Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2200126(TA38-2200126)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 29 août 2024, a donné acte du désistement pur et simple de la société Cireme de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la suppression de pénalités de retard de 35 500 euros et la condamnation d'Actis au paiement de plus de 241 000 euros TTC, dans le cadre d'un litige contractuel. Le désistement a été accepté par Actis. La décision a été prise sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406143(TA38-2406143)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'urgence n'a pas été retenue comme suffisante pour justifier la suspension. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
N° TA38-2404604(TA38-2404604)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 29 août 2024, a constaté le désistement d’instance de Mme C et M. E, qui contestaient le refus de la rectrice de l’académie de Grenoble d’autoriser l’instruction en famille de leur fils. En application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants étaient réputés s’être désistés faute d’avoir confirmé le maintien de leur requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés. Le tribunal leur a préalablement accordé le bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2203612(TA38-2203612)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, lieutenant pénitentiaire, qui contestait sa notation pour l’année 2021. La requérante invoquait un vice de procédure (absence de possibilité de formuler des observations, défaut de signature du chef de service, absence d’objectifs) et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, les documents comportant un espace pour observations et étant signés, et que six objectifs avaient été fixés pour 2022. Sur le fond, il a estimé que la baisse de notation entre le stage et l’année 2021 n’était pas constitutive d’une erreur manifeste, l’évaluation étant annuelle et sans droit au maintien de la note antérieure. La décision s’appuie sur le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif à l’appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires.
N° TA38-2404811(TA38-2404811)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C, qui soutient avoir été opéré par erreur du genou droit au lieu du genou gauche au CHU de Grenoble-Alpes le 11 octobre 2023. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la demande de M. C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) et a réservé les dépens. Les demandes du CHU visant à imposer un pré-rapport ou à limiter la mission de l'expert ont été écartées.
N° TA38-2307452(TA38-2307452)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Nami Investment, qui demandait la décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l’expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision de rejet de sa réclamation, conformément à l’article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
N° TA38-2406242(TA38-2406242)
Suspension du permis de conduire. Tribunal Administratif de Grenoble. Incompétence territoriale constatée. Transmission au Tribunal Administratif de Lyon en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2406397(TA38-2406397)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de délivrer à Mme C, ressortissante malgache, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La juridiction a retenu que l'absence de cette attestation portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et de venir, au droit au respect de la vie privée et familiale et au droit de travailler de la requérante, en méconnaissance de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence était caractérisée par l'imminence de la perte d'un contrat d'apprentissage et l'arrêt des aides sociales.
N° TA38-2404634(TA38-2404634)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 29 août 2024, a donné acte du désistement d’instance de Mme B et M. E, qui contestaient le refus de la rectrice de l’académie de Grenoble d’autoriser l’instruction en famille de leur enfant. Ce désistement est intervenu à la suite du rejet de leur demande de suspension par le juge des référés, faute pour les requérants d’avoir confirmé le maintien de leur requête dans le délai d’un mois prévu à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Le tribunal a également admis les requérants au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2404160(TA38-2404160)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge et la restitution de cotisations de taxe foncière pour les années 2000 à 2021. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas adressé de réclamation préalable au service des impôts compétent, comme l’exige l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Les échanges via la messagerie personnelle du site des impôts n’ont pas été considérés comme une réclamation valable. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande sans inviter le requérant à la régulariser, sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2400327(TA38-2400327)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement de M. A de sa requête en annulation d’un refus de conditions matérielles d’accueil. Ce désistement est intervenu automatiquement, en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de son référé suspension. La solution retenue est donc un désistement d’office, sans examen au fond.
N° TA38-2400330(TA38-2400330)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour "passeport talent". La requérante s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir, mais a maintenu sa demande de frais de justice. Le tribunal, appliquant l'article R.222-1 du code de justice administrative, a donné acte du désistement et rejeté la demande au titre de l'article L.761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
N° TA38-2305491(TA38-2305491)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait le refus de l'université Grenoble Alpes d’admettre sa candidature en master "Psychologie-Neuropsychologie et neurosciences cliniques" pour 2023. Par une ordonnance du 29 août 2024, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et l’a homologué, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2406134(TA38-2406134)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif délivré par le maire de Talloires-Montmin le 22 février 2024, a constaté que ce permis constitue une mesure de régularisation d’un permis initial partiellement annulé par un jugement du 20 novembre 2023, actuellement en appel devant le Conseil d’État. En application de l’article L. 600-5-2 du code de l’urbanisme, la légalité de ce permis modificatif ne peut être contestée que dans le cadre de l’instance pendante devant le Conseil d’État. Par conséquent, le tribunal a ordonné, sur le fondement de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État.
N° TA38-2203361(TA38-2203361)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant avait été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n'a pas répondu dans le délai d'un mois. Faute de confirmation, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de sa requête. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA38-2406012(TA38-2406012)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, afin de remédier à un dysfonctionnement technique de la plateforme en ligne de la préfecture de l'Isère qui l'empêchait d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'expiration imminente du titre de séjour de l'intéressé. Il a enjoint au préfet de convoquer M. B à un rendez-vous avant le 22 septembre 2024, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2303941(TA38-2303941)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, de nationalité arménienne, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 5 mai 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII ne s'était pas estimé lié par la déclaration de fuite de la préfecture. Le tribunal a jugé que le non-respect par la requérante des exigences des autorités chargées de l'asile, en ne se présentant pas à l'embarquement pour son transfert vers la Suède, justifiait la suppression des conditions matérielles d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision avait pris en compte la vulnérabilité de l'intéressée et de ses enfants, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA38-2207667(TA38-2207667)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 3 novembre 2022 retirant sa carte de résident. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable était régulière, M. B ayant pu présenter ses observations. Sur le fond, il a estimé que le retrait, fondé sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifié par les condamnations pénales répétées de l'intéressé pour travail dissimulé et emploi d'étrangers sans titre. La sanction a été jugée proportionnée à la gravité des faits, et le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté.
N° TA38-2005097(TA38-2005097)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de MM. B A et Urustem A, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 6 juillet 2020 par lequel le maire d'Allinges avait sursis à statuer sur leur demande de permis de construire sept maisons. Le tribunal a jugé que le sursis à statuer était légalement fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet était de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme, notamment au regard des orientations du projet d'aménagement et de développement durable (PADD) identifiant le terrain comme un espace agricole à préserver. Les moyens tirés d'erreurs de fait et d'une méconnaissance des dispositions du code de l'urbanisme ont été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et la demande de frais de justice des requérants ont été rejetées, et ces derniers ont été condamnés à verser 1 200 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2100773(TA38-2100773)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre deux permis de construire (initial du 8 décembre 2020 et modificatif du 19 août 2021) délivrés par le maire de Chaumont pour la réhabilitation d'un corps de ferme. Les requérants, habitants du hameau, contestaient notamment l'incomplétude des dossiers, la méconnaissance des articles A1 et A4 du PLU et un détournement de pouvoir. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir en raison de la tension sur la ressource en eau potable dans le hameau, susceptible d'affecter leurs conditions de jouissance de leur bien.