Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407956(TA38-2407956)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère d'accorder un rendez-vous à Mme B pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour, dans un délai de cinq jours. La requérante justifiait d'une situation d'urgence, son titre étant expiré, et d'une impossibilité non imputable d'utiliser la plateforme en ligne. Le tribunal a également condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2407473(TA38-2407473)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Haute-Savoie d'assurer le logement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 21 mars 2024, avant le 31 décembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée à ses besoins (T4) n'avait été proposée, le tribunal a fait droit à sa demande. L'injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2202947(TA38-2202947)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 603,87 euros, notifié par le département de la Haute-Savoie pour une période de vie maritale non déclarée entre 2018 et 2020. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la décision implicite, de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, et de l'absence de preuve de la vie maritale. Il a jugé que l'indu était fondé sur les dispositions des articles L. 262-41 et R. 262-14 du code de l'action sociale et des familles, et a confirmé la légalité du titre exécutoire émis pour son recouvrement. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et de décharge de l'obligation de payer.
N° TA38-2408567(TA38-2408567)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait sa titularisation dans le corps des certifiés ou des mesures provisoires, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que les conclusions, visant à obtenir une titularisation définitive, ne présentaient pas un caractère provisoire. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée et irrecevable.
N° TA38-2408160(TA38-2408160)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme C, ressortissante russe, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer une carte de résident en qualité d'ascendant à charge. Le préfet ayant délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction après l'introduction du recours, le juge a constaté que cette décision avait implicitement rapporté le refus initial, rendant la demande de suspension sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, tout en admettant la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et en condamnant l'État à verser 600 euros à son avocat au titre des frais de justice.
N° TA38-2408528(TA38-2408528)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de La Tour du Pin suspendant le permis de conduire de M. B pour cinq mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas démontré concrètement la nécessité de son permis pour son activité professionnelle de gérant de sociétés. De plus, l'intérêt public lié à la sécurité routière, compte tenu de la gravité de l'infraction (132 km/h au lieu de 90 km/h), a primé sur les intérêts personnels du requérant. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 224-2 du code de la route.
N° TA38-2201515(TA38-2201515)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 15 617,07 euros pour la période de mars 2017 à juin 2021, un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année de 381,12 euros pour 2019 et 2020, et une pénalité administrative de 1 500 euros. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département de l'Isère, estimant que Mme C avait bien satisfait à l'obligation de médiation préalable. Sur le fond, il a jugé que les indus étaient fondés, car Mme C ne pouvait ignorer l'obligation de déclarer les revenus de son concubin, et que la pénalité administrative n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur le code de l'action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.
N° TA38-2408511(TA38-2408511)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions à fin d'injonction, celui-ci ayant obtenu un rendez-vous en préfecture pour récupérer son titre de séjour. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. B au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), en raison des dysfonctionnements de la préfecture de l'Isère ayant porté atteinte à sa situation personnelle. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur l'injonction, mais une indemnisation pour le préjudice subi.
N° TA38-2201450(TA38-2201450)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 260 euros pour la période d'octobre 2019 à septembre 2020. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure (absence de notification préalable) comme inopérant, la décision du président du conseil départemental du 15 décembre 2020 s'étant substituée à toute notification antérieure. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de réduction de l'indu. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles, le code de la sécurité sociale (notamment l'article R. 133-9-2) et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2408507(TA38-2408507)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'ordonner à la préfecture la délivrance d'un récépissé en attendant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, déposé depuis plus de deux mois. Le juge a estimé que la requérante n'invoquait aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale et ne justifiait pas d'une urgence particulière justifiant une intervention immédiate. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2408496(TA38-2408496)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Le juge a d'abord jugé irrecevable la demande principale de délivrance d'une carte de séjour, car celle-ci ne constitue pas une mesure provisoire. S'agissant de la demande subsidiaire de délivrance d'un récépissé, le tribunal a constaté que le préfet de l'Isère avait déjà fixé un rendez-vous à M. B pour lui remettre ce document sous 48 heures, ce qui répondait à l'urgence et rendait la requête sans objet.
N° TA38-2407840(TA38-2407840)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 6 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Savoie a refusé de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à un enfant recueilli par kafala. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu des difficultés administratives et familiales antérieures de l'enfant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une possible méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2200474(TA38-2200474)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Savoie du 25 novembre 2021 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. M. C invoquait l’ancienneté de sa demande et des relations conflictuelles avec sa mère chez qui il vivait. Le tribunal a estimé que la commission n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, car M. C disposait déjà d’un logement adapté à ses besoins, sans apporter de preuve suffisante de son caractère inadapté. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2407427(TA38-2407427)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant la décision implicite de la CAF de l'Isère suspendant son aide personnalisée au logement. La requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 825-2 du code de la construction et de l'habitation dans le délai d'un an, ni avant l'introduction de son recours contentieux. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête sans inviter la requérante à la régulariser.
N° TA38-2405753(TA38-2405753)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour, faute de circonstances humanitaires ou exceptionnelles. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA38-2407436(TA38-2407436)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence, a été saisi par M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 18 avril 2024 pour un hébergement d'urgence, mais qui n'a reçu aucune offre adaptée. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge constate que l'administration n'a pas exécuté la décision de la commission de médiation et que l'urgence persiste. En conséquence, il ordonne au préfet de l'Isère d'accueillir M. B dans une structure d'hébergement adaptée à ses besoins, sous astreinte de 80 euros par jour de retard.
N° TA38-2407551(TA38-2407551)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère de loger Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation, avant le 31 décembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte, dont le montant sera fixé ultérieurement, en raison de l'absence d'offre de logement adapté à ses besoins (T2). La requérante a également été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2407555(TA38-2407555)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Haute-Savoie de loger Mme A avant le 31 décembre 2024. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 21 mars 2024 pour un logement de type T3, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée. La solution retenue est l'injonction de logement assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2105180(TA38-2105180)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de l’Isère du 5 février 2021 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d’en acquérir, l’inscrivant au fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA) et retirant la validation de son permis de chasser. Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2024, M. A s’est désisté de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 6 novembre 2024, sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2200241(TA38-2200241)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par Mme C d’un recours contre le refus de la caisse d’allocations familiales de la Savoie de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d’activité de 3 753,28 euros, ainsi que d’une demande de rétablissement de ses droits à l’aide personnalisée au logement. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande de remise gracieuse en application de l’article L. 845-3 du code de la construction et de l’habitation, estimant que la situation de précarité de la requérante justifiait une remise de 50 % de la dette, soit 1 876,64 euros. En revanche, il a rejeté les conclusions tendant au rétablissement de l’aide au logement, celle-ci étant légalement affectée au remboursement de l’indu conformément à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.