Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2207682(TA38-2207682)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B, ressortissant sénégalais et père d'un enfant français. La décision méconnaît l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le requérant justifiait de trois années de titre de séjour "vie privée et familiale" et de conditions d'intégration remplies. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2105963(TA38-2105963)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du maire de Saint-Romain-de-Jalionas du 22 avril 2021 s’opposant à sa déclaration préalable de détachement d’un lot à bâtir. Le requérant soutenait notamment être titulaire d’une décision tacite de non-opposition illégalement retirée et contestait les motifs de refus fondés sur l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme (sécurité publique) et l’article UC3 du plan local d’urbanisme (largeur de voie). Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B, jugeant que les moyens invoqués n’étaient pas fondés. L’intervention de Mme A, voisine du projet, a été admise.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2301377(TA38-2301377)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 3 mars 2023 par lequel le préfet de l'Isère avait retiré le titre de séjour de Mme A. Le tribunal a jugé que cette décision de retrait, qui est une décision individuelle défavorable, avait été prise en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, car Mme A n'avait pas été invitée à présenter ses observations avant le retrait. Le tribunal a également rappelé que l'annulation du jugement ayant ordonné la délivrance du titre n'entraîne pas automatiquement l'annulation rétroactive de ce titre, qui est une décision créatrice de droits. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de retrait et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106466(TA38-2106466)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Brasserie Esprit XV, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Bourgoin-Jallieu pour la reconstruction de la tribune sud du stade Pierre Rajon. Le tribunal a jugé que la société requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, car la convention de sous-location invoquée ne démontrait pas une atteinte directe à ses conditions d'exploitation. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106445(TA38-2106445)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société A2C contre l'arrêté du maire de Claix du 23 août 2021 s'opposant à une déclaration préalable de division de terrain en deux lots à bâtir. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'absence de matérialisation d'une zone non aedificandi sur le plan de division n'était pas fondé, car il n'appartient pas au pétitionnaire d'indiquer les règles applicables. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté municipal, le tribunal ayant écarté les autres moyens de la commune. Cette décision s'appuie sur les articles R. 431-35 et suivants du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2205802(TA38-2205802)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme A B contestant le permis de construire délivré le 17 mars 2022 à la SARL Promobat pour la construction de deux immeubles de 36 logements, ainsi que le permis modificatif du 19 septembre 2022. Après avoir écarté les fins de non-recevoir soulevées, le tribunal a estimé que plusieurs moyens étaient fondés, notamment la méconnaissance des articles U1-2, U2.1.1 et U2.1.5 du règlement du plan local d'urbanisme. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation de ces vices dans un délai déterminé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2406048(TA38-2406048)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi de recours pour excès de pouvoir contre des obligations de quitter le territoire français (OQTF) prises par le préfet de l'Isère le 22 juillet 2024 à l'encontre de deux ressortissants arméniens, a constaté que le préfet avait retiré ces arrêtés le 7 octobre 2024. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, les requêtes étant devenues sans objet. Les requérants ont été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106906(TA38-2106906)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Château de la Conche d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire du Touvet refusant un permis de construire modificatif. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le motif de refus tiré de l’absence de demande de contrôle des travaux des réseaux était fondé et que les moyens soulevés n’étaient pas établis. Il a également écarté les demandes de substitution de motifs présentées par la commune. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du règlement du plan local d’urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2408570(TA38-2408570)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C épouse A afin d'obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 17 juillet 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet de l'Isère de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. Le tribunal a constaté que le préfet n'avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour, la simple convocation pour délivrer un nouveau récépissé étant insuffisante. Il a ainsi jugé que ce défaut d'exécution constituait un élément nouveau justifiant la modification des mesures ordonnées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2408582(TA38-2408582)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait en référé une injonction au préfet de l'Isère de lui accorder un rendez-vous sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que la condamnation de l'État au titre des frais de procès. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, la juge des référés en a donné acte par une ordonnance du 21 novembre 2024. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2205012(TA38-2205012)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, agent du Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes, d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’annulation du refus de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) et le versement de rappels de traitement. Par un mémoire du 30 novembre 2023, la requérante s’est désistée purement et simplement de son instance, désistement accepté par l’établissement hospitalier dans son mémoire en défense du 1er décembre 2023. Par ordonnance du 21 novembre 2024, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à la procédure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2408746(TA38-2408746)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a délivré à l'intéressée une attestation de décision favorable, mentionnant la fabrication d'une nouvelle carte de résident. Le juge a constaté que cette délivrance rendait la demande d'injonction sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocate de Mme B au titre des frais de justice, en application de la loi de 1991 sur l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2408584(TA38-2408584)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. B d’une demande de suspension des refus implicites du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. En cours d’instance, le préfet a délivré cette attestation, ce qui a eu pour effet de rapporter les décisions implicites contestées. Le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet. Il a condamné l’État à verser 600 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408956(TA38-2408956)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui communiquer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La juge des référés a estimé que la situation d'urgence invoquée par la requérante, liée à la perte de ses prestations familiales, n'était pas suffisamment imminente pour justifier une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, bien que l'aide juridictionnelle provisoire ait été accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408472(TA38-2408472)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 octobre 2024 par lequel le SDIS de l'Isère a prononcé la rétrogradation de M. D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments fournis par le requérant (certificat médical, perte de formations, atteinte à la réputation, désorganisation du service) ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par M. D.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408498(TA38-2408498)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil dans le cadre du réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a considéré que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'obligation d'examen particulier de la vulnérabilité du demandeur. Il a estimé que M. A n'apportait pas de preuves suffisantes de son état de santé pour justifier une vulnérabilité particulière. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408928(TA38-2408928)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante russe, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La juge a estimé que l'urgence particulière nécessaire à la procédure de référé-liberté n'était pas établie, la seule situation irrégulière et la suspension d'un contrat de travail à temps partiel ne suffisant pas à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale nécessitant une intervention sous 48 heures. L'aide juridictionnelle provisoire a néanmoins été accordée à la requérante.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2408506(TA38-2408506)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie ordonnait l'expulsion de M. A du territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que les moyens soulevés, tirés notamment de l'absence de menace grave pour l'ordre public et de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en application des articles L. 631 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. L'État a également été condamné à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207103(TA38-2207103)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait la sanction de blâme infligée à son fils majeur pour une épreuve du baccalauréat. La juridiction a constaté que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt à agir, son fils étant majeur à la date de la décision attaquée. Malgré une demande de régularisation, Mme C n’a pas produit de mandat ou de justification de qualité pour agir en son nom. L’ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 431-4 du code de justice administrative, a donc rejeté la requête comme manifestement irrecevable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408373(TA38-2408373)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, épouse A, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Savoie de lui permettre de déposer physiquement sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas avoir épuisé les dispositifs d'accompagnement et de solution de substitution prévus par les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023. En conséquence, les conclusions principales et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA