Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408991(TA38-2408991)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Péage de Roussillon visant à obtenir une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette demande concernait le constat des désordres affectant l'école maternelle Ollier, notamment l'état des réseaux et les inondations consécutives à sa réhabilitation en 2023. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater les désordres, de préciser les mesures urgentes à prendre et de recueillir tous éléments utiles, dans un délai de soixante-douze heures. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, permettant de prescrire une expertise en référé pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige.
N° TA38-2400787(TA38-2400787)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté, par ordonnance du 25 novembre 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B et autres. Cette requête visait l'annulation d'un permis de construire (n° PC 07402623X0008) et d'une autorisation de travaux pour un ERP, délivrés par le maire de La Balme de Sillingy. Le tribunal a relevé que le permis de construire avait été retiré par un arrêté du 17 septembre 2024, postérieur à l'introduction du recours, et que l'autorisation de travaux, accessoire au permis, était devenue sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation et a rejeté les demandes de frais de justice.
N° TA38-2306666(TA38-2306666)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble donne acte du désistement pur et simple de Mme G et M. I, qui contestaient deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés par le maire d'Aime La Plagne. Le tribunal constate que le désistement est accepté par la commune et qu'il n'y a plus de litige à juger sur le fond. Il rejette toutefois la demande de la commune tendant à la condamnation des requérants aux frais de justice, estimant que les circonstances de l'espèce ne le justifient pas. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2402998(TA38-2402998)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision du président de la communauté d'agglomération Grand Chambéry lui imposant le paiement de 200 euros pour l'enlèvement d'un dépôt sauvage. Le requérant invoquait une discrimination et une injustice liées à un refus d'accès à la déchetterie, sans formuler de moyen opérant. En application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA38-2402684(TA38-2402684)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de ses conclusions tendant à l’annulation de la décision implicite de refus de renouvellement de sa carte de séjour « membre de famille de citoyen européen » et à des injonctions. La requérante, qui avait obtenu l’aide juridictionnelle totale, a maintenu sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a toutefois rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. La décision se fonde sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du code de justice administrative.
N° TA38-2308354(TA38-2308354)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société 5th Summit d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Pralognan La Vanoise. En défense, la commune a fait valoir que ce permis avait été retiré par un arrêté du 4 juillet 2024. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, la société requérante n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.
N° TA38-2409107(TA38-2409107)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait à être convoqué sous 48 heures pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par cette procédure n'était pas remplie, M. A n'établissant pas que sa situation professionnelle serait compromise de manière imminente. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2409071(TA38-2409071)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, titulaire d'une carte de séjour expirée, qui n'arrivait pas à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre et se voyait privée de son droit au travail. En cours d'instance, la préfète de l'Isère lui a fixé un rendez-vous le 10 décembre 2024. Le juge a estimé que cette fixation de rendez-vous rendait sans objet la demande d'injonction, malgré le souhait de la requérante d'obtenir une date plus proche, et a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'ordonnance admet Mme A à l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA38-2409046(TA38-2409046)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A épouse C de ses conclusions en injonction, devenues sans objet après que le préfet de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. La requérante, ressortissante ivoirienne mariée à un Français, demandait cette délivrance pour pouvoir travailler, son titre de séjour ayant expiré. Le tribunal a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative), en raison du préjudice moral et professionnel causé par le retard de l'administration.
N° TA38-2407841(TA38-2407841)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme C, ressortissante étrangère, dans un délai de quatre jours, afin qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence, son titre de séjour ayant expiré, et de l'utilité de la mesure, après avoir vainement tenté d'obtenir un rendez-vous en ligne. Le juge a retenu que l'impossibilité d'accéder au service public d'enregistrement des demandes constituait un dysfonctionnement justifiant l'injonction, sans se prononcer sur le fond du droit au séjour. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les articles L. 423-7 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407962(TA38-2407962)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble donne acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui remettre un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. Le requérant s’étant désisté purement et simplement, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur sa requête en excès de pouvoir. Par ailleurs, eu égard à l’urgence, M. A est admis provisoirement à l’aide juridictionnelle sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. L’ordonnance est rendue en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408424(TA38-2408424)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le regroupement familial demandé par M. C pour son épouse et son beau-fils. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la pathologie grave du requérant et de la séparation prolongée de sa famille. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2408359(TA38-2408359)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a accordé un rendez-vous à la requérante, rendant sans objet la demande d'injonction sur ce point. Le juge a rejeté la demande de délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail, estimant qu'elle était prématurée avant le dépôt effectif et la vérification du dossier. Les conclusions au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2408674(TA38-2408674)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de l'Isère du 7 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de fait, et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'autorité signataire était compétente, et qu'aucune violation des droits fondamentaux ou des textes applicables n'était établie. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA38-2408599(TA38-2408599)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension de la décision de clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour et du refus de renouvellement pris par le préfet de la Savoie. Le juge a estimé qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, Mme C ayant déposé sa demande en qualité de conjointe de Français alors qu'elle était divorcée. Il a également relevé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préfet ayant accepté d'instruire une nouvelle demande sur le fondement de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une ordonnance de protection.
N° TA38-2402381(TA38-2402381)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui verser une subvention au titre de la prime de transition énergétique. La juridiction a constaté que la décision implicite attaquée était inexistante, l’ANAH ayant déjà agréé le recours préalable de M. A par une décision expresse du 9 janvier 2024, antérieure à la décision contestée. Les conclusions d’annulation ont donc été jugées irrecevables, de même que celles relevant du plein contentieux, faute de demande préalable de paiement liant le contentieux. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA38-2300351(TA38-2300351)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Établissements Philippe Cartier-Lange d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’administration de lui délivrer une habilitation funéraire, fondé sur l’article L. 2223-23 du code général des collectivités territoriales. La société requérante s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 10 février 2023. Par ordonnance du 22 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA38-2408721(TA38-2408721)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté de la préfète de l'Ain lui interdisant le retour sur le territoire français pendant un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur de fait, le défaut de base légale, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2408552(TA38-2408552)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, contestant les arrêtés du préfet de la Savoie du 17 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, estimant que la décision était suffisamment fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a notamment jugé que la situation de M. A, dont la demande d’asile avait été rejetée par l’OFPRA, ne justifiait pas un délai de départ volontaire ni une suspension de la mesure. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
N° TA38-2405101(TA38-2405101)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A de son recours en excès de pouvoir dirigé contre la décision implicite de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) confirmant le retrait de la prime de transition énergétique. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance. Malgré le désistement, le tribunal a condamné l'Anah à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de procès, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.