Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2300163(TA38-2300163)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a examiné si le handicap du requérant justifiait l'attribution de cette carte au regard des critères fixés par le code de l'action sociale et des familles (article L. 241-3) et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est que M. A n'a pas établi remplir les conditions d'éligibilité, notamment une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou la nécessité d'un accompagnement systématique. Par conséquent, le tribunal a confirmé la légalité de la décision de refus.
N° TA38-2300166(TA38-2300166)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C qui contestait le refus du département de l’Isère de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que Mme C n’établissait pas, par les pièces fournies, remplir les conditions fixées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide technique ou humaine). La solution retenue confirme le bien-fondé de la décision administrative initiale.
N° TA38-2408267(TA38-2408267)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour constater l’inexécution partielle d’une précédente ordonnance du 17 juillet 2024 enjoignant au préfet de l’Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Constatant que le préfet n’avait ni réexaminé la situation ni renouvelé le récépissé arrivé à expiration, le juge a modifié les mesures initiales en fixant de nouvelles injonctions assorties d’une astreinte de 200 euros par jour de retard. Il a enjoint au préfet de statuer sur la demande de renouvellement dans un délai de quinze jours et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans les 48 heures. La décision applique les articles L. 521-4 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2408119(TA38-2408119)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 19 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an et d’une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le directeur de cabinet bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de démontrer l’ancrage de sa vie privée et familiale en France. Enfin, les décisions d’interdiction de retour et d’assignation à résidence ont été validées, le tribunal estimant qu’elles étaient suffisamment motivées et proportionnées au regard des articles L. 612-6 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2300021(TA38-2300021)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contestant la décision de la caisse d’allocations familiales de l’Isère de récupérer un indu de revenu de solidarité active (RSA) par subrogation sur sa pension d’invalidité. Mme B invoquait la prescription biennale prévue à l’article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, estimant que l’action en recouvrement pour les sommes antérieures à novembre 2019 était prescrite. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que la prescription n’était pas acquise et que la créance était fondée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.
N° TA38-2300384(TA38-2300384)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d'une opposition à une contrainte émise par la mutualité sociale agricole pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement. En cours d'instance, la requérante s'est désistée de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par un jugement du 4 novembre 2024. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative.
N° TA38-2301034(TA38-2301034)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme A contestant la décision de la CAF de l'Isère de substituer l'allocation de logement sociale (ALS) à l'aide personnalisée au logement (APL) à compter de janvier 2021. La requérante soutenait que cette substitution méconnaissait l'article L. 841-2 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal, rappelant son office de juge de plein contentieux, a examiné les droits de l'intéressée au regard des règles de non-cumul des aides personnelles au logement (article L. 821-5 du même code). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation et le décret du 27 septembre 2019 pour statuer sur le litige.
N° TA38-2300031(TA38-2300031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B C qui contestait le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a examiné si, au regard des critères fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, la requérante justifiait d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou d'un besoin systématique d'aide humaine ou technique. Il a estimé que les éléments médicaux fournis par Mme C n'établissaient pas qu'elle remplissait ces conditions d'éligibilité à la date de sa décision. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande.
N° TA38-2407529(TA38-2407529)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de l'Isère avait délivré à Mme B une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, valable jusqu'au 17 janvier 2025. Cette délivrance a rendu sans objet la demande d'injonction de la requérante visant à obtenir un récépissé. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA38-2303261(TA38-2303261)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi de 19 200,30 euros, prononcés par Pôle emploi pour fausses déclarations. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions relatives à l'indu, relevant du contentieux de l'assurance chômage, ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, le tribunal a jugé que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative sur ce point.
N° TA38-2407558(TA38-2407558)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l’Isère de fixer un rendez-vous à Mme B épouse D dans un délai de cinq jours afin qu’elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu que l’urgence était présumée s’agissant d’un renouvellement de titre et que la requérante justifiait de l’impossibilité d’accéder à la téléprocédure et de l’échec de ses démarches auprès de la préfecture. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le principe selon lequel l’administration doit recevoir l’étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande.
N° TA38-2408223(TA38-2408223)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante bénéficiait d'une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'en novembre 2024, et que les circonstances particulières alléguées (errance diagnostique, précarité) ne justifiaient pas une urgence suffisamment grave et immédiate. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans procédure contradictoire en l'absence d'urgence.
N° TA38-2203705(TA38-2203705)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 4 novembre 2024, a rejeté la requête de M. A contestant un titre de recettes de 750 euros émis par la commune de La Plagne-Tarentaise pour des frais de secours en montagne. Le tribunal a jugé que l'exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial, liant la commune et l'usager par un contrat de droit privé. En conséquence, le litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires, et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 2321-1 et L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales. La requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA38-2301069(TA38-2301069)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 165 euros pour mai 2020. La caisse d’allocations familiales de l’Isère avait estimé que l’intéressée avait quitté son logement avant la fin du mois, ce qui a été confirmé par le tribunal. En application des articles L. 821-1, L. 822-10 et R. 823-12 du code de la construction et de l’habitation, l’aide cesse d’être due dès le premier jour du mois où les conditions d’occupation ne sont plus réunies. Le tribunal a jugé que l’indu était fondé, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par la caisse.
N° TA38-2208233(TA38-2208233)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association de sauvegarde du poumon vert du Pontet Valence, qui demandait l'annulation de délibérations du conseil municipal de Valence portant sur la désaffectation, le déclassement et la cession de parcelles. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés par l'association étaient dépourvus des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé ou étaient inopérants, notamment ceux relatifs à l'opportunité du projet. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.
N° TA38-2107710(TA38-2107710)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus de permis de construire opposé par le maire d'Aillon-le-Jeune. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'affaire a été tranchée par ordonnance. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), tandis que ses propres conclusions sur ce fondement ont été rejetées.
N° TA38-2408456(TA38-2408456)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé. En cours d'audience, la requérante s'est désistée de ses conclusions à fin d'injonction, le préfet de l'Isère ayant convoqué l'intéressée pour récupérer son titre. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 900 euros à Mme A au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), en raison des dysfonctionnements de la préfecture ayant porté atteinte à sa situation personnelle.
N° TA38-2404665(TA38-2404665)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Saint-Jean-de-Soudain pour un tunnel agricole. La requérante invoquait la présence d’une zone humide et un usage irrégulier de la construction, mais ces moyens n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Le juge a également écarté comme irrecevable la demande de vérification d’autres projets, car étrangère à l’objet du recours pour excès de pouvoir. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2404749(TA38-2404749)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie d’accorder un regroupement familial pour son épouse. Le requérant n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 412-1 du code de justice administrative, notifiée mais non réclamée. En application de l’article R. 222-1 du même code, l’irrecevabilité non couverte a conduit au rejet de la requête sans examen au fond.
N° TA38-2408258(TA38-2408258)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Isère du 23 octobre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours renouvelables. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle n'avait pas à être précédée d'une procédure contradictoire spécifique, et que les moyens tirés de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.