Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406026(TA38-2406026)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’une décision implicite de rejet du préfet de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C, a admis l’urgence liée à la situation irrégulière du requérant. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d’un mois, sous astreinte. Les textes appliqués incluent les articles L. 425-9 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2204141(TA38-2204141)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi pour quatre mois, prononcée par Pôle emploi pour absence non justifiée à un atelier le 23 mars 2022. La requérante invoquait des problèmes de santé et familiaux, mais n’a fourni qu’un certificat d’hospitalisation postérieur au rendez-vous manqué, sans démontrer un motif légitime d’absence ni avoir informé l’administration. Le juge, statuant en plein contentieux, a appliqué les articles L. 5412-1 et L. 5426-2 du code du travail, estimant la radiation fondée. La décision confirme le rejet du recours préalable du 8 juin 2022.
N° TA38-2405998(TA38-2405998)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant, qui invoquait la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, a mis fin à l'instance. Aucune annulation n'est donc prononcée, et la requête est classée sans examen au fond.
N° TA38-2405945(TA38-2405945)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du président de l'université de Chambéry - Savoie Mont Blanc refusant l'admission de M. C en première année de master Psychologie. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de délibération fixant les capacités d'accueil ou l'irrégularité du jury, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405941(TA38-2405941)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 mai 2024 par laquelle la rectrice de l'académie de Grenoble a refusé d'autoriser M. et Mme F à instruire leur enfant à domicile pour l'année scolaire 2024-2025. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit à l'instruction en famille et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Sans se prononcer sur l'urgence, il a rejeté la requête et les conclusions aux fins d'injonction.
N° TA38-2405939(TA38-2405939)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. et Mme F. Ces derniers contestaient le refus de la rectrice de l'académie de Grenoble de les autoriser à instruire leur fils à domicile pour l'année scolaire 2024-2025. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance du droit à l'instruction en famille et d'une erreur d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA38-2205475(TA38-2205475)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante soutenait que les refus d'offres de logement étaient justifiés par leur inadaptation à ses besoins. Le tribunal a estimé que la commission de médiation n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car les offres refusées n'étaient pas manifestement inadaptées à sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui définissent les critères de priorité et d'urgence.
N° TA38-2206981(TA38-2206981)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant le refus du département de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que les pièces médicales fournies, notamment un certificat relatif à des hernies ombilicales, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, condition prévue par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande, le tribunal considérant que le handicap invoqué ne justifiait pas l'attribution de la carte.
N° TA38-2207115(TA38-2207115)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que M. C ne démontrait pas, au regard des critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue est le rejet de la demande, faute pour le requérant d'apporter des éléments médicaux suffisants pour justifier l'attribution de la carte.
N° TA38-2207244(TA38-2207244)
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 5 400 euros à M. D, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 7 mars 2022, en raison de la carence fautive du préfet à lui proposer une solution dans le délai imparti. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, pour troubles dans les conditions d'existence subis du 19 avril 2022 à la date du jugement. Le montant alloué tient compte de la situation de rue persistante du requérant, mais aussi de sa contribution au préjudice en raison de son maintien irrégulier sur le territoire français. La somme de 2 500 euros déjà versée à titre de provision a été déduite de l'indemnité totale.
N° TA38-2207481(TA38-2207481)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du 5 avril 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Savoie a refusé à Mme D épouse B la délivrance d’une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que la requérante justifiait, au regard des critères fixés par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, d’une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, nécessitant systématiquement une aide humaine pour prévenir les chutes. En conséquence, le tribunal a enjoint au département d’octroyer cette carte pour une durée de dix ans dans un délai de trois mois.
N° TA38-2207500(TA38-2207500)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. C qui contestait le refus du département de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a rappelé que l’attribution de cette carte est conditionnée, selon l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité d’une aide humaine ou technique. En l’espèce, les certificats médicaux produits par M. C n’établissaient pas que son périmètre de marche était inférieur à ce seuil ni qu’il nécessitait une assistance pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue est donc le rejet de la demande.
N° TA38-2207684(TA38-2207684)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que, sur la base des critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, Mme B ne justifiait pas d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ni d'une nécessité d'assistance extérieure pour ses déplacements. La solution retenue confirme le refus de l'administration, faute pour la requérante d'apporter des éléments probants sur sa réduction d'autonomie à pied.
N° TA38-2207717(TA38-2207717)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la requête de M. B contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 121 euros pour la période d’octobre 2021 à janvier 2022. Le requérant soutenait avoir régulièrement déclaré son changement de résidence, mais le tribunal juge ce moyen inopérant : l’indu est fondé sur le versement de l’ALS à l’ancien bailleur alors que M. B n’occupait plus ce logement comme résidence principale. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1, L. 821-2 et L. 823-1 du code de la construction et de l’habitation, qui conditionnent l’aide à la résidence principale et au paiement d’un loyer. Le tribunal précise que la décision ne fait pas obstacle à une demande de remise gracieuse de la dette.
N° TA38-2207722(TA38-2207722)
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 500 euros à Mme D B pour la carence fautive à lui proposer un hébergement, malgré une décision de la commission de médiation de l’Isère du 7 mars 2022 la reconnaissant comme prioritaire et urgente. Le préfet, tenu d’agir avant le 18 avril 2022, n’a orienté la requérante vers un hébergement que le 5 août 2022, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence à 500 euros, déduction faite d’une provision de 250 euros déjà versée.
N° TA38-2207854(TA38-2207854)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus du département de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Statuant en plein contentieux, le juge a examiné si le handicap de la requérante justifiait l’octroi de la carte au regard des conditions fixées par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que, malgré la pathologie invoquée (forme longue de la Covid-19), les certificats médicaux produits établissaient un périmètre de marche de 500 mètres et l’absence de recours à une aide technique, ne remplissant pas les critères de réduction importante de la capacité de déplacement. La demande a donc été rejetée.
N° TA38-2405914(TA38-2405914)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Drôme du 22 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant la délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence récente en France et de ses attaches familiales au Congo. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention, faute d'éléments probants démontrant un risque personnel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine.
N° TA38-2208095(TA38-2208095)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Saisi en plein contentieux, le juge a examiné si le handicap de la requérante justifiait l'attribution de cette carte au regard des critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. Mme C n'a pas démontré que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle nécessitait une aide humaine systématique pour ses déplacements extérieurs. La décision de refus a donc été confirmée.
N° TA38-2405679(TA38-2405679)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours contestant le rejet de sa demande d’allocation aux adultes handicapés par le président du conseil départemental de la Haute-Savoie. Par ordonnance du 21 août 2024, le tribunal a constaté son incompétence matérielle pour connaître de ce litige. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ce contentieux relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. La requête a donc été rejetée et transmise au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2202230(TA38-2202230)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 18 276,06 euros pour la période de juin 2018 à février 2021. Le juge a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de la décision et de recours à un traitement algorithmique, en application des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue confirme le bien-fondé de l’indu et le rejet de la demande de remise gracieuse, sans annulation de la décision du 11 octobre 2021.