Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 782/1714

OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2407551(TA38-2407551)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère de loger Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation, avant le 31 décembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte, dont le montant sera fixé ultérieurement, en raison de l'absence d'offre de logement adapté à ses besoins (T2). La requérante a également été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2407555(TA38-2407555)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Haute-Savoie de loger Mme A avant le 31 décembre 2024. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 21 mars 2024 pour un logement de type T3, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée. La solution retenue est l'injonction de logement assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201450(TA38-2201450)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 260 euros pour la période d'octobre 2019 à septembre 2020. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure (absence de notification préalable) comme inopérant, la décision du président du conseil départemental du 15 décembre 2020 s'étant substituée à toute notification antérieure. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de réduction de l'indu. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles, le code de la sécurité sociale (notamment l'article R. 133-9-2) et le code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405753(TA38-2405753)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour, faute de circonstances humanitaires ou exceptionnelles. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408175(TA38-2408175)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" de Mme A, ressortissante indienne. Le juge a constaté que la condition d'urgence, nécessaire à la suspension, n'était plus remplie, le préfet ayant délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction lui conférant les mêmes droits. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408467(TA38-2408467)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de regroupement familial opposé par le préfet de l’Isère. La requête a été jugée irrecevable pour trois motifs : l’absence de requête distincte en annulation, l’incompétence du juge des référés pour prononcer une annulation, et l’incompétence du préfet pour délivrer un visa. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2408204(TA38-2408204)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C épouse A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour "retraité". En cours d'instance, le préfet de l'Isère a délivré le rendez-vous sollicité, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408199(TA38-2408199)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante thaïlandaise, qui demandait une injonction au préfet de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car, en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme B pouvait justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 15 décembre 2024 en présentant son titre expiré. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans astreinte ni frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2408170(TA38-2408170)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension par Mme A, ressortissante marocaine, contestant le refus du préfet de l’Isère de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d’un citoyen de l’Union. La requérante s’étant désistée de ses conclusions principales, le juge des référés lui a donné acte de ce désistement. Il a prononcé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle et, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de l’admission définitive.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2408168(TA38-2408168)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. Le préfet de l'Isère ayant convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 22 novembre 2024, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. En revanche, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407840(TA38-2407840)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 6 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Savoie a refusé de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à un enfant recueilli par kafala. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu des difficultés administratives et familiales antérieures de l'enfant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une possible méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408567(TA38-2408567)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait sa titularisation dans le corps des certifiés ou des mesures provisoires, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que les conclusions, visant à obtenir une titularisation définitive, ne présentaient pas un caractère provisoire. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée et irrecevable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408528(TA38-2408528)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de La Tour du Pin suspendant le permis de conduire de M. B pour cinq mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas démontré concrètement la nécessité de son permis pour son activité professionnelle de gérant de sociétés. De plus, l'intérêt public lié à la sécurité routière, compte tenu de la gravité de l'infraction (132 km/h au lieu de 90 km/h), a primé sur les intérêts personnels du requérant. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 224-2 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202305(TA38-2202305)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 21 février 2022 par lequel le maire de Sauzet a suspendu à titre conservatoire Mme A, agent contractuel, avec privation de rémunération. La suspension conservatoire est une mesure qui peut être prise sans texte pour un agent contractuel, mais elle suppose des faits pouvant être qualifiés de faute grave, vraisemblable et suffisamment établie. En l'espèce, les griefs reprochés (erreurs de gestion comptable) relèvent d'une simple insuffisance professionnelle, non constitutive d'une faute disciplinaire, et leur matérialité n'est pas démontrée par la commune. Le tribunal annule donc la décision et enjoint à la commune de rétablir le traitement de Mme A à compter du 21 février 2022, sur le fondement de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405642(TA38-2405642)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a annulé les arrêtés du 28 juin 2024 par lesquels le préfet de la Savoie refusait la délivrance d’un titre de séjour à M. et Mme C, ressortissants albanais, et les obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, le tribunal estimant que l’intérêt supérieur de leur fille, scolarisée en France depuis l’âge de 4 ans et victime d’une agression sexuelle, n’avait pas été pris en compte de manière primordiale. Les textes appliqués incluent la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407816(TA38-2407816)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 août 2024 du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu au centre pénitentiaire d'Aiton. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation des droits de la défense et l'absence d'avis médical, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la mesure. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge n'ayant pas examiné la condition d'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2407924(TA38-2407924)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant albanais demandant une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. Le préfet de l'Isère ayant délivré le rendez-vous sollicité après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'urgence et l'utilité de la mesure initiale n'ont donc pas été examinées au fond. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407928(TA38-2407928)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B tendant à obtenir des mesures générales pour faire cesser l'inégal accès au service public d'accueil des étrangers, jugeant que ces demandes, de nature réglementaire, n'entrent pas dans le champ des pouvoirs du juge des référés. En revanche, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande individuelle de rendez-vous, le préfet de l'Isère ayant convoqué la requérante le 19 novembre 2024. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203078(TA38-2203078)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du procureur de la République de Valence de lui délivrer un agrément en qualité d’agent chargé de la surveillance de la voie publique. Le tribunal a jugé que le procureur n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que les faits reprochés au requérant (port d’armes blanches et violences conjugales) ne présentaient pas les garanties d’honorabilité exigées par l’article L. 130-4 du code de la route. La décision a été rendue sur le fondement du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2408252(TA38-2408252)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait une remise gracieuse d'une pénalité de 1 001 euros émise par la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'accorder lui-même une remise gracieuse, cette demande relevant de la compétence de l'administration. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA