Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2405952(TA38-2405952)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, fait droit à la demande du préfet de l'Isère et ordonne l'expulsion sans délai de M. C et de son fils mineur du logement géré par la société Adoma qu'ils occupent sans droit ni titre. Le juge a constaté que la demande d'asile de M. C avait été définitivement rejetée et qu'il s'est maintenu dans les lieux malgré une mise en demeure. La solution retenue se fonde sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). L'urgence et l'utilité de la mesure ont été caractérisées par la saturation du dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile dans le département, le maintien de l'occupant faisant obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2405500(TA38-2405500)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d'un recours contre une décision de la mutualité sociale agricole Ain Rhône confirmant un indu de prime d'activité, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée se situe à Bourg-en-Bresse, dans le ressort du tribunal administratif de Lyon. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2207416(TA38-2207416)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du 6 septembre 2022 du président du conseil départemental de la Haute-Savoie refusant à Mme B le renouvellement de sa carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Saisi d'un recours contre ce refus, le juge a examiné si les conditions médicales posées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017 étaient remplies. Il a estimé que les certificats médicaux produits, attestant d'un périmètre de marche limité et de difficultés importantes de déplacement liées à un syndrome de queue de cheval, justifiaient l'attribution de la carte. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande de Mme B.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2402712(TA38-2402712)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 8 550 euros présentée par Mme B, fondée sur l’absence d’offre d’hébergement suite à une décision de la commission de médiation de l’Isère. La requérante invoquait l’obligation de l’État au titre du droit au logement opposable (articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation). Le juge a estimé que l’obligation n’était pas sérieusement contestable, car l’absence de proposition résultait du refus de Mme B de s’éloigner de l’agglomération grenobloise, où le dispositif d’hébergement est saturé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202133(TA38-2202133)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du président du conseil départemental de l'Isère de ne lui accorder qu'une remise gracieuse partielle de 371,54 euros sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 743,07 euros. La requérante demandait une remise totale en invoquant son impossibilité de rembourser. Le tribunal a estimé, sur le fondement de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que Mme C ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante, notamment car elle était hébergée à titre gratuit et ne produisait aucun élément sur ses charges. La solution retenue est le rejet de la demande.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202057(TA38-2202057)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D et Mme C contestant des indus de prestations familiales, de revenu de solidarité active (RSA) et d’aides exceptionnelles, d’un montant total de 16 421,86 euros, notifiés par la CAF de la Haute-Savoie suite à la constatation d’une vie maritale non déclarée. Le tribunal a jugé que les conclusions relatives à l’allocation de soutien familial et à l’allocation de base relevaient de la compétence de l’ordre judiciaire et a transmis le dossier à la juridiction compétente. Pour le surplus, la solution retenue est le rejet au fond, les requérants n’apportant pas la preuve de la régularité de leurs déclarations. Cette décision applique les dispositions du code de l’action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale, et des décrets relatifs aux aides exceptionnelles de solidarité et de fin d’année.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2202474(TA38-2202474)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui contestait les décisions du président du conseil départemental de l'Isère du 24 novembre 2020 lui accordant des remises gracieuses partielles sur deux indus de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a rappelé que la demande de remise gracieuse ne peut remettre en cause ni la régularité formelle des décisions de remise, ni le bien-fondé de l'indu lui-même. Il a jugé que les moyens soulevés par M. C, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, étaient inopérants. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201721(TA38-2201721)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la CAF de l'Isère pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 997,44 euros. La requérante invoquait l'irrégularité de la contrainte en raison d'une procédure de liquidation judiciaire clôturée pour insuffisance d'actif. Le tribunal a jugé que cette circonstance ne faisait pas obstacle au recouvrement, car la dette avait été reconnue comme frauduleuse par la CAF en application de l'article L. 114-17-1 du code de la sécurité sociale, ce qui constitue une exception prévue à l'article L. 643-22 du code de commerce. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201516(TA38-2201516)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d'aide personnalisée au logement de 99,12 euros pour mai et juin 2020. La décision attaquée du 7 mai 2021, prise par le directeur par intérim de la CAF de l'Isère, a été jugée régulière en termes de compétence et de motivation. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'indu était justifié car l'enfant de la requérante percevait une rémunération supérieure à 55% du SMIC, le rendant non éligible comme personne à charge. La solution s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202878(TA38-2202878)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné l'opposition de M. C à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de l'Isère pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité et d'allocation de logement familiale. Le tribunal a rappelé que la contestation du bien-fondé de l'indu ne peut être soulevée à l'occasion d'une opposition à contrainte sans avoir été précédée d'un recours administratif préalable obligatoire, conformément aux articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. En l'espèce, les moyens de M. C portant sur le montant et le remboursement de la dette ont été jugés irrecevables faute d'avoir exercé ce recours préalable. Par conséquent, la requête de M. C a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201407(TA38-2201407)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de la Savoie de ne lui accorder qu'une remise gracieuse partielle (963,03 euros) sur un indu d'aide personnalisée au logement de 1 926,06 euros. La requérante sollicitait une remise totale de sa dette en invoquant sa situation de précarité. Le juge a estimé que, malgré ses difficultés, ses ressources mensuelles d'environ 1 400 euros ne justifiaient pas une remise totale, et que la caisse n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201373(TA38-2201373)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Drôme de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 809,88 euros. La requérante invoquait sa situation de précarité pour obtenir l’annulation de cette décision. Le juge a estimé que Mme C n’apportait pas d’éléments suffisants pour remettre en cause l’évaluation de ses ressources par la caisse, qui faisait état de revenus mensuels de couple de 2 301,92 euros. En application de l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a considéré que la condition de précarité n’était pas établie et a rejeté la demande de remise gracieuse.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201220(TA38-2201220)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement familiale de 442,28 euros. Le juge a rappelé que la demande de remise gracieuse ne permet pas de contester le bien-fondé de la dette, rendant inopérant le moyen tiré de la régularité des déclarations. En l’absence de pièces justifiant sa situation de précarité, la requérante n’a pas démontré qu’elle pouvait bénéficier d’une remise au sens de l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation. La décision précise que Mme C peut solliciter un échelonnement du remboursement auprès de l’administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203418(TA38-2203418)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour un mois et la suppression de ses allocations. Statuant en plein contentieux, le juge a examiné les droits de l'intéressée au regard des articles L. 5412-1 et R. 5411-12 du code du travail. Il a estimé que les événements personnels invoqués par Mme C ne justifiaient pas l'insuffisance d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi constatée sur plusieurs mois. La décision de France Travail a donc été confirmée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200863(TA38-2200863)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B contestant la décision du président du conseil départemental de l'Isère du 30 octobre 2020, qui confirmait la fin de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a rappelé que, s'agissant d'un recours de plein contentieux, il lui appartient d'examiner les droits de l'intéressé et non les vices propres de la décision attaquée. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2208222(TA38-2208222)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que les certificats médicaux produits ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, le périmètre de marche de M. B étant évalué à 500 mètres, sans recours systématique à une aide technique ou humaine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (article L. 241-3) et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui fixent les critères d'attribution de cette carte.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2208270(TA38-2208270)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser Mme B pour la carence fautive à lui proposer un hébergement, malgré une décision de la commission de médiation de l'Isère du 7 février 2022 la reconnaissant comme prioritaire et urgente. Le préfet, tenu de faire une offre avant le 21 mars 2022, n'a proposé un hébergement que le 9 mai 2023, engageant sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a retenu que cette carence a causé des troubles dans les conditions d'existence, tout en tenant compte de la situation irrégulière de la requérante pour moduler l'indemnisation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2208425(TA38-2208425)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de la carence de l'État à lui proposer une solution dans le délai imparti. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité pour la période de janvier à décembre 2022, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Il a toutefois limité l'indemnisation à 1 000 euros, estimant que la requérante avait refusé sans motif légitime une offre d'hébergement en décembre 2022. La solution retenue est une condamnation de l'État à verser cette somme à Mme C.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202460(TA38-2202460)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 909,16 euros pour la période de septembre 2020 à octobre 2021. La juridiction a considéré que l’administration avait démontré, par une enquête, que M. C ne résidait pas de manière stable et effective en France, condition posée par les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles. Les éléments retenus (usage exclusif d’un réseau téléphonique suisse, absence d’achats en France, séjour au Canada de plus de trois mois) établissaient une résidence en Suisse, sans que les arguments du requérant ne puissent les contredire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de récupération de l’indu.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2405793(TA38-2405793)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. C, ressortissant rwandais, à un rendez-vous sous cinq jours, dans un délai maximal d'un mois, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, M. C justifiant de nombreuses tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne depuis mai 2024, sans opposition du préfet. La demande de délivrance immédiate d'un document de séjour avec autorisation de travail a été rejetée comme excédant l'office du juge des référés. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

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