Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 876/1714
N° TA38-2405792(TA38-2405792)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant algérien résidant en France et marié à une Française, qui n'obtenait pas de rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne empêchant le requérant de régulariser sa situation et de se prémunir contre un éloignement. Il a enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous sous cinq jours, dans un délai maximal d'un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte. Les conclusions visant à obtenir un récépissé ou des mesures générales ont été rejetées comme excédant l'office du juge des référés.
N° TA38-2406212(TA38-2406212)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande d’injonction visant à obtenir du préfet de l’Isère une attestation de prolongation d’instruction de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’injonction, désistement auquel le juge a donné acte. Par ailleurs, le juge a admis Mme B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991, mais a rejeté sa demande de frais de procès au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la même loi.
N° TA38-2402711(TA38-2402711)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A B. Celle-ci, reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation de l'Isère en mars 2021, n'avait reçu aucune offre de logement, engageant la responsabilité de l'État pour carence fautive. Le juge a estimé que la créance n'était sérieusement contestable qu'à hauteur de 3 000 euros, au titre des troubles dans les conditions d'existence, et non les 65 125 euros réclamés, faute de preuves suffisantes de l'inadaptation du logement. Cette décision applique les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2402726(TA38-2402726)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser une provision à M. B. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation du 5 avril 2023, qui lui imposait de proposer un hébergement dans un délai de six semaines, a engagé sa responsabilité pour la période du 15 mai 2023 au 4 juin 2024. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-18.
N° TA38-2402766(TA38-2402766)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a rejeté la demande de Mme A, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. La requérante sollicitait une provision de 8 700 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence d'hébergement dans les délais légaux. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, car Mme A avait refusé une première proposition d'hébergement et ne s'était pas rendue disponible pour une seconde. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2402951(TA38-2402951)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a condamné l'État à verser une provision de 12 250 euros à Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. La carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté la décision de la commission de médiation dans le délai légal de six semaines, engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses quatre enfants mineurs, contraints de dormir dans la rue. Le juge a appliqué les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2402964(TA38-2402964)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de la caisse d'allocations familiales de la Savoie refusant de verser le revenu de solidarité active (RSA) à Mme C en espèces ou par mandat postal, faute pour elle de disposer d'un compte bancaire. Le tribunal a jugé que l'article L. 114-10-2-1 du code de la sécurité sociale n'impose pas aux bénéficiaires de prestations sociales de posséder un compte bancaire, mais régit uniquement les modalités de versement lorsqu'un tel compte est utilisé. La solution retenue est l'annulation de la décision, le tribunal ayant écarté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de recours préalable obligatoire, estimant que la décision litigieuse relevait des seules prérogatives de la caisse.
N° TA38-2405773(TA38-2405773)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. A, ressortissant ivoirien, à un rendez-vous sous cinq jours afin qu'il puisse déposer une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, face à l'impossibilité pour le requérant d'accéder au téléservice ANEF en raison d'un blocage informatique. En revanche, les conclusions visant à faire cesser ce blocage ont été rejetées comme ne relevant pas de la compétence du juge des référés. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.
N° TA38-2403603(TA38-2403603)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé provision par Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 6 décembre 2023. Constatant la carence fautive de l'État à lui proposer un hébergement dans le délai légal de six semaines, le juge a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. En raison des troubles graves dans ses conditions d'existence, incluant le fait de dormir dans la rue, une provision de 1 000 euros a été accordée à la requérante. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l'habitation (notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-18) et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2403688(TA38-2403688)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 2 300 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 6 septembre 2023. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé d'hébergement dans le délai légal de six semaines, engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, contraint de dormir dans la rue malgré une grave maladie. Cette solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2403775(TA38-2403775)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 3 000 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 21 mars 2022. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé d'hébergement dans le délai légal de six semaines, a engagé sa responsabilité à compter du 1er novembre 2022. Le préjudice, lié aux troubles dans les conditions d'existence résultant de l'absence d'hébergement, a été évalué en tenant compte de la situation irrégulière du requérant. Cette décision applique les articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2403840(TA38-2403840)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 15 000 euros présentée par Mme B. Celle-ci, reconnue prioritaire pour un logement adapté à son handicap par la commission de médiation de l'Isère, se prévalait de la carence fautive de l'État. Toutefois, le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, car Mme B avait refusé plusieurs offres de logement adapté sans motif impérieux. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2403846(TA38-2403846)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 32 450 euros présentée par Mme B, qui avait été reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation de l'Isère en octobre 2022. La requérante invoquait la carence fautive de l'État pour n'avoir pas reçu d'offre de logement, mais le juge a estimé que sa créance n'était pas sérieusement contestable. En effet, Mme B n'a pas justifié que son logement précédent était inadapté, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État en cas de maintien dans un logement existant. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable.
N° TA38-2405711(TA38-2405711)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du permis de construire délivré par le maire de Saint-Nicolas-la-Chapelle à Mme A pour le changement de destination, l'extension et la surélévation d'un bâtiment. Les requérants, M. et Mme D, voisins immédiats, ont vu leur intérêt à agir reconnu, mais la condition d'urgence n'a pas été caractérisée. Aucun des moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles R. 431-8 à R. 431-10 du code de l'urbanisme et des articles UC 3, UC 7 et UC 11 du règlement du PLU, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA38-2406188(TA38-2406188)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant béninois, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour étudiant ou, à titre subsidiaire, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le juge a rejeté la demande principale, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie pour obtenir le renouvellement du titre. En revanche, il a fait droit à la demande subsidiaire, constatant que l'absence de délivrance de l'attestation portait une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales du requérant (droit au travail, aux études et liberté d'aller et venir), en application des articles R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer cette attestation sous 24 heures, sans astreinte, et a accordé à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2203750(TA38-2203750)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour un mois, prononcée par Pôle emploi le 12 avril 2022. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier préparatoire du 24 mars 2022 et a précisé que la décision du 19 avril 2022 rejetant le recours gracieux s'était substituée à la décision initiale de radiation. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé qu'il lui appartient d'examiner les droits de l'intéressée au regard de l'ensemble des circonstances de fait. La décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la solution retenue s'inscrit dans le cadre des articles R. 5412-7 et R. 5412-8 du code du travail.
N° TA38-2406273(TA38-2406273)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Sermérieu, a ordonné une expertise d’un immeuble situé sur son territoire en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue consiste à désigner un expert avec pour mission d’examiner les désordres, de constater l’état des bâtiments mitoyens, de déterminer s’il existe un péril imminent et de proposer des mesures de sauvegarde. L’expert devra agir dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.
N° TA38-2406096(TA38-2406096)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme et M. D, représentants légaux de leur fils mineur C D, contestant un arrêté du ministre de l'intérieur du 8 juillet 2024. Cet arrêté imposait à C D, sur le fondement des articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure, une mesure de contrôle administratif et de surveillance pour trois mois, incluant un périmètre de déplacement restreint et une obligation de présentation quotidienne. Les requérants invoquaient l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, après avoir vérifié la régularité de la délégation de signature et la procédure suivie.
N° TA38-2406080(TA38-2406080)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Isère lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision d'éloignement ne violait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le mariage récent de l'intéressé avec une Française ne suffisant pas à établir une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les autres décisions, fondées sur une obligation de quitter le territoire légalement prise, ont également été validées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA38-2406041(TA38-2406041)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2024 ordonnant la fermeture administrative pour six mois de l'établissement Le Sky Lounge. La société requérante invoquait l'urgence économique et plusieurs moyens de légalité (défaut de motivation, vice de procédure, erreur de qualification des faits, disproportion de la sanction). Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative, ainsi que sur le code de la sécurité intérieure et le code de la santé publique.