Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2200515(TA38-2200515)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de Mme B, qui contestait un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Notre-Dame-de-Bellecombe. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2406106(TA38-2406106)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, ressortissant burkinabais, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil (CMA) en raison du dépôt tardif de sa demande d’asile. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision de l’OFII au motif qu’elle n’était pas suffisamment motivée et ne prenait pas en compte la situation particulière et la vulnérabilité de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 20 de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l’OFII de réexaminer la demande de M. A dans un délai de huit jours.
N° TA38-2406105(TA38-2406105)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant burkinabais, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil (CMA) lors de sa demande d’asile. Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, conformément à l’article L. 551-15 du CESEDA. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les dispositions du CESEDA ni l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, après avoir examiné la situation particulière et la vulnérabilité du requérant. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais le recours au fond a été rejeté.
N° TA38-2405950(TA38-2405950)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du contrat de sécurisation du domaine skiable des 7 Laux, conclu entre la communauté de communes Le Grésivaudan et le groupe MND France. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante n'établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, malgré l'impact allégué sur son chiffre d'affaires. La solution retenue repose sur l'appréciation concrète des effets de la décision contestée, conformément aux principes du référé suspension.
N° TA38-2406296(TA38-2406296)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malgache, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et une indemnisation. Le juge a estimé que la demande d'injonction faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, la demande indemnitaire a été jugée irrecevable car ne relevant pas des pouvoirs du juge des référés. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2406104(TA38-2406104)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par M. B A, ressortissant sénégalais, d’une requête en annulation du refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil (CMA). Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande d’asile, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a examiné la légalité de la décision au regard des dispositions du CESEDA et de la directive 2013/33/UE, en vérifiant notamment la motivation et la prise en compte de la vulnérabilité. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur le respect des conditions de refus des CMA.
N° TA38-2406357(TA38-2406357)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait son licenciement par la mairie de Samoëns et demandait des indemnités. La requête était prématurée car elle a été déposée avant que la décision de licenciement ne soit prise, le courrier du maire n’étant qu’une convocation à un entretien préalable. De plus, les conclusions indemnitaires étaient irrecevables en l’absence de demande préalable auprès de l’administration. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406168(TA38-2406168)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 5 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Elle a écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA38-2406087(TA38-2406087)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme C d’une demande de suspension de la décision de la rectrice de l’académie de Grenoble refusant l’autorisation d’instruction en famille pour leur fille B. Le juge a reconnu l’urgence, compte tenu de la proximité de la rentrée scolaire et des bouleversements familiaux allégués, mais a estimé qu’aucun moyen sérieux n’était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 131-5 du code de l’éducation. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2405928(TA38-2405928)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme C, ressortissante kosovare, afin qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par l'impossibilité pour la requérante d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives, ce qui compromettait son droit au travail et la régularité de son séjour. La solution s'appuie sur le principe selon lequel l'administration doit recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande, et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406070(TA38-2406070)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du rectorat refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant B, présentée par M. et Mme A D. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une composition irrégulière de la commission académique et d'une erreur d'appréciation sur le projet éducatif. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions aux fins d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'éducation.
N° TA38-2406057(TA38-2406057)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Savoie du 23 juillet 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, et a jugé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'interdiction ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2406264(TA38-2406264)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D et M. B qui demandaient la suspension de la décision de la rectrice de l’académie de Grenoble leur refusant l’autorisation d’instruction en famille pour leur enfant. Les requérants n’ont pas démontré l’urgence, faute d’éléments établissant un danger pour l’équilibre psychologique de l’enfant en cas de scolarisation. Le juge a également jugé irrecevable leur demande visant à « acter » la possibilité de maintien à domicile, une telle mesure ne relevant pas de ses pouvoirs. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2406356(TA38-2406356)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Commune de Sermérieu concernant un immeuble situé rue du Four, présentant un péril imminent. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner les lieux, de constater les désordres et l'état des bâtiments mitoyens, et de proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.
N° TA38-2406262(TA38-2406262)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la rectrice de l’académie de Grenoble refusant l’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant A. Les requérants n’ont pas démontré l’urgence, faute de preuve d’un danger psychologique lié à une scolarisation. Le juge a également jugé irrecevable la demande visant à « acter » la possibilité de maintien à domicile. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience.
N° TA38-2406352(TA38-2406352)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par le juge des référés le 23 août 2024, rejette la requête de Mme A. Celle-ci contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour et invoquait une méconnaissance de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car elle ne précisait pas sur quel fondement juridique (suspension, liberté fondamentale ou mesure utile) elle était présentée, en application des articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la demande, avec invitation à la requérante de reformuler sa requête de manière plus précise.
N° TA38-2406362(TA38-2406362)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante nigérienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son récépissé l'autorisant à travailler. La requête a été jugée irrecevable car elle ne permettait pas d'identifier clairement le fondement juridique (L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) sur lequel elle était présentée. En tout état de cause, la demande était manifestement infondée, Mme B étant démunie de titre de séjour depuis plus de dix ans et sa demande devant être considérée comme une première demande, non comme un renouvellement. L'ordonnance a été rendue sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2406132(TA38-2406132)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C A, ressortissant afghan, qui demandait l’annulation de la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 15 juillet 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l’absence du requérant à une convocation, motivée par des obligations universitaires, ne constituait pas un motif légitime justifiant le maintien des conditions matérielles d’accueil. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-16 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
N° TA38-2406355(TA38-2406355)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A tendant à la suspension du refus de renouvellement de sa carte de séjour « vie privée et familiale » opposé par le préfet de la Savoie. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n’a pas produit de requête en annulation distincte, condition prévue à l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de frais, a été rejeté sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA38-2406283(TA38-2406283)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Savoie concernant le regroupement familial sollicité par Mme B pour son fils majeur. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence, condition nécessaire pour l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison de l'absence d'éléments établissant un lien stable et intense avec son enfant, désormais majeur et séparé d'elle depuis plusieurs années. La requête a été rejetée sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.