Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408058(TA38-2408058)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'asile, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. Le juge a estimé que M. A ne justifiait pas de circonstances particulières établissant une urgence, compte tenu du fait qu'il n'avait pas sollicité le renouvellement de son titre de séjour avant son expiration depuis plus de 22 mois et que sa situation universitaire n'était pas compromise. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit à la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2402209(TA38-2402209)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 4 novembre 2024, a donné acte du désistement de M. B, qui contestait une délibération du conseil municipal de Bonne autorisant la vente d’une parcelle à la société SAGEC Rhône-Alpes. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande du président de la formation de jugement, il a été réputé s’être désisté en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La demande de la commune de Bonne au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.
N° TA38-2300310(TA38-2300310)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 17 novembre 2022 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de M. B. Le tribunal a jugé que le logement occupé par le requérant, qui présente un handicap, était inadapté à sa situation et ne pouvait faire l'objet de travaux d'adaptation, ce qui le rendait impropre à l'habitation au sens de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint à la commission de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2300889(TA38-2300889)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme C épouse A, qui contestait le rejet de sa demande de remise gracieuse de deux indus d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant total de 310,46 euros. La requérante soutenait que ces indus provenaient d'une erreur de calcul du quotient familial et invoquait sa situation financière précaire. Le tribunal a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier si la situation de précarité et la bonne foi du débiteur justifient une remise gracieuse, en application de l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens de la requête et les arguments de la caisse d'allocations familiales, qui contestait la précarité alléguée.
N° TA38-2301034(TA38-2301034)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme A contestant la décision de la CAF de l'Isère de substituer l'allocation de logement sociale (ALS) à l'aide personnalisée au logement (APL) à compter de janvier 2021. La requérante soutenait que cette substitution méconnaissait l'article L. 841-2 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal, rappelant son office de juge de plein contentieux, a examiné les droits de l'intéressée au regard des règles de non-cumul des aides personnelles au logement (article L. 821-5 du même code). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation et le décret du 27 septembre 2019 pour statuer sur le litige.
N° TA38-2300166(TA38-2300166)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C qui contestait le refus du département de l’Isère de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que Mme C n’établissait pas, par les pièces fournies, remplir les conditions fixées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide technique ou humaine). La solution retenue confirme le bien-fondé de la décision administrative initiale.
N° TA38-2300163(TA38-2300163)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a examiné si le handicap du requérant justifiait l'attribution de cette carte au regard des critères fixés par le code de l'action sociale et des familles (article L. 241-3) et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est que M. A n'a pas établi remplir les conditions d'éligibilité, notamment une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou la nécessité d'un accompagnement systématique. Par conséquent, le tribunal a confirmé la légalité de la décision de refus.
N° TA38-2300031(TA38-2300031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B C qui contestait le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a examiné si, au regard des critères fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, la requérante justifiait d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou d'un besoin systématique d'aide humaine ou technique. Il a estimé que les éléments médicaux fournis par Mme C n'établissaient pas qu'elle remplissait ces conditions d'éligibilité à la date de sa décision. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande.
N° TA38-2408119(TA38-2408119)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 19 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an et d’une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le directeur de cabinet bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de démontrer l’ancrage de sa vie privée et familiale en France. Enfin, les décisions d’interdiction de retour et d’assignation à résidence ont été validées, le tribunal estimant qu’elles étaient suffisamment motivées et proportionnées au regard des articles L. 612-6 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2300021(TA38-2300021)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contestant la décision de la caisse d’allocations familiales de l’Isère de récupérer un indu de revenu de solidarité active (RSA) par subrogation sur sa pension d’invalidité. Mme B invoquait la prescription biennale prévue à l’article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, estimant que l’action en recouvrement pour les sommes antérieures à novembre 2019 était prescrite. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que la prescription n’était pas acquise et que la créance était fondée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.
N° TA38-2408267(TA38-2408267)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour constater l’inexécution partielle d’une précédente ordonnance du 17 juillet 2024 enjoignant au préfet de l’Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Constatant que le préfet n’avait ni réexaminé la situation ni renouvelé le récépissé arrivé à expiration, le juge a modifié les mesures initiales en fixant de nouvelles injonctions assorties d’une astreinte de 200 euros par jour de retard. Il a enjoint au préfet de statuer sur la demande de renouvellement dans un délai de quinze jours et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans les 48 heures. La décision applique les articles L. 521-4 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2300384(TA38-2300384)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d'une opposition à une contrainte émise par la mutualité sociale agricole pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement. En cours d'instance, la requérante s'est désistée de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par un jugement du 4 novembre 2024. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative.
N° TA38-2407850(TA38-2407850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 août 2024 résiliant le bail du logement de fonction de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant pu trouver un logement privé et étant en mesure d'en assumer les loyers. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et au titre des frais de procès.
N° TA38-2407476(TA38-2407476)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 23 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les articles L.613-1, L.435-1 et L.422-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence, en raison de l’usage de faux documents d’identité par le requérant.
N° TA38-2301069(TA38-2301069)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 165 euros pour mai 2020. La caisse d’allocations familiales de l’Isère avait estimé que l’intéressée avait quitté son logement avant la fin du mois, ce qui a été confirmé par le tribunal. En application des articles L. 821-1, L. 822-10 et R. 823-12 du code de la construction et de l’habitation, l’aide cesse d’être due dès le premier jour du mois où les conditions d’occupation ne sont plus réunies. Le tribunal a jugé que l’indu était fondé, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par la caisse.
N° TA38-2300844(TA38-2300844)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 15 décembre 2022 de la commission de médiation de la Haute-Savoie, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait la suroccupation de son logement, qu’elle occupe avec ses quatre enfants, et l’absence de proposition adaptée. Le tribunal, statuant en juge unique, a annulé cette décision au motif que la commission de médiation n’avait pas suffisamment motivé son refus au regard des dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article D. 542-14 du code de la sécurité sociale. Il a enjoint au préfet de la Haute-Savoie de procéder à un réexamen de la situation de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA38-2300558(TA38-2300558)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Haute-Savoie du 15 décembre 2022. Celle-ci avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, estimant que sa situation n'était pas compatible avec un logement autonome. Le tribunal a jugé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation, en se fondant sur les préconisations de l'équipe socio-éducative de l'établissement qui l'hébergeait. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2407542(TA38-2407542)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet de l'Isère ayant convoqué l'intéressé le 12 novembre 2024, le juge a constaté que la demande avait perdu son objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2407756(TA38-2407756)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande du préfet de l'Isère, a ordonné l'expulsion sans délai de M. et Mme D C et de leurs enfants du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'ils occupent irrégulièrement. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que les intéressés, définitivement déboutés de leurs demandes d'asile et ayant fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, occupent les lieux sans titre après une mise en demeure infructueuse. Le juge a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée et a enjoint au préfet de prendre toutes mesures utiles pour débarrasser les lieux des biens meubles aux frais et risques des occupants.
N° TA38-2303992(TA38-2303992)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette l'opposition de M. B à la contrainte de Pôle emploi (devenu France Travail) lui réclamant un indu d'allocation de retour à l'emploi de 21 731,18 euros. Le requérant contestait l'absence de mise en demeure préalable, mais le tribunal constate que deux mises en demeure ont bien été envoyées, sans que M. B ne les réclame. Le juge rappelle que, faute d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire contre la décision d'indu, M. B ne peut contester le bien-fondé de la dette dans le cadre de l'opposition à contrainte. La solution est fondée sur les articles R. 5426-19, R. 5426-20 et R. 5312-47 du code du travail.