Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500036(TA38-2500036)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un nouveau titre de séjour avant l'expiration de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la situation d'urgence n'était pas caractérisée, dès lors que l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet à l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour pendant trois mois après l'expiration de son titre en présentant le document expiré. En l'absence d'urgence justifiant une intervention dans le délai de quarante-huit heures, la requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2500008(TA38-2500008)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de prendre en charge M. et Mme A et leurs cinq enfants dans un hébergement d'urgence, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La juridiction a constaté que la famille, demandeuse d'asile et sans abri en période hivernale, subissait une carence caractérisée de l'État dans la mise en œuvre du droit à l'hébergement d'urgence prévu aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles. Cette carence a été jugée constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale du droit à l'hébergement d'urgence. La solution retenue s'appuie sur l'urgence et la situation de détresse sociale de la famille.
N° TA38-2410155(TA38-2410155)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, se déclare incompétent territorialement. Constatant que la requérante résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2410123(TA38-2410123)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. B, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a jugé que le seul placement en garde à vue de l'intéressé, sans condamnation pénale, ne suffisait pas à caractériser une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens de l'article L. 251-1 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a ainsi été annulée pour erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA38-2500011(TA38-2500011)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté de communes de Bièvre-Est. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble situé au Grand-Lemps, afin de constater les désordres, évaluer l'état des bâtiments mitoyens et déterminer s'il existe un péril imminent. La mission de l'expert, fondée sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, inclut la proposition de mesures de sauvegarde. L'expert devra rendre son rapport sous cinq jours et ses opérations doivent se tenir dans un délai de vingt-quatre heures.
N° TA38-2409677(TA38-2409677)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. A, ressortissant guinéen, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu des difficultés persistantes de l'intéressé à obtenir un rendez-vous en préfecture, mettant en péril son contrat d'apprentissage et sa formation. Le juge a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-3, et a enjoint à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA38-2410142(TA38-2410142)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de six mois, et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2409527(TA38-2409527)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A épouse E de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. La requérante, représentée par un avocat, avait initialement contesté une décision de la préfète de l’Isère relative à son droit au séjour. Le juge a admis la requérante au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision applique le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que le code de justice administrative.
N° TA38-2409517(TA38-2409517)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. C dans un délai de cinq jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence, présumée en matière de renouvellement de titre, et l'utilité de la mesure face à l'impossibilité pour l'intéressé d'obtenir un rendez-vous en préfecture. En revanche, la demande de délivrance d'un document provisoire de séjour avec autorisation de travail a été rejetée, cette délivrance étant subordonnée au dépôt d'un dossier complet. L'État a été condamné à verser 600 euros au conseil du requérant au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2409548(TA38-2409548)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet de l'Isère d'accorder le regroupement familial à son épouse et son fils. Constatant le défaut d'exécution de cette injonction et l'urgence persistante liée à la séparation familiale, le juge a modifié les mesures ordonnées. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2500006(TA38-2500006)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la demande, présentée indistinctement sur ces deux fondements aux objets et conditions distincts, était irrecevable. Aucune mesure d’urgence n’a donc été ordonnée, la requête étant rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2410340(TA38-2410340)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante afghane accompagnée de son enfant mineur, pour contester le délai de 54 jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a rappelé que l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile impose un enregistrement sous trois jours ouvrés, porté à dix jours en cas d'afflux exceptionnel. Constatant que le délai imparti excédait largement ces limites légales sans justification d'un afflux particulier, le tribunal a estimé que cette situation portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et a ordonné à la préfète d'enregistrer la demande dans un délai de trois jours ouvrés sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2004812(TA38-2004812)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association Les Amis de la Terre en Savoie, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 février 2020 abrogeant la déclaration d'utilité publique du forage de La Cha. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour abroger cet acte devenu sans objet, en application de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, sans nécessité de demande préalable. Il a également estimé que l'abrogation était justifiée par la désaffectation du captage depuis 2016 et sa rétrocession en 2018, et que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation ou de l'incompatibilité avec le SDAGE n'étaient pas fondés.
N° TA38-2409843(TA38-2409843)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C A, ressortissante colombienne. La requérante, qui souhaitait changer de statut pour obtenir un titre "étudiant" afin de conclure un contrat d'apprentissage, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a constaté que la préfète avait délivré, le 20 décembre 2024, une attestation de prolongation d'instruction, rendant sans objet les conclusions aux fins d'injonction de délivrance de ce document. En conséquence, il n'y a pas lieu de statuer sur ces conclusions, et la requête est rejetée pour le surplus.
N° TA38-2409494(TA38-2409494)
Le Tribunal administratif de Grenoble a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un certificat de résidence à Mme A, ressortissante algérienne. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la précarité administrative et financière de la requérante, résidant en France depuis l'âge de 2 ans. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un document provisoire autorisant le travail dans un délai de cinq jours.
N° TA38-2409542(TA38-2409542)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 18 octobre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Savoie avait suspendu l'agrément d'assistante maternelle de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision privant la requérante de ses revenus. Surtout, il a retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une insuffisance de motivation au regard des articles L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le département a été condamné à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2409552(TA38-2409552)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer à titre provisoire un certificat de résidence "vie privée et familiale" et, dans l'attente, un document provisoire autorisant le travail.
N° TA38-2409585(TA38-2409585)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande de l'association L214, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la suspension de l'arrêté préfectoral du 30 novembre 2024 levant temporairement la suspension d'activité de l'abattoir de Maurienne. Cette décision fait suite au retrait de l'arrêté contesté par le préfet de la Savoie le 17 décembre 2024. La requête en excès de pouvoir de l'association est ainsi devenue sans objet. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2409444(TA38-2409444)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 2 janvier 2025, a procédé à la liquidation provisoire d'une astreinte de 50 euros par jour, prononcée le 24 octobre 2024, à l'encontre du préfet de l'Isère pour inexécution d'une précédente ordonnance enjoignant le réexamen de la demande de titre de séjour de Mme C épouse B. Constatant que seule une attestation de prolongation d'instruction avait été délivrée, sans décision expresse sur le droit au séjour, le juge a liquidé l'astreinte à 3 050 euros pour la période du 3 novembre 2024 au 2 janvier 2025, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. La demande de réévaluation de l'astreinte a été rejetée, et l'État a été condamné à verser 600 euros au titre des frais de procès.
N° TA38-2408387(TA38-2408387)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A C de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a rejeté sa demande de frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative et article 37 de la loi du 10 juillet 1991), estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.