondu à la demande de confirmation de maintien de ses conclusions formulée sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 31 décembre 2024, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2203396(TA38-2203396)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 2 mai 2022 rejetant sa demande de revalorisation de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021. En application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. M. A n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement d’office et lui en a donné acte par ordonnance du 31 décembre 2024.
N° TA38-2204482(TA38-2204482)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait l'annulation de décisions du SYMBHI et une indemnisation de 332.492,20 euros pour des préjudices liés aux débordements de la rivière de la Taille. Le requérant s'est désisté de sa requête en plein contentieux, et le syndicat défendeur a accepté ce désistement. L'ordonnance, fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans autre mesure. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par un désistement.
N° TA38-2407169(TA38-2407169)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé un titre de séjour étudiant à M. F, ressortissant guinéen, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision est annulée pour erreur de droit, le préfet n'ayant pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, notamment son concubinage avec une ressortissante française et la naissance de leur enfant. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. F dans un délai d'un mois. La décision se fonde sur les articles L. 422-1 et L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2407159(TA38-2407159)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'insertion professionnelle du requérant, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2407158(TA38-2407158)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 9 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2406258(TA38-2406258)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, M. A ayant pu présenter ses observations lors de son audition par la police aux frontières. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A ne justifiait pas d'un droit au séjour au Portugal. Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2409606(TA38-2409606)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant le 31 décembre 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en référé, cette demande étant devenue sans objet. L'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocat de M. B au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2205982(TA38-2205982)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 922,20 euros pour la période d'octobre 2020 à janvier 2022. Le requérant soutenait que les sommes non déclarées provenaient de prêts et dons familiaux, mais le tribunal a jugé qu'il n'apportait pas la preuve de la réalité de ces prêts, notamment en l'absence de justificatifs de remboursement. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, qui incluent toutes les ressources du foyer dans le calcul du RSA. Le tribunal a ainsi confirmé le bien-fondé de l'indu et validé la décision du président du conseil départemental de la Haute-Savoie.
N° TA38-2206017(TA38-2206017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C qui contestait un titre exécutoire émis par le département de l'Isère pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 064,64 euros, ainsi que le refus de remise gracieuse de cette dette. Le tribunal a estimé que la requérante, qui n'avait pas déclaré les revenus professionnels de son conjoint, ne justifiait pas de sa situation de précarité financière, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse sur le fondement de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remise et la validation du titre exécutoire.
N° TA38-2403889(TA38-2403889)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a étendu les opérations d'expertise déjà ordonnées sur l'école du Barlatier aux sociétés Socotec construction et Etablissement Brelat (venant aux droits de la société ATZ). Cette extension a été décidée sur demande de la société Manca Charpente et de M. B, formulée dans le délai légal de deux mois suivant la première réunion d'expertise. Le juge a estimé que la participation de ces sociétés était utile à l'expertise, sans préjuger de leurs responsabilités, en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. La demande de la société Etablissement Brelat tendant à obtenir le remboursement de frais de procès a été rejetée.
N° TA38-2407764(TA38-2407764)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision "48SI" du 10 mai 2024 invalidant son permis de conduire pour défaut de points. Le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que le stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué par le requérant en octobre 2023 avait été enregistré, permettant l’ajout de 4 points et le rétablissement de la validité du permis. Constatant que la décision contestée avait été retirée et que le litige était devenu sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409549(TA38-2409549)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester une contrainte émise par la CAF de l'Isère visant à recouvrer une pénalité administrative de 1 500 euros. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a rappelé que, selon l'article L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale, la contestation d'une telle pénalité relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l'ordre administratif. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence matérielle de la juridiction administrative.
N° TA38-2206024(TA38-2206024)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C D contestant deux indus notifiés par la caisse d'allocations familiales de la Drôme, l'un de 525 euros au titre de l'aide au logement (mai 2020 à avril 2022) et l'autre de 1 749,30 euros au titre de la prime d'activité (août 2020 à avril 2022). Le tribunal a estimé que les sommes perçues par la requérante de son ex-mari constituaient des ressources imposables au sens des articles L. 822-5 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation, et qu'elles devaient être déclarées pour le calcul des droits aux prestations. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, les textes appliqués étant le code de la construction et de l'habitation, le code de la sécurité sociale et le code général des impôts.
N° TA38-2303707(TA38-2303707)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté, par une ordonnance du 30 décembre 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Ce dernier contestait un retrait de points sur son permis de conduire suite à une infraction de 2020 et demandait la suppression de la mention "suspendu" de son dossier. Le tribunal a relevé que M. A avait bénéficié d'une reconstitution totale de son capital de points le 12 juillet 2024 et que la suspension administrative avait été levée après une visite médicale en juin 2023. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête étant devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2409616(TA38-2409616)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'accorder un rendez-vous à Mme B avant le 16 janvier 2025 pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie malgré la prorogation légale de séjour, en raison de l'expiration imminente du titre et des difficultés notoires d'obtention d'un rendez-vous en préfecture. La mesure a été jugée utile car le renouvellement nécessite un dépôt physique au guichet en application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2409605(TA38-2409605)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous en préfecture sous astreinte. Le requérant s'est désisté après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État étant considéré comme partie perdante. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409790(TA38-2409790)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à un ressortissant tchadien pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence, le requérant justifiant de vaines tentatives pour obtenir un rendez-vous malgré l'expiration prochaine de son titre. La solution retenue impose à l'administration de fixer un rendez-vous sous huit jours, dans un délai maximal d'un mois, sans astreinte. Les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code, ainsi que l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique, ont été appliqués.
N° TA38-2409808(TA38-2409808)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'accorder un rendez-vous en préfecture à Mme A, ressortissante algérienne, pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'expiration du titre depuis 2019 et des difficultés persistantes d'obtention d'un rendez-vous, et que la mesure était utile et ne faisait obstacle à aucune décision administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.