Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408285(TA38-2408285)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un titre de perception émis le 18 février 2022 par la direction départementale des finances publiques de l'Isère, visant au reversement d'un trop-perçu de rémunération de 2 551,22 euros. La requérante, professeure non titularisée, invoquait l'urgence et des moyens tirés du défaut de signature, de base légale et de motivation du titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de plus de deux ans écoulé depuis la connaissance de la dette et de l'apurement progressif par des prélèvements mensuels inférieurs à 300 euros, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2300426(TA38-2300426)

Le Tribunal administratif de Grenoble statue sur la demande de Mme B tendant à obtenir la remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 421,39 euros. La requérante invoque sa bonne foi et sa situation de précarité, mais le tribunal relève que la dette a été intégralement remboursée par des retenues sur prestations. En conséquence, le juge constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, sans examiner le bien-fondé de la demande de remise. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2408306(TA38-2408306)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B contestant un avis de taxe d’habitation de 1 295 euros pour 2023, ainsi que la majoration de 10 % et la mise en demeure afférentes. Le juge estime que les demandes de décharge de l’imposition font obstacle à l’exécution de la décision de rejet de l’administration et ne présentent pas d’utilité, la requérante pouvant saisir le juge de l’impôt au fond après une nouvelle réclamation assortie d’une demande de sursis de paiement (articles L. 199 et L. 277 du livre des procédures fiscales). Concernant la majoration et la mise en demeure, le juge relève l’absence de réclamation préalable auprès du comptable public (article L. 281 du même livre) et l’existence d’une contestation sérieuse, ce qui prive ces demandes d’utilité.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2300446(TA38-2300446)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CAF de la Haute-Savoie de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 912,99 euros. Le juge a rappelé que la remise gracieuse ne permet pas de contester le bien-fondé de la dette, mais seulement d’en obtenir la réduction pour précarité ou bonne foi. Il a estimé que Mme B, qui percevait 1 365 euros par mois pour 908 euros de charges, ne démontrait pas une situation financière empêchant tout remboursement, notamment selon un échéancier de 92 euros mensuels. La solution a été fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408184(TA38-2408184)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet de l'Isère pour inexécution d'une précédente ordonnance du 30 juillet 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet de réexaminer la situation de M. A et de prendre une décision explicite sous deux mois, ce qui n'a pas été fait dans le délai imparti. Le juge a condamné l'État à verser 1 900 euros à M. A au titre de la liquidation de l'astreinte pour la période du 1er octobre au 7 novembre 2024, sans en augmenter le montant pour l'avenir. La décision est fondée sur les articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103971(TA38-2103971)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C et autres voisins demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Romagnieu à M. et Mme F pour une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne prononçant pas un sursis à statuer, car le projet d'aménagement et de développement durable n'était pas suffisamment avancé et le projet n'était pas de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme. Il a également estimé que le moyen tiré du risque d'inondation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme n'était pas fondé, la parcelle étant constructible sous conditions. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par les défendeurs.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2408594(TA38-2408594)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Viry. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, il a ordonné une expertise d'urgence pour examiner un immeuble présentant un péril imminent. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, évaluer le danger et proposer des mesures de sauvegarde.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2408307(TA38-2408307)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 27 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Isère avait assigné à résidence Mme L M, ressortissante bosnienne, dans le département de l'Isère pour une durée de 45 jours. La requérante soutenait que cette assignation était incompatible avec l'avertissement pénal probatoire du procureur de la République de Vienne, qui lui interdisait de paraître dans cette même commune. Le tribunal a jugé que l'obligation de se présenter deux fois par semaine à l'hôtel de police de Vienne, situé dans la commune interdite, rendait la décision préfectorale illégale. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2104353(TA38-2104353)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 mai 2021 par lequel le maire de Saint-Martin-de-la-Porte interdisait l'accès à la piste « C » à tous véhicules et piétons. La juridiction a jugé que cette interdiction générale et absolue n'était pas justifiée, ni par la nécessité de préserver le chemin rural, ni par des risques avérés pour la sécurité publique, les caractéristiques de la voie étant compatibles avec une circulation modérée. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et L. 161-5 du code rural et de la pêche maritime, relatifs aux pouvoirs de police du maire.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2407956(TA38-2407956)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère d'accorder un rendez-vous à Mme B pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour, dans un délai de cinq jours. La requérante justifiait d'une situation d'urgence, son titre étant expiré, et d'une impossibilité non imputable d'utiliser la plateforme en ligne. Le tribunal a également condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2101663(TA38-2101663)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B. Ceux-ci demandaient l'annulation du refus de permis d'aménager opposé par le maire de Diemoz pour la création d'un lot à bâtir en zone Ub et d'un accès sur une parcelle classée en zone agricole (A). Le tribunal a jugé que la réglementation de la zone A interdit les constructions et installations non agricoles, y compris les accès pour des habitations, et que le maire avait donc légalement fondé son refus sur les articles A1 et A2 du plan local d'urbanisme, en application de l'article R. 151-23 du code de l'urbanisme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106833(TA38-2106833)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de l'association Confédération islamique Millî Görüs Albertville, qui contestait l'arrêté du maire d'Albertville du 29 juillet 2021 lui retirant un permis de construire. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Les conclusions de la commune d'Albertville au titre des frais de procès ont été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2407472(TA38-2407472)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Haute-Savoie d'assurer le logement de M. A B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 23 mai 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée au requérant, le tribunal a enjoint à l'État de le loger avant le 31 décembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408151(TA38-2408151)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction et de statuer sur sa demande de carte de résident. Le tribunal a estimé que ces mesures se heurtaient à l'exécution d'une décision de refus d'enregistrement de sa demande, dont la légalité ne pouvait être contestée dans le cadre de cette procédure d'urgence. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2408156(TA38-2408156)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions à fin d'injonction, après que le préfet de l'Isère lui a accordé un rendez-vous pour la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante demandait initialement une injonction sous astreinte pour obtenir ce rendez-vous. En raison de ce désistement, le tribunal a condamné l'État à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408149(TA38-2408149)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante macédonienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie malgré la délivrance d'un nouveau récépissé, en raison de l'absence de décision expresse depuis plus de six mois. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 423-21 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de l'Isère de réexaminer la demande de Mme A dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre de l'aide juridictionnelle.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2300331(TA38-2300331)

Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme B visant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 581,46 euros pour la période de juillet à décembre 2020. La caisse d’allocations familiales ayant accordé, en cours d’instance, une remise partielle de 75 % (436,10 euros), le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie. Sur le surplus, le juge a rejeté la demande de remise totale, faute pour la requérante de justifier d’une situation de précarité financière, malgré sa bonne foi non contestée. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA38-2304255(TA38-2304255)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus du département de la Haute-Savoie de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d’instance, le département a procédé à un réexamen et a finalement accordé la carte sans limitation de durée à compter du 3 octobre 2023. Constatant que la demande de M. B avait ainsi été satisfaite, le tribunal a estimé que la requête était devenue sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408044(TA38-2408044)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 septembre 2024 par laquelle le président du département de l'Isère avait suspendu l'agrément d'assistante maternelle de Mme A pour une durée de quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'avoir produit des pièces suffisantes pour justifier de sa situation financière précaire alléguée. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407457(TA38-2407457)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. B tendant à obtenir un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler, le préfet de l'Isère lui ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour après l'introduction du recours. Le juge a rejeté la demande d'injonction de réexamen de la demande de titre de séjour, estimant qu'elle ne relevait pas de sa compétence en référé. M. B a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle, et l'État a été condamné à verser 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

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