Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404980(TA38-2404980)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que les autres griefs (absence de procédure contradictoire, violation des articles 3 et 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404987(TA38-2404987)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. D et Mme C, ressortissants macédoniens, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Isère du 17 juin 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni le droit d'être entendu, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la courte durée de leur séjour et de l'absence de liens familiaux stables en France. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406622(TA38-2406622)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait l'exécution forcée d'un jugement ordonnant le regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne justifie pas d'une situation d'urgence particulière, condition nécessaire pour bénéficier de cette procédure d'exception. Il rappelle que le défaut d'exécution d'un jugement peut relever d'une autre procédure (articles L. 911-4 et suivants), mais non du référé liberté. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406103(TA38-2406103)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme B pour retirer son titre de séjour, dans un délai de cinq jours, avec un rendez-vous fixé sous quinze jours. La requérante justifiait de l'urgence, son récépissé ayant expiré le 12 août 2024, et de l'utilité de la mesure face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. Aucune astreinte n'a été prononcée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404366(TA38-2404366)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A dirigée contre une lettre du Conseil national des activités privées de sécurité du 8 février 2024. Le juge a estimé que cette lettre, qui informait l'intéressé d'un projet de retrait de sa carte professionnelle et l'invitait à présenter ses observations dans le cadre d'une procédure contradictoire, constituait un acte préparatoire non susceptible de recours contentieux. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction préalable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2401945(TA38-2401945)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. En application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le conseil de la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, sans obtenir de réponse dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 3 septembre 2024, la présidente de la 3ème chambre a constaté le désistement d’office de Mme B et en a donné acte. La solution retenue est donc le désistement de la requête, faute de confirmation expresse de l’intérêt à agir.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2401099(TA38-2401099)

Requête de M. B devant le Tribunal Administratif de Grenoble visant à contester le refus implicite du préfet de l'Isère de lui remettre un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions, et le tribunal donne acte de ce désistement.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2403719(TA38-2403719)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A contestant leur taxe d'habitation 2023 pour la commune de Dieulefit. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen de droit, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406610(TA38-2406610)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé et une carte de séjour temporaire, invoquant une atteinte grave à sa liberté du travail et à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, et que sa demande relevait d'une contestation de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, laquelle doit être examinée dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2003870(TA38-2003870)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les permis de construire délivrés par le maire de Talloires-Montmin pour la reconstruction à l'identique d'un bâtiment hôtelier, au motif que la commune n'a pas démontré que la construction initiale était légalement édifiée avant la loi du 15 juin 1943, condition requise par l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme. La juridiction a jugé que les éléments produits (photographies non datées) étaient insuffisants pour prouver l'antériorité du bâtiment, et a également relevé que la destination du bâtiment n'était pas établie. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande de l'association Lac d'Annecy Environnement, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307129(TA38-2307129)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 3 septembre 2024, du désistement pur et simple de la SAS les Rives de Thonon de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Thonon-les-Bains. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement était sans opposition et a rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation de la requérante au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2305655(TA38-2305655)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A C d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’un arrêté du ministre de l’agriculture du 7 juin 2023, pour application incomplète du décret n° 95-313 du 21 mars 1995 relatif à l’avantage spécifique d’ancienneté dans les quartiers urbains difficiles. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 3 septembre 2024, la présidente de la 3ème chambre a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2207675(TA38-2207675)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un arrêté de l’Office Français de la Biodiversité du 20 mai 2022 portant régularisation de sa résidence administrative. Le tribunal a invité le requérant, sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. En l’absence de réponse de M. B, le tribunal a constaté son désistement présumé et en a donné acte par ordonnance du 3 septembre 2024. La solution retenue est donc un désistement d’office, sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406515(TA38-2406515)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet refusant d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français (IRT) prise à l'encontre de Mme A, ressortissante serbe. La requérante sollicitait cette suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, invoquant l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme A de démontrer, par des éléments probants, qu'elle avait effectivement quitté le territoire français comme elle le prétendait. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code, après avoir toutefois admis provisoirement l'intéressée à l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406317(TA38-2406317)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet de l'Isère. Le tribunal estime que le courrier de la requérante, adressé au tribunal mais sollicitant un réexamen de son dossier auprès de la préfecture, constitue un recours gracieux et non un recours contentieux. En conséquence, la requête est jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2405245(TA38-2405245)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait la décharge de sa taxe d'habitation pour 2020. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable de Mme B, présentée le 20 mars 2024, était tardive au regard du délai fixé par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, qui expirait le 31 décembre 2021. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406112(TA38-2406112)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un duplicata de la carte de résident de M. A C, valable jusqu'en 2029, dans un délai de deux mois, et de lui remettre une attestation provisoire de droit au séjour sous dix jours. La solution retenue se fonde sur l'urgence et l'utilité de la mesure, justifiées par les déplacements professionnels à l'étranger du requérant et l'absence de contestation de son droit au séjour. L'État a également été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2104305(TA38-2104305)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'association Lac d'Annecy Environnement d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Talloires-Montmin du 14 avril 2021 accordant un permis de construire à la société Talloires Plage pour la rénovation de bâtiments (restaurant et chalets) sur la plage. L'association invoquait plusieurs moyens, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des articles L.121-16 et -17 du code de l'urbanisme ainsi que du règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a informé les parties de son intention de surseoir à statuer en application de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme afin de permettre la régularisation des vices identifiés. La solution finale n'est pas encore rendue, la procédure étant en cours.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404975(TA38-2404975)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante serbe, qui contestait l’arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 14 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La magistrate désignée a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé, que le préfet n’avait pas commis d’incompétence négative et que la décision n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. Concernant la fixation du pays de destination, le tribunal a jugé que les craintes de traitements inhumains en Serbie n’étaient pas établies, rejetant ainsi la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Enfin, l’interdiction de retour d’un an a été validée, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision au regard de l’absence d’attaches familiales en France. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais le surplus des conclusions a été rejeté.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2402300(TA38-2402300)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C, victime d’un accident le 9 décembre 2023 lors d’une démonstration de combats de chevaliers organisée pour le compte de la commune de Châteauneuf-sur-Rhône. L’expertise, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à évaluer les préjudices subis par M. C, qui intervenait en tant que collaborateur occasionnel du service public. La commune et l’association organisatrice ne se sont pas opposées à cette mesure, jugée utile pour une éventuelle action en responsabilité. L’expert désigné devra notamment déterminer la date de consolidation, les déficits fonctionnels et les souffrances endurées.

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