Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2208037(TA38-2208037)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a examiné le recours de M. C contre une décision de la commission de recours amiable de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) des Alpes du Nord confirmant un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 4 154,07 euros pour la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2020, suite au décès de sa mère, Mme B C. Le tribunal a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, de se prononcer sur les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait. Il a appliqué les articles L. 351-3 et R. 351-5 du code de la construction et de l'habitation (repris aux articles L. 823-1 et R. 822-2), qui prévoient que le calcul de l'APL prend en compte les ressources du bénéficiaire, de son conjoint et des personnes vivant habituellement à son foyer. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le moyen de M. C selon lequel sa mère vivait seule et que ses propres ressources ne devaient pas être intégrées,
N° TA38-2208318(TA38-2208318)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester un indu d'aide personnalisée au logement de 891,94 euros pour la période de janvier à septembre 2021. La caisse d'allocations familiales de la Drôme a informé le tribunal que cet indu avait été entièrement annulé suite à deux régularisations, la dernière en date du 2 octobre 2024. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408494(TA38-2408494)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 27 juin 2024, qui enjoignait au préfet de l’Isère de réexaminer la demande de titre de séjour « retraité » de M. B sous astreinte de 50 euros par jour. Constatant l’inexécution totale de cette injonction, le juge des référés a fait application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative pour liquider provisoirement l’astreinte à 5 000 euros, au bénéfice de M. B, pour la période courant du 29 juillet 2024 au 27 novembre 2024.
N° TA38-2408660(TA38-2408660)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension des refus implicites du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour et une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité ou d'insécurité suffisamment grave pour justifier une suspension. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA38-2408486(TA38-2408486)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, ressortissant guinéen majeur anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet lui a accordé un rendez-vous. Le tribunal a admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2408485(TA38-2408485)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident par le préfet de l'Isère. En cours d'instance, le préfet a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de procès.
N° TA38-2408922(TA38-2408922)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante bénéficiait déjà d'une attestation de demande d'asile et n'établissait pas que son enfant ne pouvait recevoir les soins nécessaires. La solution retenue est le rejet de la demande pour défaut d'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du même code. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2407990(TA38-2407990)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du département de la Haute-Savoie de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2208445(TA38-2208445)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D, qui contestait la décision du 20 octobre 2022 par laquelle la commission de médiation de la Savoie avait refusé de le reconnaître comme prioritaire pour un logement. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et ne méconnaissait pas les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a également jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la situation de M. D ne présentait pas un caractère prioritaire et urgent. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2408509(TA38-2408509)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Drôme refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, la requérante s'étant elle-même placée dans cette situation par son inaction prolongée. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, de même que la demande au titre de l'aide juridictionnelle. Seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.
N° TA38-2408767(TA38-2408767)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme B tendant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour, celle-ci ayant été convoquée en cours d'instance. La demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, cette délivrance étant subordonnée à la remise d'un dossier complet lors du rendez-vous. En revanche, l'État a été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2408792(TA38-2408792)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C. Ce dernier demandait initialement à la juge des référés d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le désistement a été motivé par la délivrance de l'attestation demandée le 19 novembre 2024. Aucun frais n'a été mis à la charge des parties.
N° TA38-2409245(TA38-2409245)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait au juge des référés d’enjoindre au préfet de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête, présentée sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été jugée manifestement mal fondée, la requérante n’invoquant aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge a pu rejeter la demande sans audience.
N° TA38-2407435(TA38-2407435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour 2023. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas adressé de réclamation préalable au service des impôts, comme l'exige l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. En l'absence de cette démarche obligatoire, la requête a été jugée manifestement irrecevable. Le tribunal a donc appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen au fond.
N° TA38-2407333(TA38-2407333)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B A de ses conclusions principales, qui contestaient le refus du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. En revanche, il a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2203564(TA38-2203564)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C contestant des indus de prestations sociales (prime d'activité, revenu de solidarité active, allocation de logement) notifiés par la CAF de l'Isère et le département de l'Isère. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme C, jugeant que les moyens soulevés (vice de compétence, vice de procédure, prescription, absence de fraude) n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, en application des articles du code de la sécurité sociale, du code de l'action sociale et des familles, et du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2203762(TA38-2203762)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite de la maison départementale des personnes handicapées de la Haute-Savoie d'accorder une carte mobilité inclusion mention stationnement à son fils mineur. Le tribunal a jugé que le défaut de mention des voies et délais de recours est sans incidence sur la légalité de la décision. Sur le fond, il a estimé que les troubles de l'attention avec hyperactivité de l'enfant n'établissaient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, ni la nécessité d'une aide humaine systématique, conditions requises par l'article L. 241-3, I, 3° du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La demande d'injonction et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont donc été rejetées.
N° TA38-2406795(TA38-2406795)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant une carte professionnelle. Le requérant s’est désisté de son action, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné le CNAPS à verser à M. A la somme de 700 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2406647(TA38-2406647)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Savoie. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales, tout en maintenant sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté la demande de condamnation de l’État au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2405851(TA38-2405851)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de sa demande d’exécution d’une précédente ordonnance du 3 mai 2024, qui avait suspendu un refus de titre de séjour et enjoint au préfet de l’Isère de statuer à nouveau. La requérante s’est désistée après que le préfet a indiqué qu’un titre de séjour était en attente. Le tribunal a rejeté les conclusions accessoires de Mme A tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. Cette décision est fondée sur le code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.