Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406723(TA38-2406723)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction, en raison de l'absence de réponse à sa demande de renouvellement. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de M. A, dont le contrat de travail a été suspendu, résultait de l'absence de délivrance d'une attestation de prolongation par l'administration, et non d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2406530(TA38-2406530)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer à M. A, ressortissant guinéen, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, le titre de séjour de M. A ayant expiré le 4 septembre 2024 et son contrat de travail ayant été suspendu. Il a également jugé la mesure utile, l'instruction de la demande étant toujours en cours sans refus explicite. Cette décision s'appuie sur l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose à l'administration de délivrer une telle attestation en cas de prolongation de l'instruction.
N° TA38-2406320(TA38-2406320)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée et établie, le requérant justifiant d'une perte d'emploi imminente. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-1, L. 433-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2404980(TA38-2404980)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que les autres griefs (absence de procédure contradictoire, violation des articles 3 et 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA38-2406289(TA38-2406289)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. B, un ressortissant marocain. La juridiction a retenu l'urgence, car le requérant se trouvait en situation irrégulière malgré une demande d'autorisation de travail en cours. Elle a également estimé que les moyens tirés du défaut d'examen et de la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de trois jours, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2406285(TA38-2406285)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. B. La condition d'urgence a été présumée remplie en raison du non-renouvellement du titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens invoqués, tirés de la méconnaissance des articles L. 433-1, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à titre provisoire un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale".
N° TA38-2202876(TA38-2202876)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du préfet de l'Isère du 15 septembre 2021 refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante angolaise, et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrement pour absence de carte d'identité était illégal, car la production d'un document d'état civil, et non d'une carte d'identité, suffit selon les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a enjoint au préfet d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé sous huit jours, sans astreinte.
N° TA38-2206747(TA38-2206747)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 22 août 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile ivoirien. Le tribunal estime que l'OFII a méconnu l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'absence unique de M. A à un entretien, après huit présences antérieures et un changement de date, ne constitue pas un manquement aux exigences des autorités. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. A à compter du 22 août 2022.
N° TA38-2104218(TA38-2104218)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’une requête en plein contentieux par les enfants de M. F B, décédé par électrocution le 1er juillet 2016 après que la benne du camion sur lequel il travaillait est entrée en contact avec une ligne haute tension. La responsabilité sans faute de la société Enedis, concessionnaire de cet ouvrage public, a été retenue, le dommage présentant un caractère accidentel et la société n’ayant pas contesté sa responsabilité. Le tribunal a accordé 5 000 euros à chacun des deux enfants majeurs et 15 000 euros à la fille mineure en réparation de leur préjudice moral, rejetant le surplus des demandes. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
N° TA38-2104265(TA38-2104265)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi de deux requêtes visant à engager la responsabilité de la société Enedis et de la commune de Val-Cenis suite au décès de M. G C, survenu le 1er juillet 2016 lors de travaux publics, après qu'une ligne haute tension soit entrée en contact avec son camion benne. Les requérants, sa compagne et ses enfants, demandaient réparation de leur préjudice d'affection à hauteur de 25 000 euros chacun, tandis que la CPAM réclamait le remboursement de ses débours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la prescription quadriennale était acquise pour la commune et qu'aucune faute de nature à engager sa responsabilité n'était établie, et que la responsabilité sans faute d'Enedis n'était pas engagée en l'absence de lien de causalité direct entre le défaut de hauteur réglementaire de la ligne et l'accident, ce dernier résultant d'une faute de la victime. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2104206(TA38-2104206)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B, parents d’un ouvrier décédé électrocuté le 1er juillet 2016 lors de travaux publics, afin d’engager la responsabilité sans faute de la société Enedis (concessionnaire du réseau électrique) et de la commune de Val-Cenis (maître d’ouvrage). Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires des requérants, estimant que la victime avait commis une faute inexcusable en utilisant un camion benne inadapté sous une ligne haute tension dont la hauteur était conforme à la réglementation. Il a également écarté les appels en garantie formés par Enedis contre la société HMTP et la commune, faute de lien de droit public pertinent. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage et du concessionnaire, tempérés par l’exonération pour faute de la victime.
N° TA38-2201944(TA38-2201944)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant serbe, contestant le refus verbal d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint de Français. Le tribunal a constaté que, postérieurement à ce refus, M. B avait déposé une nouvelle demande qui a été rejetée puis annulée par un précédent jugement. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et accessoires, estimant que le litige initial était devenu sans objet. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2202031(TA38-2202031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 31 janvier 2022 par laquelle le préfet de la Drôme avait rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse marocaine. Le tribunal a jugé que cette décision, prise sous la forme d’un formulaire type sans autre motivation, était entachée d’un défaut d’examen de la situation personnelle de l’intéressé, notamment au regard de sa vie familiale et de l’intérêt supérieur de son enfant. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 434-2 et L. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2203752(TA38-2203752)
Le tribunal administratif de Grenoble annule la décision orale du 1er juin 2022 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, un ressortissant tunisien. La décision est jugée illégale car non motivée, le préfet n'ayant pas produit de mémoire pour justifier son refus, en méconnaissance des articles R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal admet provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 900 euros à son avocat sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle. Les conclusions à fin d'injonction sont rejetées comme sans objet, M. A ayant déjà obtenu un rendez-vous en préfecture.
N° TA38-2405790(TA38-2405790)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 9 juillet 2024 par laquelle le directeur de la CPAM de la Haute-Savoie a suspendu l’association Evian Ophtalmologique de la possibilité d’exercer dans le cadre conventionnel pour une durée de cinq ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’association n’ayant pas démontré que la décision portait une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, notamment au regard des articles L. 315-1 et R. 315-1 du code de la sécurité sociale et de l’accord national du 30 septembre 2015. La requête a été rejetée, incluant les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204335(TA38-2204335)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de MM. C et F A, deux ressortissants marocains, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Savoie du 23 mai 2022 refusant leur demande de titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la directrice disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour les requérants de justifier de leur entrée en France, d'un projet professionnel ou de liens personnels stables. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA38-2406090(TA38-2406090)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 12 avril 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. B. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de l'ancienneté et des attaches familiales et professionnelles du requérant en France.
N° TA38-2403728(TA38-2403728)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de la Haute-Savoie d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Perrignier pour 30 logements. Le préfet s’est désisté purement et simplement de sa requête, ce dont la société bénéficiaire du permis a pris acte. Par ordonnance du 4 septembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA38-2402264(TA38-2402264)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 4 septembre 2024, du désistement pur et simple du préfet de la Haute-Savoie de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à obtenir l'annulation d'un arrêté du maire de Cervens accordant un permis de construire trois maisons à la société Groupe Meynet Immo. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2404991(TA38-2404991)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Isère du 18 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.