Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406520(TA38-2406520)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme E et M. D, qui contestaient le refus de l’autorisation d’instruire leur enfant en famille pour l’année 2024-2025. Ce désistement est intervenu après le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux. Conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d’un mois suivant la notification de l’ordonnance de rejet, ils sont réputés s’être désistés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407816(TA38-2407816)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 août 2024 du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu au centre pénitentiaire d'Aiton. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation des droits de la défense et l'absence d'avis médical, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la mesure. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge n'ayant pas examiné la condition d'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407896(TA38-2407896)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour présentée par Mme B. La requête est jugée sans objet car une précédente ordonnance du 14 juillet 2024 avait déjà suspendu cette décision et ordonné le réexamen de la demande. Le préfet n’ayant pas exécuté cette injonction, la nouvelle demande est manifestement infondée. Les conclusions accessoires sont rejetées par voie de conséquence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204181(TA38-2204181)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, adjoint technique territorial, qui contestait un blâme infligé le 24 mars 2022 par le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. Le requérant soutenait que la matérialité des faits n’était pas établie. Le tribunal a estimé, sur le fondement des articles L. 121-1, L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, que les manquements répétés au devoir d’obéissance hiérarchique et le comportement inapproprié envers la supérieure hiérarchique étaient établis et justifiaient la sanction. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203078(TA38-2203078)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du procureur de la République de Valence de lui délivrer un agrément en qualité d’agent chargé de la surveillance de la voie publique. Le tribunal a jugé que le procureur n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que les faits reprochés au requérant (port d’armes blanches et violences conjugales) ne présentaient pas les garanties d’honorabilité exigées par l’article L. 130-4 du code de la route. La décision a été rendue sur le fondement du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202812(TA38-2202812)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A, adjointe administrative, pour contester le refus de la commune d'Alixan de reconnaître comme imputable au service l'accident survenu le 27 juin 2016 (annonce du suicide de son époux sur son lieu de travail), ainsi que l'arrêté l'admettant à la retraite pour invalidité. Le tribunal a rejeté la requête concernant l'arrêté du 10 mars 2022, estimant que la commune devait bien vérifier le lien entre l'événement et l'exercice des fonctions, ce qu'elle avait fait, et que le moyen d'erreur de droit n'était pas fondé. Par conséquent, la demande d'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2023, fondée sur l'illégalité du premier arrêté, a également été rejetée. Les textes appliqués sont l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406777(TA38-2406777)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C A, ressortissante péruvienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 423-1 et L. 412-1, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202704(TA38-2202704)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a examiné trois requêtes de M. A C, fonctionnaire territorial, contestant les décisions de suspension conservatoire de ses fonctions prises par le président de la métropole Grenoble Alpes les 28 février 2022, 27 juin 2022 et 22 février 2023, suite à sa condamnation pénale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes de M. C, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur, la méconnaissance des droits de la défense et de la présomption d'innocence, ainsi que les erreurs de droit et de fait, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des suspensions successives, en application des dispositions du code général de la fonction publique (notamment l'article L. 531-1) et du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions de M. C tendant à l'annulation des décisions et à l'indemnisation ont été rejetées, et les demandes reconventionnelles de la métropole également.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202305(TA38-2202305)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 21 février 2022 par lequel le maire de Sauzet a suspendu à titre conservatoire Mme A, agent contractuel, avec privation de rémunération. La suspension conservatoire est une mesure qui peut être prise sans texte pour un agent contractuel, mais elle suppose des faits pouvant être qualifiés de faute grave, vraisemblable et suffisamment établie. En l'espèce, les griefs reprochés (erreurs de gestion comptable) relèvent d'une simple insuffisance professionnelle, non constitutive d'une faute disciplinaire, et leur matérialité n'est pas démontrée par la commune. Le tribunal annule donc la décision et enjoint à la commune de rétablir le traitement de Mme A à compter du 21 février 2022, sur le fondement de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202525(TA38-2202525)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un agent contractuel du département de l'Isère, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée et demandait réparation. Le tribunal a jugé que la décision de non-renouvellement n'avait pas à être motivée et que l'absence d'entretien préalable, bien que requise, ne constituait pas une garantie dont la privation entraînait automatiquement l'annulation de la décision. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de réclamation préalable. La solution s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration et le décret n° 88-145 du 15 février 1988.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406781(TA38-2406781)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée. Concernant l'interdiction de retour, le juge a considéré que l'absence de circonstances humanitaires et le passé pénal de l'intéressé justifiaient la mesure, sans erreur de droit au regard des articles L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2201170(TA38-2201170)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé partiellement la décision du 1er septembre 2021 par laquelle la commune de Grenoble refusait de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute du 16 novembre 2018 de M. B, agent municipal. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, notamment celles relatives aux autres rechutes.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2200881(TA38-2200881)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Regards croisés. La juridiction s'est déclarée incompétente pour connaître des conclusions dirigées contre la notification de la saisie à tiers détenteur, relevant que ce contentieux relève du juge de l'exécution en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Les conclusions contre les courriers des 15 novembre 2021 et non daté ont été jugées irrecevables car constituant des actes préparatoires ne faisant pas grief.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2200791(TA38-2200791)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ancien maire d'Anthy-sur-Léman, qui contestait le refus de la commune de lui accorder la protection fonctionnelle. M. A avait été mis en cause par la commune dans un litige l'opposant à une société, mais le tribunal a jugé que cette mise en cause résultait d'une faute personnelle détachable de ses fonctions, liée à des irrégularités dans la passation et l'exécution d'un marché public. En application du principe général du droit et des dispositions de l'article L. 2123-35 du code général des collectivités territoriales, la protection fonctionnelle n'est pas due en cas de faute personnelle. Par conséquent, la décision de refus de la commune a été validée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200489(TA38-2200489)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société GMC Event d’une demande d’indemnisation suite à la résiliation unilatérale, par la commune d’Annecy, du marché public portant sur l’aménagement et l’exploitation du marché de Noël et du village des Alpes. La société soutenait que cette résiliation, intervenue en octobre 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, était fautive et lui avait causé des préjudices évalués à 640 721 euros. Le tribunal a rejeté l’intégralité des prétentions indemnitaires de la société GMC Event, considérant que la résiliation était légale et non fautive. Il a également rejeté la demande reconventionnelle de la commune tendant au remboursement d’un trop-perçu. La décision s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable au contrat.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407722(TA38-2407722)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de la société SATA Group. Celle-ci demandait l'expulsion et la restitution des biens par la société Le refuge des glaciers des locaux du restaurant "Le 3200", à la suite de la résiliation de la convention de subdélégation de service public. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la société requérante n'établissant pas de risque de rupture du service public ni de nécessité immédiate de reprise de l'exploitation. La demande est donc rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405642(TA38-2405642)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a annulé les arrêtés du 28 juin 2024 par lesquels le préfet de la Savoie refusait la délivrance d’un titre de séjour à M. et Mme C, ressortissants albanais, et les obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, le tribunal estimant que l’intérêt supérieur de leur fille, scolarisée en France depuis l’âge de 4 ans et victime d’une agression sexuelle, n’avait pas été pris en compte de manière primordiale. Les textes appliqués incluent la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-1900789(TA38-1900789)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. B, agent territorial, contestant son licenciement par la communauté de communes Le Grésivaudan. Le tribunal a annulé l'arrêté de licenciement du 3 janvier 2019 pour vice de procédure, faute de consultation de la commission consultative paritaire, en application de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984. Par voie de conséquence, l'attestation employeur délivrée à la suite de ce licenciement a également été annulée. En revanche, les demandes indemnitaires de M. B ont été rejetées, le tribunal estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2303992(TA38-2303992)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette l'opposition de M. B à la contrainte de Pôle emploi (devenu France Travail) lui réclamant un indu d'allocation de retour à l'emploi de 21 731,18 euros. Le requérant contestait l'absence de mise en demeure préalable, mais le tribunal constate que deux mises en demeure ont bien été envoyées, sans que M. B ne les réclame. Le juge rappelle que, faute d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire contre la décision d'indu, M. B ne peut contester le bien-fondé de la dette dans le cadre de l'opposition à contrainte. La solution est fondée sur les articles R. 5426-19, R. 5426-20 et R. 5312-47 du code du travail.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2301069(TA38-2301069)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 165 euros pour mai 2020. La caisse d’allocations familiales de l’Isère avait estimé que l’intéressée avait quitté son logement avant la fin du mois, ce qui a été confirmé par le tribunal. En application des articles L. 821-1, L. 822-10 et R. 823-12 du code de la construction et de l’habitation, l’aide cesse d’être due dès le premier jour du mois où les conditions d’occupation ne sont plus réunies. Le tribunal a jugé que l’indu était fondé, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par la caisse.

Résumé IA