Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407749(TA38-2407749)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, dont l'expiration était imminente. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant le 8 novembre 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, et a rejeté la demande de frais de justice faute de justification.
N° TA38-2408451(TA38-2408451)
Demande de titre de séjour. Tribunal administratif de Grenoble, juge des référés. Rejet de la requête de M. C, qui sollicitait une injonction de convocation pour obtenir un titre de séjour ou un récépissé. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande est née du silence de l'administration, rendant la mesure sollicitée contraire à l'exécution de cette décision. Application des articles L. 521-3 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407712(TA38-2407712)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A, qui sollicitait un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de l'Isère a accordé au requérant un rendez-vous le 8 novembre 2024, rendant la mesure demandée sans objet. Le tribunal a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408156(TA38-2408156)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions à fin d'injonction, après que le préfet de l'Isère lui a accordé un rendez-vous pour la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante demandait initialement une injonction sous astreinte pour obtenir ce rendez-vous. En raison de ce désistement, le tribunal a condamné l'État à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2408151(TA38-2408151)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction et de statuer sur sa demande de carte de résident. Le tribunal a estimé que ces mesures se heurtaient à l'exécution d'une décision de refus d'enregistrement de sa demande, dont la légalité ne pouvait être contestée dans le cadre de cette procédure d'urgence. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408594(TA38-2408594)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Viry. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, il a ordonné une expertise d'urgence pour examiner un immeuble présentant un péril imminent. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, évaluer le danger et proposer des mesures de sauvegarde.
N° TA38-2408079(TA38-2408079)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la SCI Rize. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions contestant le refus implicite de créer un accès à la voirie, en raison de leur caractère prématuré. Concernant le refus d'autorisation d'occupation du domaine public du 19 avril 2024, le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'un préjudice suffisamment grave et immédiat. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2300446(TA38-2300446)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CAF de la Haute-Savoie de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 912,99 euros. Le juge a rappelé que la remise gracieuse ne permet pas de contester le bien-fondé de la dette, mais seulement d’en obtenir la réduction pour précarité ou bonne foi. Il a estimé que Mme B, qui percevait 1 365 euros par mois pour 908 euros de charges, ne démontrait pas une situation financière empêchant tout remboursement, notamment selon un échéancier de 92 euros mensuels. La solution a été fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2406256(TA38-2406256)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet de la Savoie refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur son pouvoir discrétionnaire de régularisation, alors que la demande de M. B relevait de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux ressortissants tunisiens. Cette substitution de base légale a conduit à l'annulation de l'arrêté pour défaut de saisine préalable de la commission du titre de séjour.
N° TA38-2300426(TA38-2300426)
Le Tribunal administratif de Grenoble statue sur la demande de Mme B tendant à obtenir la remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 421,39 euros. La requérante invoque sa bonne foi et sa situation de précarité, mais le tribunal relève que la dette a été intégralement remboursée par des retenues sur prestations. En conséquence, le juge constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, sans examiner le bien-fondé de la demande de remise. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2408285(TA38-2408285)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un titre de perception émis le 18 février 2022 par la direction départementale des finances publiques de l'Isère, visant au reversement d'un trop-perçu de rémunération de 2 551,22 euros. La requérante, professeure non titularisée, invoquait l'urgence et des moyens tirés du défaut de signature, de base légale et de motivation du titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de plus de deux ans écoulé depuis la connaissance de la dette et de l'apurement progressif par des prélèvements mensuels inférieurs à 300 euros, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408005(TA38-2408005)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 25 juillet 2024 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d'hébergement de Mme C, une ressortissante guinéenne enceinte sans logement. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de sa situation de détresse et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard d’une possible erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives au droit à l’hébergement.
N° TA38-2407743(TA38-2407743)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère d'accorder un rendez-vous à Mme B A pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour avant son expiration le 8 décembre 2024. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'impossibilité pour la requérante d'obtenir un rendez-vous en préfecture, malgré l'échéance proche de son titre. Le juge a estimé la mesure utile et non susceptible de faire obstacle à une décision administrative, sans toutefois assortir l'injonction d'une astreinte. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.
N° TA38-2106833(TA38-2106833)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de l'association Confédération islamique Millî Görüs Albertville, qui contestait l'arrêté du maire d'Albertville du 29 juillet 2021 lui retirant un permis de construire. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Les conclusions de la commune d'Albertville au titre des frais de procès ont été rejetées.
N° TA38-2408307(TA38-2408307)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 27 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Isère avait assigné à résidence Mme L M, ressortissante bosnienne, dans le département de l'Isère pour une durée de 45 jours. La requérante soutenait que cette assignation était incompatible avec l'avertissement pénal probatoire du procureur de la République de Vienne, qui lui interdisait de paraître dans cette même commune. Le tribunal a jugé que l'obligation de se présenter deux fois par semaine à l'hôtel de police de Vienne, situé dans la commune interdite, rendait la décision préfectorale illégale. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2104353(TA38-2104353)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 mai 2021 par lequel le maire de Saint-Martin-de-la-Porte interdisait l'accès à la piste « C » à tous véhicules et piétons. La juridiction a jugé que cette interdiction générale et absolue n'était pas justifiée, ni par la nécessité de préserver le chemin rural, ni par des risques avérés pour la sécurité publique, les caractéristiques de la voie étant compatibles avec une circulation modérée. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et L. 161-5 du code rural et de la pêche maritime, relatifs aux pouvoirs de police du maire.
N° TA38-2408345(TA38-2408345)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de l'Isère du 22 octobre 2024 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en estimant que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable et que l'intérêt supérieur de ses enfants, placés à l'aide sociale à l'enfance, n'était pas méconnu. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. E.
N° TA38-2408184(TA38-2408184)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet de l'Isère pour inexécution d'une précédente ordonnance du 30 juillet 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet de réexaminer la situation de M. A et de prendre une décision explicite sous deux mois, ce qui n'a pas été fait dans le délai imparti. Le juge a condamné l'État à verser 1 900 euros à M. A au titre de la liquidation de l'astreinte pour la période du 1er octobre au 7 novembre 2024, sans en augmenter le montant pour l'avenir. La décision est fondée sur les articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2304255(TA38-2304255)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus du département de la Haute-Savoie de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d’instance, le département a procédé à un réexamen et a finalement accordé la carte sans limitation de durée à compter du 3 octobre 2023. Constatant que la demande de M. B avait ainsi été satisfaite, le tribunal a estimé que la requête était devenue sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2408365(TA38-2408365)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B E, ressortissante libanaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée légalement motivée et prise par une autorité compétente. Le tribunal a également estimé que l'OFII avait bien examiné la situation de vulnérabilité de la requérante avant de statuer, conformément à l'article D. 551-17 du même code. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.