Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408656(TA38-2408656)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la requête de M. A qui contestait l'inégal accès au service public d'accueil des étrangers et demandait un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet de l'Isère avait déjà fixé un rendez-vous à l'intéressé, rendant sans objet cette partie de la demande. Il a rejeté les conclusions visant à obtenir des mesures générales pour faire cesser les dysfonctionnements du service public, celles-ci ne relevant pas de la compétence du juge des référés. En application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a également refusé d'enjoindre la délivrance d'un récépissé avant le dépôt effectif du dossier. Enfin, il a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2408481(TA38-2408481)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours, faute pour l'administration d'avoir notifié les voies et délais de recours. Il a retenu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408478(TA38-2408478)

Refus de regroupement familial. Tribunal administratif de Grenoble. Rejet de la demande de suspension. La condition d'urgence n'est pas remplie car le refus ne modifie pas la situation administrative du requérant et les éléments médicaux fournis sont insuffisants. Application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409095(TA38-2409095)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de carte de séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, M. A étant encore titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 6 janvier 2025, soit dans deux mois. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'instruire l'affaire.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2409123(TA38-2409123)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a fait droit à la demande de la commune d'Aillon le Vieux. Il a désigné un expert chargé d'examiner un immeuble situé sur son territoire afin de constater les désordres, d'évaluer l'existence d'un péril imminent et de proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de vingt-quatre heures et déposer son rapport sous cinq jours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106056(TA38-2106056)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester la décision du maire de Condorcet relative à la conformité de travaux de construction d’un mur de soutènement, ainsi que le rejet implicite de son recours hiérarchique par le préfet de la Drôme. En cours d’instance, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 25 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des parties présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2404984(TA38-2404984)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois prononcée par le sous-préfet de La Tour du Pin le 28 mai 2024. Aucun obstacle ne s’opposant à ce désistement, l’ordonnance en donne acte et clôt l’instance. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408911(TA38-2408911)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B demandant la suspension de l'exécution de la décision du maire de Saint-Gervais-Les-Bains d'installer des pieux sur l'arête des Bosses du Mont Blanc. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir une atteinte grave et immédiate à la sécurité ou à l'environnement, et en l'absence de preuve de la réimplantation des pieux après leur retrait. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405548(TA38-2405548)

Litige relatif au paiement d’une facture d’eau. Tribunal administratif de Grenoble. Incompétence de la juridiction administrative, car le service public de l’eau est un service public industriel et commercial (SPIC) dont les litiges avec les usagers relèvent du juge judiciaire. Application des articles L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et R. 222-1 du code de justice administrative. Rejet de la requête pour incompétence.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2404148(TA38-2404148)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait la décharge de taxes sur les logements vacants pour les années 2013 à 2016. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable de Mme B, déposée le 8 avril 2024, était tardive au regard du délai fixé par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Ce délai expirait le 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement des cotisations. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402998(TA38-2402998)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision du président de la communauté d'agglomération Grand Chambéry lui imposant le paiement de 200 euros pour l'enlèvement d'un dépôt sauvage. Le requérant invoquait une discrimination et une injustice liées à un refus d'accès à la déchetterie, sans formuler de moyen opérant. En application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2304721(TA38-2304721)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Les Belles Roches d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Notre-Dame de Bellecombe pour 24 logements. Le syndicat requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par les défendeurs. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement ainsi que du désistement des conclusions reconventionnelles de la société pétitionnaire fondées sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme. Il a également rejeté la demande de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, aucune partie n'étant condamnée aux dépens.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2408991(TA38-2408991)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Péage de Roussillon visant à obtenir une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette demande concernait le constat des désordres affectant l'école maternelle Ollier, notamment l'état des réseaux et les inondations consécutives à sa réhabilitation en 2023. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater les désordres, de préciser les mesures urgentes à prendre et de recueillir tous éléments utiles, dans un délai de soixante-douze heures. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, permettant de prescrire une expertise en référé pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408935(TA38-2408935)

Suspension du permis de conduire. Tribunal administratif de Grenoble. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. Le requérant sollicitait un aménagement de la suspension, ce qui ne relève pas de l'office du juge administratif. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2408657(TA38-2408657)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la société Heinrich Canalisation. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots n°1 et n°2 d'un marché de fourniture de pièces de fontainerie, invoquant une dénaturation de son offre, l'irrégularité de l'offre retenue et son caractère anormalement bas. Le juge a estimé qu'aucun manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence n'était établi, en application des articles L. 551-1 du code de justice administrative et L. 2123-1 du code de la commande publique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2403398(TA38-2403398)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral modificatif d’une déclaration d’utilité publique, relatif à un projet de protection contre les crues à Saint-Sorlin-en-Valloire. Par un mémoire, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 25 novembre 2024.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409069(TA38-2409069)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, qui demandait à se voir attribuer un hébergement d'urgence. Le juge a considéré que, malgré la situation de vulnérabilité de M. C (personne handicapée en fauteuil roulant, sans abri depuis son expulsion), la carence de l'administration n'était pas caractérisée, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement et des moyens limités de l'État. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles relatifs au droit à l'hébergement d'urgence.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2407864(TA38-2407864)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un trop-perçu d'allocation de logement sociale. La requête, déposée via "Télérecours citoyens", était irrecevable car les pièces jointes n'avaient pas été transmises dans des fichiers distincts, comme l'exige l'article R. 414-5 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 24 octobre 2024, Mme B n'a pas corrigé cette irrégularité. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2409049(TA38-2409049)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Haute-Savoie portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant, situé en Seine-Saint-Denis. Par ordonnance du 25 novembre 2024, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour statuer sur la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2408882(TA38-2408882)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C B, accompagnée de son enfant de 3 ans, afin d'enjoindre au préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande d'asile. La requérante dénonçait un délai de 31 jours pour obtenir un rendez-vous en préfecture, en violation du délai de trois jours prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui portait atteinte à son droit d'asile et à la dignité humaine. Le tribunal a constaté que ce délai excessif constituait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, justifiant l'urgence. Il a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer Mme C B dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA