Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2402254(TA38-2402254)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise présentée par Mme A. Cette demande visait à désigner un expert pour analyser les causes des désordres affectant un mur de soutènement et proposer des mesures de remédiation, dans le cadre d'un litige portant sur un arrêté de mise en sécurité pris par le maire de la commune de Corps. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, dès lors qu'une précédente expertise judiciaire avait déjà été ordonnée sur le même objet et que la nouvelle demande tendait en réalité à contester les conclusions de ce premier rapport, ce qui relève de la compétence du juge du fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2401927(TA38-2401927)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision orale du préfet de l'Isère du 26 janvier 2024 refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne. Le tribunal juge que le motif invoqué par la préfecture, tiré de l'absence de titre de séjour des parents de la requérante, n'est pas prévu par les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni par les stipulations de l'accord franco-algérien. En l'absence de dossier incomplet ou de demande abusive, l'administration ne pouvait refuser l'enregistrement de la demande. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du CESEDA.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200897(TA38-2200897)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet de la Savoie refusant d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car M. B ne justifiait pas résider hors de France à la date de sa saisine, condition posée par l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a écarté le moyen tiré de l'inconventionnalité de cette disposition au regard de l'article 11 de la directive 2008/115/CE, estimant que cette directive ne définit pas les conditions de recevabilité d'un recours contre un refus d'abrogation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2401042(TA38-2401042)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en tant que membre de famille d’un ressortissant européen. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d’avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le préfet n’était pas tenu de consulter la commission du titre de séjour, M. A ne démontrant pas remplir les conditions de délivrance de plein droit du titre sollicité. La solution s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article L. 432-13 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2400977(TA38-2400977)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a annulé les refus implicites de délivrance d’un certificat de résidence algérien opposés par le préfet de l’Isère à M. et Mme E, ressortissants algériens. Le tribunal a jugé que ces refus, nés du silence gardé pendant quatre mois sur leurs demandes, méconnaissaient les stipulations de l’article 6-5° de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Il a enjoint au préfet de délivrer aux intéressés un certificat de résidence « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, et a mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2400268(TA38-2400268)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 15 novembre 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C, un ressortissant afghan demandeur d'asile. La juridiction a jugé que le motif retenu par l'OFII, à savoir la dissimulation d'une protection internationale obtenue en Italie, n'était pas établi faute de preuve suffisante, la décision italienne n'étant pas produite et le document fourni étant non traduit. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de fait, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307492(TA38-2307492)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant, titulaire d'une carte de résident de longue durée UE italienne, sollicitait son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était compétente et suffisamment motivée, et a rappelé que l'obtention d'un tel titre est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, sauf demande dans les trois mois suivant l'entrée en France, condition non remplie par M. A. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307448(TA38-2307448)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D, ressortissant égyptien, qui contestait le refus du préfet de l'Isère d’accorder le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de consultation du maire, la violation du droit d’être entendu et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en particulier les articles L. 434-7, L. 434-10 et R. 434-23.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2304351(TA38-2304351)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 25 mai 2023 par laquelle le directeur général de l'OFII a refusé à M. A, un ressortissant ivoirien demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'état de santé psychiatrique de M. A, attesté par un certificat médical, constituait un motif légitime justifiant le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 551-15 du CESEDA, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement M. A dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2304195(TA38-2304195)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 30 mai 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature valable. Il a estimé que l'OFII avait légalement appliqué l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par M. B des exigences des autorités, puisqu'il avait présenté une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré vers l'Espagne. Enfin, le tribunal a considéré que le moyen tiré du défaut d'examen de la vulnérabilité n'était pas fondé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107584(TA38-2107584)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 28 juillet 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, demandeur d'asile. Le tribunal juge que l'OFII n'a pas procédé à l'évaluation de la vulnérabilité du requérant prévue à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant de prendre la décision litigieuse. Cette omission constitue un vice de procédure substantiel, indépendamment du bien-fondé de la décision. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir M. A dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404682(TA38-2404682)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une autorisation préalable. Le requérant invoquait l’exclusion de sa condamnation du bulletin n° 2 de son casier judiciaire, mais ce moyen a été jugé inopérant car la décision attaquée était fondée sur le 2° de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure (comportement incompatible), et non sur le 1° (condamnation pénale). En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107581(TA38-2107581)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, ressortissante nigériane, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant faute de demande de communication des motifs, et que la situation de la requérante ne relevait pas des cas de refus prévus à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2100777(TA38-2100777)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme et M. C, qui contestaient deux permis de construire délivrés par le maire de Chaumont pour la réhabilitation d’un corps de ferme. Les requérants invoquaient notamment l’incomplétude des dossiers, la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme (articles A1 et A4) et un détournement de pouvoir. Le tribunal a d’abord reconnu leur intérêt à agir en raison de la tension sur le réseau d’eau potable dans le hameau, mais a jugé les moyens non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, et le tribunal a mis à la charge des requérants les frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405663(TA38-2405663)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. B, ressortissant zaïrois réfugié, à un rendez-vous en préfecture pour le retrait de son titre de séjour renouvelé. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, M. B ayant perdu le bénéfice de son allocation adulte handicapé faute de pouvoir justifier de la régularité de son séjour. L'injonction a été prononcée sans astreinte, et l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocat de M. B au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2405752(TA38-2405752)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. B, ressortissant comorien, pour le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a retenu que l'absence de rendez-vous, malgré les tentatives répétées du requérant, créait une situation d'urgence et que la mesure était utile pour lui permettre d'obtenir un récépissé. Cette solution s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2406012(TA38-2406012)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, afin de remédier à un dysfonctionnement technique de la plateforme en ligne de la préfecture de l'Isère qui l'empêchait d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'expiration imminente du titre de séjour de l'intéressé. Il a enjoint au préfet de convoquer M. B à un rendez-vous avant le 22 septembre 2024, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2203361(TA38-2203361)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant avait été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n'a pas répondu dans le délai d'un mois. Faute de confirmation, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de sa requête. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405391(TA38-2405391)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B A. Celle-ci demandait l'annulation d'un arrêté du préfet de la Savoie refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le préfet ayant retiré cet arrêté et délivré un titre de séjour d'un an, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. La demande de frais de justice a été rejetée. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406075(TA38-2406075)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B et M. D, ressortissants malgaches, qui demandaient l'annulation de la décision du 1er août 2024 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) leur refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de leur situation. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'était pas fondé, les requérants n'ayant pas justifié de motif légitime pour avoir sollicité l'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant leur entrée en France.

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