Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408992(TA38-2408992)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral du 31 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2408967(TA38-2408967)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur substituant un ajournement de deux ans à un rejet pour irrecevabilité d’une demande de naturalisation, s’est déclaré incompétent. Il a estimé que cette décision, prise sur le fondement de l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, relève de la compétence exclusive du Tribunal Administratif de Nantes en application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA38-2406921(TA38-2406921)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B C d’une demande de décharge de la taxe d’habitation due pour 2023 sur un bien indivis. L’administration fiscale a fait droit à cette demande avant le jugement. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408765(TA38-2408765)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la SARL LGDB Consultants d’une demande de restitution d’un crédit d’impôt recherche au titre de 2023, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a constaté que l’imposition contestée avait été établie par le centre des finances publiques de Montreuil. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2407079(TA38-2407079)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 26 novembre 2024, a donné acte du désistement de M. A, qui contestait le refus du jury d’admission de l’institut polytechnique de Grenoble de l’admettre en première année de master Comptabilité-contrôle-audit pour la rentrée 2024. Le juge des référés avait précédemment rejeté sa demande de suspension au motif qu’aucun moyen sérieux n’était soulevé. En application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A, n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la notification de ce rejet, est réputé s’être désisté.
N° TA38-2407205(TA38-2407205)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'indivision A contestant la taxe d'habitation 2023 d’un bien à Nancy-sur-Cluses. La requérante n’a pas justifié avoir présenté une réclamation préalable conforme à l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, condition nécessaire pour saisir le juge. Le simple courrier adressé à l’administration, sans accusé réception et ne constituant pas une réclamation valide, ne peut pallier cette absence. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407752(TA38-2407752)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’annulation d’un arrêté municipal de 2019 et l’arrêt de travaux. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n’a pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation, en violation de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, les conclusions visant à ordonner des travaux ou à rétablir l’espace public ne relèvent pas de la compétence du tribunal. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2408595(TA38-2408595)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre une décision de la directrice régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Auvergne-Rhône-Alpes lui notifiant son échec à un examen professionnel. Le tribunal, appliquant les articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, constate que le siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée se situe à Lyon, en dehors de son ressort territorial. En l'absence de dérogation à la règle de compétence territoriale, il se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour en connaître.
N° TA38-2408090(TA38-2408090)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait une saisie à tiers détenteur émise pour recouvrer un solde de taxe foncière 2023. La juridiction a jugé irrecevable le moyen du requérant, qui remettait en cause le bien-fondé de l'impôt, car un tel argument ne peut être soulevé dans le cadre d'un recours portant uniquement sur la procédure de recouvrement. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2409101(TA38-2409101)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que l'urgence n'est pas établie, faute pour le requérant de justifier avoir accompli les démarches en ligne nécessaires pour obtenir un rendez-vous, se bornant à produire des courriers de son avocat sans preuve de tentatives sur la plateforme dédiée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs au séjour des étrangers, en raison du défaut de preuve des démarches.
N° TA38-2408655(TA38-2408655)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B afin d’enjoindre au préfet de l’Isère de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. En défense, le préfet a indiqué avoir fixé un rendez-vous à l’intéressé le 3 décembre 2024. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant la demande de frais de justice faute de justificatif.
N° TA38-2408489(TA38-2408489)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A B d’une demande en décharge d’un supplément d’impôt sur le revenu pour 2015, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, dans le ressort duquel se trouve le service des non-résidents de Noisy-le-Grand qui a établi l’imposition contestée. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA38-2408828(TA38-2408828)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté d'assignation à résidence pris par le secrétaire général de la préfecture de l'Isère. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, en raison de la tardiveté de l'exception. Enfin, le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, pour considérer que l'assignation à résidence était légale.
N° TA38-2101963(TA38-2101963)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de la société Chrono Kart et de M. B, qui réclamaient le maintien de leurs relations contractuelles et une indemnisation de près de 2,2 millions d'euros à la commune de Crolles. Cette décision fait suite à l'absence de production d'un mémoire récapitulatif, malgré une invitation en ce sens fondée sur l'article R.611-8-1 du code de justice administrative. Les requérants sont donc réputés s'être désistés de leur requête en plein contentieux, et les conclusions de la commune au titre des frais de justice sont rejetées.
N° TA38-2408820(TA38-2408820)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, ressortissant bosnien, contestant un arrêté du préfet de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans, et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces arrêtés, estimant que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car M. C résidait en France depuis plus de neuf ans avec son épouse et leurs trois enfants, tous nés et scolarisés en France.
N° TA38-2408669(TA38-2408669)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la requérante, Mme B, avait obtenu un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 15 mai 2025, rendant sans objet sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Par ailleurs, il a donné acte du désistement de Mme B concernant ses conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA38-2408225(TA38-2408225)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, agent non-titulaire du CROUS, qui demandait la suspension de la décision de septembre 2024 lui interdisant de reprendre son service et le refus de lui verser un demi-traitement. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, notamment en raison de l'inaptitude médicale de l'agent et de l'absence de nouvel examen médical. La demande a été jugée manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA38-2408394(TA38-2408394)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un litige fiscal portant sur la réduction de cotisations de taxe sur les salaires (82 257 euros) réclamée par la SAS GAMI pour les années 2019 à 2021. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, car l'imposition contestée a été établie par la direction de contrôle fiscale Centre-Est, dont le siège est à Lyon. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour en connaître.
N° TA38-2408670(TA38-2408670)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante comorienne, afin d'obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le préfet de l'Isère ayant convoqué l'intéressée le 3 décembre 2024, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la demande ayant perdu son objet. En revanche, il a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408429(TA38-2408429)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise en situation irrégulière, qui demandait la suspension de la décision de la commission de médiation de l'Isère refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision, malgré la situation de rue de la requérante avec ses trois jeunes enfants. La condition d'urgence n'a pas été examinée au fond, le défaut de moyen sérieux suffisant à fonder le rejet. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.