Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2409958(TA38-2409958)
Saisi par une ressortissante tunisienne en situation régulière, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a examiné une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Constatant l’urgence résultant de l’expiration prochaine du titre et des démarches infructueuses de l’intéressée sur la plateforme en ligne, le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a enjoint à la préfète de l’Isère de convoquer la requérante sous sept jours, dans un délai maximal d’un mois, sans assortir cette mesure d’une astreinte. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2409955(TA38-2409955)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A B. Celle-ci visait à obtenir une injonction pour que la préfète de l'Isère lui fixe un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré avoir accompli des démarches suffisantes et récentes pour obtenir un rendez-vous en ligne, conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions.
N° TA38-2409987(TA38-2409987)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant indien, afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressé le 17 janvier 2025 postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais exposés.
N° TA38-2409982(TA38-2409982)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant camerounais, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant invoquait l'urgence liée à l'expiration prochaine de son visa et les risques pour sa formation professionnelle. En défense, la préfète de l'Isère a fait valoir qu'un rendez-vous avait été fixé au 17 janvier 2025, soit postérieurement à l'introduction de la requête. Le juge a constaté que la demande d'injonction avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2410004(TA38-2410004)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante kosovare demandant qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration avait délivré le rendez-vous sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2302121(TA38-2302121)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère d’abroger son inscription au Fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA). En cours d’instance, le préfet a levé cette inscription par une décision du 21 avril 2023. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Il condamne l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2404028(TA38-2404028)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours prévu par les articles L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. Le dépôt tardif d'une demande d'aide juridictionnelle n'a pas prorogé ce délai.
N° TA38-2108175(TA38-2108175)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les consorts B d’une demande d’indemnisation pour le préjudice d’impréparation subi par Mme G B, décédée des suites d’un cancer, en raison d’un défaut d’information sur les risques de la radiothérapie qu’elle a subie en juillet 2017. Le tribunal a retenu la responsabilité du centre hospitalier régional de Grenoble sur le fondement de l’article L. 1111-2 du code de la santé publique, constatant que l’établissement n’apportait pas la preuve d’une information loyale et appropriée sur les conséquences neurologiques de ce traitement. Il a condamné l’hôpital à verser 15 000 euros aux requérants en réparation de ce préjudice, avec intérêts au taux légal à compter du 5 février 2021, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2108605(TA38-2108605)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société La Mangeoire, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 9 août 2021 par lequel le maire de Courchevel avait autorisé la démolition d'un chalet d'habitation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation (le permis de démolir n'étant pas une décision défavorable soumise à motivation), et la méconnaissance des articles R. 451-1 et R. 451-4 du code de l'urbanisme, estimant que les irrégularités du dossier n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2409976(TA38-2409976)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante russe demandant une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour et une indemnisation pour perte de salaire. La préfète de l'Isère ayant délivré l'attestation sollicitée en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. En revanche, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, car elles se heurtaient à une contestation sérieuse et n'étaient pas précédées d'une demande préalable, ce qui excédait les pouvoirs du juge des référés.
N° TA38-2500042(TA38-2500042)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la convocation d’un élève devant le conseil de discipline de son lycée. Le juge a estimé que cette convocation ne constitue pas une décision administrative susceptible d’être contestée par un recours en annulation, et qu’aucune requête distincte en annulation n’avait été introduite. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2203522(TA38-2203522)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C et M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Moidieu-Detourbe relative à la coupure du réseau électrique sur leur parcelle. Faute pour les requérants d’avoir confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois imparti par le président de la formation de jugement, ils sont réputés s’être désistés en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2500044(TA38-2500044)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Romans-sur-Isère sur le fondement des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble situé au 6 rue du Berger, dresser un constat des désordres et proposer des mesures de nature à mettre fin à un éventuel péril imminent. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.
N° TA38-2306553(TA38-2306553)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Albertville du 20 avril 2023 accordant un permis de construire pour un ensemble de 109 logements, trois locaux commerciaux et deux niveaux de sous-sol. Les requérants contestaient la légalité de ce permis en invoquant notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance des articles Ub3 à Ub16 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) relatifs à la desserte, aux réseaux, à la hauteur, à l’aspect extérieur, au stationnement, aux espaces libres, aux performances énergétiques et à la fibre optique, ainsi que la violation des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la société pétitionnaire a conclu au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, à l’application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme permettant une régularisation. Les textes appliqués sont principalement le code de l’urbanisme et le règlement du PLU de la commune d’Albertville
N° TA38-2406944(TA38-2406944)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du conseil syndical du lotissement "Les jardins d'Augustin" visant à l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Pontcharra à la SAS Nexity Promotion. Le requérant n'a pas justifié avoir notifié son recours contentieux à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours francs prévu à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2407779(TA38-2407779)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 janvier 2025, a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait au juge de constater l'absence de base légale de son emploi de responsable administratif et financier et d'enjoindre à la commune de Mens de nommer un secrétaire général de mairie. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration et que les conclusions présentées ne relevaient ni du recours pour excès de pouvoir ni du plein contentieux. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2107545(TA38-2107545)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Granieu s’opposant à sa déclaration préalable de travaux. En cours d’instance, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA38-2408728(TA38-2408728)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en urgence par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 18 juillet 2024, ordonne à l'État de lui attribuer un logement de type T1-T2 avant le 28 février 2025. La solution retenue est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'enjoindre le logement d'un demandeur prioritaire n'ayant reçu aucune offre adaptée. L'injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2409913(TA38-2409913)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement d'instance de M. B A, qui avait demandé au juge d'enjoindre au préfet de la Savoie d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le préfet ayant finalement pris une décision favorable et engagé la fabrication d'une carte de séjour "vie privée et familiale", le requérant s'est désisté. Le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2410280(TA38-2410280)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, qui avait demandé à la préfète de l'Isère de lui délivrer une convocation pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. La condition d'urgence était présumée s'agissant d'un renouvellement de titre de séjour, mais la préfète ayant fixé un rendez-vous, la requérante s'est désistée. Le tribunal a mis à la charge de l'État le versement de 800 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.