Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2403719(TA38-2403719)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A contestant leur taxe d'habitation 2023 pour la commune de Dieulefit. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen de droit, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA38-2401005(TA38-2401005)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’une demande de crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 4 417 euros pour l’année 2022. En cours d’instance, l’administration fiscale a fait droit à cette demande. Par une ordonnance du 3 septembre 2024, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2406416(TA38-2406416)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme B A contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Postérieurement à l'introduction du recours, l'OFII a accordé ce bénéfice à titre rétroactif, retirant ainsi implicitement la décision attaquée. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a mis à la charge de l'OFII le versement de 1 000 euros à l'avocat de Mme A, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406610(TA38-2406610)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé et une carte de séjour temporaire, invoquant une atteinte grave à sa liberté du travail et à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, et que sa demande relevait d'une contestation de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, laquelle doit être examinée dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2406117(TA38-2406117)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme C sous quarante-huit heures et avant le 9 septembre 2024 pour lui permettre de retirer son titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, son récépissé étant expiré depuis le 14 juillet 2024, la plaçant en situation irrégulière et compromettant son emploi et un voyage prévu. Le tribunal a également condamné l'État à verser 600 euros à Mme C au titre des frais de justice, sans assortir l'injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406317(TA38-2406317)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet de l'Isère. Le tribunal estime que le courrier de la requérante, adressé au tribunal mais sollicitant un réexamen de son dossier auprès de la préfecture, constitue un recours gracieux et non un recours contentieux. En conséquence, la requête est jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406515(TA38-2406515)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet refusant d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français (IRT) prise à l'encontre de Mme A, ressortissante serbe. La requérante sollicitait cette suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, invoquant l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme A de démontrer, par des éléments probants, qu'elle avait effectivement quitté le territoire français comme elle le prétendait. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code, après avoir toutefois admis provisoirement l'intéressée à l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2104305(TA38-2104305)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'association Lac d'Annecy Environnement d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Talloires-Montmin du 14 avril 2021 accordant un permis de construire à la société Talloires Plage pour la rénovation de bâtiments (restaurant et chalets) sur la plage. L'association invoquait plusieurs moyens, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des articles L.121-16 et -17 du code de l'urbanisme ainsi que du règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a informé les parties de son intention de surseoir à statuer en application de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme afin de permettre la régularisation des vices identifiés. La solution finale n'est pas encore rendue, la procédure étant en cours.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406145(TA38-2406145)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer Mme A, ressortissante sénégalaise, à un rendez-vous sous huit jours, lequel devra intervenir dans les quinze jours, afin de lui permettre de déposer sa demande de changement de statut vers un titre de séjour "salarié". Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, Mme A ayant démontré l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de nombreuses tentatives, ce qui la privait de tout document de séjour et de la possibilité de travailler. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi relative à l'aide juridique pour l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406547(TA38-2406547)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours contre le rejet d’une demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH), s’est déclaré incompétent. Il a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 821-1 du code de la sécurité sociale. Par ordonnance, il a rejeté la requête pour incompétence et l’a transmise au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406536(TA38-2406536)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours contestant un indu d’allocation aux adultes handicapés (AAH) de 4 963,67 euros, notifié par la mutualité sociale agricole des Alpes du Nord. Par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Il a renvoyé l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy, en application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406336(TA38-2406336)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. A D, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet de l'Isère du 16 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et du 21 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant. Il a également estimé que l'interdiction de retour était légalement fondée et que l'assignation à résidence, bien que ne précisant pas d'adresse exacte, était régulière car elle imposait au requérant de déclarer son lieu de résidence. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406500(TA38-2406500)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a également estimé que la demande était dénuée de fondement, refusant l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406136(TA38-2406136)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de l'Isère sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant malien. La condition d'urgence a été reconnue, le requérant ne disposant plus du droit au travail depuis l'expiration de son titre, ce qui menaçait son contrat de travail. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406156(TA38-2406156)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A B, ancien agent du département de la Haute-Savoie radié des cadres, d'évacuer le logement de fonction qu'il occupait sans droit ni titre. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, le logement étant nécessaire à l'accueil d'agents soumis à des astreintes pour le bon fonctionnement du service public. Elle a toutefois rejeté la demande d'autorisation de recourir à la force publique, cette compétence n'appartenant pas au juge des référés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406135(TA38-2406135)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour à M. C, ressortissant malien confié à l'aide sociale à l'enfance. Le juge a rejeté comme irrecevables les conclusions tendant à suspendre le refus implicite de titre de séjour, faute de requête en annulation distincte. S'agissant du refus d'attestation, le tribunal a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas de situation d'urgence particulière justifiant une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 431-15-1 et L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2406557(TA38-2406557)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de Mme F, exploitante agricole. Cette mesure vise à dresser un état des lieux de sa propriété avant des travaux de rénovation du réseau aérien de haute tension prévus en septembre 2024, afin de préserver ses droits en cas de dommages. L'expert désigné devra décrire l'état des parcelles, de la voirie, des clôtures, des réseaux et des pâturages. La solution retenue est l'utilité de la mesure pour un litige potentiel relevant de la compétence administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406150(TA38-2406150)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme B, ressortissante costaricienne, afin qu'elle puisse déposer sa demande de changement de statut d'étudiante vers un titre de séjour "salarié". La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'intéressée, malgré de nombreuses tentatives, n'avait pu obtenir de rendez-vous en ligne et que son titre de séjour expirait le 6 septembre 2024, compromettant son contrat de travail. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406066(TA38-2406066)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé par la commune de Taninges sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expulsion d'un groupe de gens du voyage occupant une parcelle communale. Le juge a constaté que le terrain relevait du domaine privé de la commune, et non du domaine public. En conséquence, il a décliné sa compétence, la juridiction administrative n'étant pas compétente pour ordonner l'expulsion d'occupants sans titre d'une dépendance privée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2305640(TA38-2305640)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté, par ordonnance du 2 septembre 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A. Celle-ci contestait le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder une subvention au titre de la prime de transition énergétique. En cours d'instance, l'ANAH a réexaminé sa demande et lui a octroyé la subvention de 3 000 euros sollicitée, rendant le litige sans objet. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, l'ANAH a été condamnée à verser 1 500 euros à l'avocat de Mme A.

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