Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408486(TA38-2408486)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, ressortissant guinéen majeur anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet lui a accordé un rendez-vous. Le tribunal a admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2203564(TA38-2203564)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C contestant des indus de prestations sociales (prime d'activité, revenu de solidarité active, allocation de logement) notifiés par la CAF de l'Isère et le département de l'Isère. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme C, jugeant que les moyens soulevés (vice de compétence, vice de procédure, prescription, absence de fraude) n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, en application des articles du code de la sécurité sociale, du code de l'action sociale et des familles, et du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2404648(TA38-2404648)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contestant le retrait total de 9 points pour des infractions routières commises le 27 décembre 2023, invoquant la règle du cumul limité à 8 points prévue à l’article L. 223-2 du code de la route. En défense, le ministre de l’intérieur a informé que le retrait avait été ramené à 8 points conformément à ces dispositions. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2006608(TA38-2006608)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association Aura Environnement et autres demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2020 autorisant la société Onyx Auvergne-Rhône-Alpes à exploiter une installation de stockage de déchets non dangereux à Chatuzange-le-Goubet. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente, que les conclusions du commissaire enquêteur étaient suffisamment motivées et que l'étude d'impact était régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par le préfet. Les textes appliqués sont principalement le code de l'environnement (articles L. 123-15, R. 123-19 et R. 122-5) et le code rural et de la pêche maritime.
N° TA38-2401145(TA38-2401145)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire. La requérante, admise à l'aide juridictionnelle totale, a maintenu ses conclusions au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408494(TA38-2408494)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 27 juin 2024, qui enjoignait au préfet de l’Isère de réexaminer la demande de titre de séjour « retraité » de M. B sous astreinte de 50 euros par jour. Constatant l’inexécution totale de cette injonction, le juge des référés a fait application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative pour liquider provisoirement l’astreinte à 5 000 euros, au bénéfice de M. B, pour la période courant du 29 juillet 2024 au 27 novembre 2024.
N° TA38-2405851(TA38-2405851)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de sa demande d’exécution d’une précédente ordonnance du 3 mai 2024, qui avait suspendu un refus de titre de séjour et enjoint au préfet de l’Isère de statuer à nouveau. La requérante s’est désistée après que le préfet a indiqué qu’un titre de séjour était en attente. Le tribunal a rejeté les conclusions accessoires de Mme A tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. Cette décision est fondée sur le code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2406795(TA38-2406795)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant une carte professionnelle. Le requérant s’est désisté de son action, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné le CNAPS à verser à M. A la somme de 700 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2408660(TA38-2408660)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension des refus implicites du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour et une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité ou d'insécurité suffisamment grave pour justifier une suspension. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA38-2408478(TA38-2408478)
Refus de regroupement familial. Tribunal administratif de Grenoble. Rejet de la demande de suspension. La condition d'urgence n'est pas remplie car le refus ne modifie pas la situation administrative du requérant et les éléments médicaux fournis sont insuffisants. Application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406921(TA38-2406921)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B C d’une demande de décharge de la taxe d’habitation due pour 2023 sur un bien indivis. L’administration fiscale a fait droit à cette demande avant le jugement. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408595(TA38-2408595)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre une décision de la directrice régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Auvergne-Rhône-Alpes lui notifiant son échec à un examen professionnel. Le tribunal, appliquant les articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, constate que le siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée se situe à Lyon, en dehors de son ressort territorial. En l'absence de dérogation à la règle de compétence territoriale, il se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour en connaître.
N° TA38-2408477(TA38-2408477)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. La requérante, représentée par un avocat, contestait le refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le préfet de l'Isère ayant convoqué l'intéressée pour régulariser sa situation, le tribunal a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA38-2101963(TA38-2101963)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de la société Chrono Kart et de M. B, qui réclamaient le maintien de leurs relations contractuelles et une indemnisation de près de 2,2 millions d'euros à la commune de Crolles. Cette décision fait suite à l'absence de production d'un mémoire récapitulatif, malgré une invitation en ce sens fondée sur l'article R.611-8-1 du code de justice administrative. Les requérants sont donc réputés s'être désistés de leur requête en plein contentieux, et les conclusions de la commune au titre des frais de justice sont rejetées.
N° TA38-2408820(TA38-2408820)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, ressortissant bosnien, contestant un arrêté du préfet de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans, et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces arrêtés, estimant que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car M. C résidait en France depuis plus de neuf ans avec son épouse et leurs trois enfants, tous nés et scolarisés en France.
N° TA38-2408225(TA38-2408225)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, agent non-titulaire du CROUS, qui demandait la suspension de la décision de septembre 2024 lui interdisant de reprendre son service et le refus de lui verser un demi-traitement. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, notamment en raison de l'inaptitude médicale de l'agent et de l'absence de nouvel examen médical. La demande a été jugée manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA38-2408655(TA38-2408655)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B afin d’enjoindre au préfet de l’Isère de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. En défense, le préfet a indiqué avoir fixé un rendez-vous à l’intéressé le 3 décembre 2024. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant la demande de frais de justice faute de justificatif.
N° TA38-2408669(TA38-2408669)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la requérante, Mme B, avait obtenu un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 15 mai 2025, rendant sans objet sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Par ailleurs, il a donné acte du désistement de Mme B concernant ses conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA38-2408828(TA38-2408828)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté d'assignation à résidence pris par le secrétaire général de la préfecture de l'Isère. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, en raison de la tardiveté de l'exception. Enfin, le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, pour considérer que l'assignation à résidence était légale.
N° TA38-2404857(TA38-2404857)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision d’ajournement du jury de licence 1 parcours droit pour l’année 2023-2024. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, ce désistement étant constaté comme pur et simple. Par ordonnance du 26 novembre 2024, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.