Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408498(TA38-2408498)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil dans le cadre du réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a considéré que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'obligation d'examen particulier de la vulnérabilité du demandeur. Il a estimé que M. A n'apportait pas de preuves suffisantes de son état de santé pour justifier une vulnérabilité particulière. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA38-2300225(TA38-2300225)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A C B, ressortissant algérien, contestant le refus du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint de français. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par l'absence de justification d'une entrée régulière sur le territoire, ne constitue pas une décision faisant grief lorsque le dossier est incomplet, en application des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus d'enregistrement.
N° TA38-2408309(TA38-2408309)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait déjà rejeté cette demande par une décision explicite du 5 novembre 2024, rendant la requête sans objet. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2406007(TA38-2406007)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Isère du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur de fait et de droit liée à la procédure de rectification d'erreur matérielle devant la CNDA, ainsi que la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2106297(TA38-2106297)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F, qui contestaient la décision du maire de Meylan du 31 mars 2021 s'opposant à leur déclaration préalable pour la démolition et reconstruction d'un abri de jardin et la pose d'une clôture. Le tribunal a estimé que la demande de pièces complémentaires était régulière et que les requérants ne bénéficiaient pas d'une autorisation tacite. Il a également jugé que le projet, par son emprise au sol et sa hauteur, relevait du permis de construire et non de la déclaration préalable, et qu'il méconnaissait les dispositions du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) applicables. La solution s'appuie notamment sur les articles R. 421-9 et R. 423-38 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2202687(TA38-2202687)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 13 janvier 2022 suspendant ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de fait et une méconnaissance de la procédure contradictoire. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version antérieure au 1er janvier 2019, applicable au litige. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision de l'OFII est examinée au regard des conditions de suspension prévues par ce texte.
N° TA38-2103395(TA38-2103395)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Brasserie Esprit XV, qui demandait l'annulation d'un arrêté du maire de Bourgoin-Jallieu délivrant un permis de démolir la tribune sud du stade Pierre Rajon. Le tribunal a jugé que la société requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant. Sur le fond, il a estimé que le pétitionnaire, la SAS BJ Groupe, disposait d'un titre l'habilitant à déposer la demande, conformément à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, et que les autres moyens (incompétence du maire, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés.
N° TA38-2408614(TA38-2408614)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à l'expiration de son titre et à sa situation familiale et professionnelle. En défense, le préfet de l'Isère a produit une convocation à un rendez-vous fixé au 19 novembre 2024. Le tribunal a constaté que la demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous avait perdu son objet et a rejeté la demande de délivrance d'un récépissé, celle-ci étant subordonnée au dépôt d'un dossier complet. L'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocat de Mme B au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2408548(TA38-2408548)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 16 octobre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, une demandeuse d'asile. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit : le refus d'une proposition d'hébergement, invoqué par l'OFII, ne constitue pas un motif légal de retrait des conditions matérielles d'accueil au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La substitution de base légale demandée par l'OFII, visant l'article L. 551-15 du CESEDA, a été rejetée car cet article concerne le refus d'octroi, non le retrait. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de Mme A.
N° TA38-2406019(TA38-2406019)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de 12 mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et d’examen, et a validé la substitution de motif invoquée par la préfète, fondée sur le maintien irrégulier de l’intéressé après expiration de son titre de séjour. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2408361(TA38-2408361)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour prise par le préfet de l'Isère. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, mais a condamné l'État à verser 800 euros à M. C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2407355(TA38-2407355)
Refus de carte mobilité inclusion (stationnement) – Tribunal administratif de Grenoble – Irrecevabilité pour défaut de motivation et pièces manquantes – Application des articles R. 222-1, R. 411-1, R. 412-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La requête de Mme A, contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées de la Drôme, a été rejetée par ordonnance du 20 novembre 2024. Le tribunal a constaté que la requérante n’avait pas produit la décision attaquée ni fourni d’argumentation suffisante, malgré une invitation à régulariser restée sans réponse. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA38-2408524(TA38-2408524)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour modifier une précédente ordonnance du 27 septembre 2024, qui enjoignait au préfet de l’Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n’avait pas statué dans le délai imparti et n’avait pas délivré l’autorisation provisoire de séjour requise, le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau justifiant d’assortir les deux injonctions d’une astreinte provisoire de 100 euros par jour de retard. La solution retenue vise à garantir l’exécution effective des mesures ordonnées, tout en tenant compte de la délivrance d’un récépissé régularisant le séjour et le droit au travail de l’intéressé.
N° TA38-2408855(TA38-2408855)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par ordonnance du 20 novembre 2024, a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, estimant qu'il relève de la compétence de la juridiction judiciaire. En application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire d'Annecy.
N° TA38-2408870(TA38-2408870)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A visant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait pas de copie de la requête en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, et ne contenait aucun moyen de droit, violant l'article R. 411-1 du même code. En conséquence, le juge a appliqué la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 pour rejeter la demande sans audience.
N° TA38-2405681(TA38-2405681)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision implicite du préfet de la Savoie lui attribuant un permis provisoire. En cours d’instance, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 20 novembre 2024, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2408869(TA38-2408869)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C D A. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête est jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de sa requête en annulation de la décision contestée. En conséquence, la demande est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2407041(TA38-2407041)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 17 mai 2024 retirant quatre points de son permis de conduire et l'invalidant pour solde nul. Le requérant s'est désisté de sa requête en excès de pouvoir par un mémoire du 12 novembre 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement d'instance.
N° TA38-2408930(TA38-2408930)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante n'avait pas produit de requête au fond en annulation de cette décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et l'aide juridictionnelle provisoire a été refusée.
N° TA38-2408386(TA38-2408386)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du sous-préfet de La Tour-du-Pin suspendant son permis de conduire pour cinq mois. Par un mémoire, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 novembre 2024. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.