Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407896(TA38-2407896)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour présentée par Mme B. La requête est jugée sans objet car une précédente ordonnance du 14 juillet 2024 avait déjà suspendu cette décision et ordonné le réexamen de la demande. Le préfet n’ayant pas exécuté cette injonction, la nouvelle demande est manifestement infondée. Les conclusions accessoires sont rejetées par voie de conséquence.
N° TA38-2407928(TA38-2407928)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B tendant à obtenir des mesures générales pour faire cesser l'inégal accès au service public d'accueil des étrangers, jugeant que ces demandes, de nature réglementaire, n'entrent pas dans le champ des pouvoirs du juge des référés. En revanche, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande individuelle de rendez-vous, le préfet de l'Isère ayant convoqué la requérante le 19 novembre 2024. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407924(TA38-2407924)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant albanais demandant une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. Le préfet de l'Isère ayant délivré le rendez-vous sollicité après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'urgence et l'utilité de la mesure initiale n'ont donc pas été examinées au fond. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2408298(TA38-2408298)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 11 octobre 2024 à l'encontre du préfet de l'Isère, qui n'avait pas délivré dans le délai imparti une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait exécuté l'injonction avec retard, le 31 octobre 2024, et a procédé à la liquidation de l'astreinte. Il a modéré son montant à 1 000 euros, en application de l'article L. 911-7 du même code, et a condamné l'État à verser cette somme à M. A. En outre, une somme de 600 euros a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice, sous réserve des conditions de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2204181(TA38-2204181)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, adjoint technique territorial, qui contestait un blâme infligé le 24 mars 2022 par le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. Le requérant soutenait que la matérialité des faits n’était pas établie. Le tribunal a estimé, sur le fondement des articles L. 121-1, L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, que les manquements répétés au devoir d’obéissance hiérarchique et le comportement inapproprié envers la supérieure hiérarchique étaient établis et justifiaient la sanction. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2202812(TA38-2202812)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A, adjointe administrative, pour contester le refus de la commune d'Alixan de reconnaître comme imputable au service l'accident survenu le 27 juin 2016 (annonce du suicide de son époux sur son lieu de travail), ainsi que l'arrêté l'admettant à la retraite pour invalidité. Le tribunal a rejeté la requête concernant l'arrêté du 10 mars 2022, estimant que la commune devait bien vérifier le lien entre l'événement et l'exercice des fonctions, ce qu'elle avait fait, et que le moyen d'erreur de droit n'était pas fondé. Par conséquent, la demande d'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2023, fondée sur l'illégalité du premier arrêté, a également été rejetée. Les textes appliqués sont l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et le code de justice administrative.
N° TA38-2202704(TA38-2202704)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a examiné trois requêtes de M. A C, fonctionnaire territorial, contestant les décisions de suspension conservatoire de ses fonctions prises par le président de la métropole Grenoble Alpes les 28 février 2022, 27 juin 2022 et 22 février 2023, suite à sa condamnation pénale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes de M. C, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur, la méconnaissance des droits de la défense et de la présomption d'innocence, ainsi que les erreurs de droit et de fait, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des suspensions successives, en application des dispositions du code général de la fonction publique (notamment l'article L. 531-1) et du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions de M. C tendant à l'annulation des décisions et à l'indemnisation ont été rejetées, et les demandes reconventionnelles de la métropole également.
N° TA38-2405524(TA38-2405524)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de Mme A, qui contestait le refus de l'université Grenoble Alpes de l'inscrire en master de psychologie. Le juge des référés avait précédemment rejeté sa demande de suspension pour absence de doute sérieux sur la légalité de la décision. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, Mme A n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA38-2202305(TA38-2202305)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 21 février 2022 par lequel le maire de Sauzet a suspendu à titre conservatoire Mme A, agent contractuel, avec privation de rémunération. La suspension conservatoire est une mesure qui peut être prise sans texte pour un agent contractuel, mais elle suppose des faits pouvant être qualifiés de faute grave, vraisemblable et suffisamment établie. En l'espèce, les griefs reprochés (erreurs de gestion comptable) relèvent d'une simple insuffisance professionnelle, non constitutive d'une faute disciplinaire, et leur matérialité n'est pas démontrée par la commune. Le tribunal annule donc la décision et enjoint à la commune de rétablir le traitement de Mme A à compter du 21 février 2022, sur le fondement de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983.
N° TA38-2405642(TA38-2405642)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a annulé les arrêtés du 28 juin 2024 par lesquels le préfet de la Savoie refusait la délivrance d’un titre de séjour à M. et Mme C, ressortissants albanais, et les obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, le tribunal estimant que l’intérêt supérieur de leur fille, scolarisée en France depuis l’âge de 4 ans et victime d’une agression sexuelle, n’avait pas été pris en compte de manière primordiale. Les textes appliqués incluent la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2206954(TA38-2206954)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 5 novembre 2024, du désistement pur et simple du syndicat des copropriétaires "les cimes blanches" de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Montvalezan à la SCI Matsuzaka. Le tribunal a également constaté le désistement corrélatif des conclusions de la SCI Matsuzaka présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette solution a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406520(TA38-2406520)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme E et M. D, qui contestaient le refus de l’autorisation d’instruire leur enfant en famille pour l’année 2024-2025. Ce désistement est intervenu après le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux. Conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d’un mois suivant la notification de l’ordonnance de rejet, ils sont réputés s’être désistés.
N° TA38-2200791(TA38-2200791)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ancien maire d'Anthy-sur-Léman, qui contestait le refus de la commune de lui accorder la protection fonctionnelle. M. A avait été mis en cause par la commune dans un litige l'opposant à une société, mais le tribunal a jugé que cette mise en cause résultait d'une faute personnelle détachable de ses fonctions, liée à des irrégularités dans la passation et l'exécution d'un marché public. En application du principe général du droit et des dispositions de l'article L. 2123-35 du code général des collectivités territoriales, la protection fonctionnelle n'est pas due en cas de faute personnelle. Par conséquent, la décision de refus de la commune a été validée.
N° TA38-2200489(TA38-2200489)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société GMC Event d’une demande d’indemnisation suite à la résiliation unilatérale, par la commune d’Annecy, du marché public portant sur l’aménagement et l’exploitation du marché de Noël et du village des Alpes. La société soutenait que cette résiliation, intervenue en octobre 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, était fautive et lui avait causé des préjudices évalués à 640 721 euros. Le tribunal a rejeté l’intégralité des prétentions indemnitaires de la société GMC Event, considérant que la résiliation était légale et non fautive. Il a également rejeté la demande reconventionnelle de la commune tendant au remboursement d’un trop-perçu. La décision s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable au contrat.
N° TA38-2407816(TA38-2407816)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 août 2024 du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu au centre pénitentiaire d'Aiton. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation des droits de la défense et l'absence d'avis médical, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la mesure. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge n'ayant pas examiné la condition d'urgence.
N° TA38-2406781(TA38-2406781)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée. Concernant l'interdiction de retour, le juge a considéré que l'absence de circonstances humanitaires et le passé pénal de l'intéressé justifiaient la mesure, sans erreur de droit au regard des articles L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407881(TA38-2407881)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de suspension et d'injonction, devenues sans objet. Il a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408253(TA38-2408253)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 5 novembre 2024, a rejeté la requête de M. B contestant la décision de la mutualité sociale agricole Ain-Rhône de mettre en place une intermédiation pour le versement de sa pension alimentaire. Le tribunal a jugé que ce litige, lié à l’exécution d’un jugement du juge judiciaire fixant une pension alimentaire, relève de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. En application des articles R. 222-1 et R. 351-5-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA38-2407975(TA38-2407975)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A contre une décision de la direction régionale Corse-Provence-Alpes-Côte d'Azur de l'Agence de Services et de Paiement, située à Aix-en-Provence. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et renvoie l'affaire au Tribunal Administratif de Marseille, seul compétent car le siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée se trouve dans le ressort de cette juridiction.
N° TA38-2406097(TA38-2406097)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par une ordonnance du 5 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à obtenir une réduction de la durée de suspension de son permis de conduire, prononcée par le préfet de la Drôme le 15 juillet 2024. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.