Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 874/1714
N° TA38-2406260(TA38-2406260)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la rectrice de l’académie de Grenoble refusant l’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant A. Les requérants n’ont pas démontré l’urgence, faute de pièces établissant qu’une scolarisation brutale mettrait en danger l’équilibre psychologique de l’enfant. Le juge a également jugé irrecevable la demande visant à « acter » la possibilité de maintien à domicile, cette mesure ne relevant pas de ses pouvoirs. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2406283(TA38-2406283)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Savoie concernant le regroupement familial sollicité par Mme B pour son fils majeur. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence, condition nécessaire pour l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison de l'absence d'éléments établissant un lien stable et intense avec son enfant, désormais majeur et séparé d'elle depuis plusieurs années. La requête a été rejetée sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2406313(TA38-2406313)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier, ressortissant guinéen, demandait la suspension de la décision du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer une attestation de prolongation de sa demande de renouvellement de carte de séjour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet à M. A de justifier de la régularité de son séjour et de son droit au travail pendant trois mois après l'expiration de son titre, soit jusqu'au 26 octobre 2024, sans qu'il démontre d'obstacle à l'usage de cette disposition.
N° TA38-2406252(TA38-2406252)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant A. Les requérants, M. et Mme D, n'ont pas démontré l'urgence nécessaire à l'obtention d'une mesure de suspension, n'établissant pas les conséquences néfastes d'une scolarisation ni l'impossibilité d'inscrire leur enfant dans une école de leur choix. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience, faute de justifier de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du même code.
N° TA38-2406042(TA38-2406042)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante malienne. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la perte d'emploi et la précarité de la requérante, mère d'un enfant français. Il a également estimé que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA38-2406298(TA38-2406298)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un nouveau récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à l'engagement de cette procédure en 48 heures, n'était pas remplie, le récépissé en cours n'expirant que le 28 août 2024. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2406244(TA38-2406244)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B. Ceux-ci demandaient la suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leur enfant. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, faute de preuve d'un danger pour l'équilibre psychologique de l'enfant en cas de scolarisation. Il a également jugé irrecevable la demande visant à obtenir du juge une autorisation provisoire d'instruction en famille, une telle mesure relevant de la compétence de l'administration.
N° TA38-2406248(TA38-2406248)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme A demandant la suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leur enfant. Le juge a estimé que les requérants n'établissaient pas l'urgence nécessaire à la suspension, faute de démontrer un danger pour l'équilibre psychologique de l'enfant en cas de scolarisation. Il a également jugé irrecevable leur demande visant à "acter" la possibilité de maintien à domicile, cet acte ne relevant pas de ses pouvoirs. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2406271(TA38-2406271)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B et M. A, qui demandaient la suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Grenoble leur refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leur enfant. Le juge des référés a constaté son incompétence territoriale, le litige relevant du tribunal administratif de Lyon, le département de l'Ardèche étant dans son ressort. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 522-8-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée, la requête étant manifestement dénuée de fondement.
N° TA38-2304224(TA38-2304224)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 22 août 2024, du désistement pur et simple de M. A, représentant l'EARL Les Gardes, de son recours en excès de pouvoir. Ce recours contestait l'arrêté du 8 juin 2023 par lequel le préfet de la Drôme avait refusé un permis de construire pour un bâtiment de stockage agricole avec panneaux photovoltaïques. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur le fond du litige, le désistement étant accepté en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2103581(TA38-2103581)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester la décision du conseil départemental de la Savoie mettant fin à sa mesure de prise en charge en tant que jeune majeur. En cours d’instance, le requérant a atteint l’âge de 21 ans, limite légale prévue par les articles L. 112-3 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles pour bénéficier de l’aide sociale à l’enfance. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406268(TA38-2406268)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de Mme C et M. B, qui contestaient le refus de la rectrice de l'académie de Grenoble d'autoriser l'instruction en famille pour leur enfant. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Lyon, car la décision initiale émanait du directeur académique de l'Ardèche, département situé dans le ressort de Lyon. En application des articles R. 522-8-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence territoriale. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée, la requête étant jugée manifestement dénuée de fondement.
N° TA38-2405935(TA38-2405935)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension par des parents contestant le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur enfant, motivé par une phobie scolaire et des problèmes de santé. En cours d’instance, la rectrice de l’académie de Grenoble a retiré la décision contestée et délivré l’autorisation sollicitée pour l’année scolaire 2024-2025. Les requérants se sont alors désistés de leur requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement, mettant fin à la procédure, sans se prononcer sur le fond. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405904(TA38-2405904)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la sanction de révocation infligée à M. A, technicien hospitalier, par le directeur de l’établissement public de santé mentale de la Haute-Savoie. Le juge a reconnu l’urgence, compte tenu de la gravité de la sanction, mais a estimé qu’aucun moyen soulevé n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au vu des faits établis et de leur qualification. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux sanctions disciplinaires.
N° TA38-2405818(TA38-2405818)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C, qui contestait une décision 48 SI invalidant son permis de conduire. La requérante s'est désistée après avoir constaté que son permis était valide et doté de quatre points, comme l'indiquait le ministre de l'intérieur. Aucune décision 48 SI n'ayant été prise à son encontre, la condition d'urgence invoquée pour son activité professionnelle d'avocat est devenue sans objet. L'affaire est close sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond ou les textes du code de la route.
N° TA38-2405678(TA38-2405678)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 279 du livre des procédures fiscales, a rejeté la demande de Mme A et M. B. Les requérants contestaient le refus de l'administration fiscale d'accepter le nantissement de leurs parts dans la SARL Marjo comme garantie suffisante pour obtenir un sursis de paiement d'une dette fiscale de 275 708 euros. Le juge a estimé que les éléments fournis, notamment un bilan daté de septembre 2023 et l'absence de justification de la valeur vénale des actifs, ne permettaient pas d'établir que la garantie proposée était propre à assurer le recouvrement de la créance. La solution retenue confirme la position du comptable public, appliquant les articles L. 277 et L. 279 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2405319(TA38-2405319)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 16 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a également jugé que l'état de santé de M. A (séropositivité au VIH) ne justifiait pas une erreur manifeste d'appréciation, faute de preuve de l'indisponibilité des soins au Nigeria. La décision s'appuie sur les articles L. 541-1, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406191(TA38-2406191)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait d'enjoindre au ministre de l'intérieur de prendre toutes mesures utiles pour lui permettre d'effectuer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante s'était vu opposer une décision de refus d'enregistrement de sa demande par l'administration numérique des étrangers (ANEF), et qu'il lui appartenait de contester cette décision ou d'en demander la suspension, et non de solliciter une mesure sur le fondement subsidiaire de l'article L. 521-3. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2404418(TA38-2404418)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d’expertise présentée par la société CNP Assurances IARD et Mme B afin de déterminer les causes de l’incendie de la maison de cette dernière survenu le 13 décembre 2023. Le juge a estimé que cette mesure présentait un caractère utile dans la perspective d’une éventuelle action en responsabilité. Il a toutefois exclu les communes de Moirans et Vourey de la mesure, leur responsabilité n’étant pas susceptible d’être engagée, la lutte contre l’incendie relevant de la responsabilité du SDIS de l’Isère.
N° TA38-2405952(TA38-2405952)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, fait droit à la demande du préfet de l'Isère et ordonne l'expulsion sans délai de M. C et de son fils mineur du logement géré par la société Adoma qu'ils occupent sans droit ni titre. Le juge a constaté que la demande d'asile de M. C avait été définitivement rejetée et qu'il s'est maintenu dans les lieux malgré une mise en demeure. La solution retenue se fonde sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). L'urgence et l'utilité de la mesure ont été caractérisées par la saturation du dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile dans le département, le maintien de l'occupant faisant obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs.