Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2405796(TA38-2405796)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en ordonnance, a rejeté la requête de la SAS Helio Finance Réunion qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat au versement d'une subvention de 17 700 euros au titre de "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires de la société étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2402403(TA38-2402403)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E, agent du CNRS, victime d’un accident de service reconnu imputable le 18 février 2021. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge a estimé cette mesure utile pour évaluer les préjudices subis en lien avec l’accident. En revanche, la demande de provision de 2 500 euros a été rejetée, le préjudice n’étant pas encore suffisamment déterminable. Le CNRS a été condamné à verser 1 500 euros à Mme E au titre des frais de procès, en application de l’article L. 761-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405975(TA38-2405975)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant béninois, qui demandait d'ordonner au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour de l'intéressé, déposée le 3 juillet 2023, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet, ce qui rendait irrecevable une injonction visant à obtenir un rendez-vous pour une nouvelle instruction. La solution retenue est fondée sur le constat que la naissance d'une décision implicite met fin à l'instruction de la demande et impose à l'administré de contester ce refus par les voies de droit appropriées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2402643(TA38-2402643)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint Gervais Les Bains sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La commune sollicitait une expertise pour déterminer les causes des désordres affectant son complexe sportif et aquatique, ainsi que les mesures de réparation nécessaires. Le tribunal a jugé cette demande utile, malgré les protestations et réserves émises par les nombreuses sociétés mises en cause, et a ordonné la désignation d'un expert.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2406334(TA38-2406334)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande de suspension de la décision du préfet de la Savoie refusant d'enregistrer sa demande de changement de statut. En cours d'instance, la requérante s'est désistée de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, ce désistement étant pur et simple. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a mis à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 600 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406723(TA38-2406723)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction, en raison de l'absence de réponse à sa demande de renouvellement. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de M. A, dont le contrat de travail a été suspendu, résultait de l'absence de délivrance d'une attestation de prolongation par l'administration, et non d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2406322(TA38-2406322)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension d’une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré une attestation de prolongation d’instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée et rouvert l’instruction. Le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406190(TA38-2406190)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant kosovar souffrant d'une pathologie rénale. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la précarité de sa situation (suspension de son contrat de travail et risque de perte des droits CAF). Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles R. 425-11 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire à M. B dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406184(TA38-2406184)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B C d’une demande de suspension de la décision du 19 juin 2024 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente sa demande d’hébergement. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que la requérante avait refusé deux propositions d’hébergement sans motif impérieux, et qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Cette solution a été rendue au visa des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406419(TA38-2406419)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 5 août 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à la fille de Mme B, une ressortissante guinéenne. Le tribunal a considéré que la demande d'asile présentée au nom de l'enfant ne constituait pas une demande de réexamen, contrairement à ce qu'avait retenu l'OFII. En conséquence, le refus fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était entaché d'erreur de fait et d'erreur de droit. Le tribunal a enjoint à l'OFII de verser l'allocation pour demandeur d'asile à Mme B pour sa fille, à compter de la date de la demande.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406107(TA38-2406107)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension par la SCI Clos Fleuri, qui contestait l'arrêté du maire de Messery du 3 juin 2024 lui refusant un permis de construire pour un hangar agricole. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus de permis de construire ne faisait pas obstacle à la poursuite de l'activité existante et que la société n'établissait pas de préjudice grave et immédiat. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier, du nombre de places de stationnement, de l'atteinte aux lieux et de l'absence de régularisation des travaux anciens. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2406311(TA38-2406311)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une décision du ministre de l’intérieur relative au retrait de points de son permis de conduire. La juridiction a constaté que cette requête constituait un doublon d’une précédente requête enregistrée sous un autre numéro et portant sur la même décision. En application des principes de bonne administration de la justice, le tribunal a ordonné la radiation de la requête n° 2406311 des registres du greffe. L’instruction de la contestation se poursuit sous le numéro initial 2405189.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405955(TA38-2405955)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. B, ressortissant algérien, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l'impossibilité d'accéder au téléservice Anef constituait une situation d'urgence et une entrave à ses droits, malgré ses diligences. La solution retenue impose un rendez-vous sous trois jours, dans un délai de dix jours, sans toutefois ordonner la délivrance immédiate d'un document de séjour. L'affaire est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2405848(TA38-2405848)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet de l'Isère pour inexécution de l'ordonnance du 3 juillet 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant à travailler à une ressortissante kényane, parent d'enfant français, sous astreinte de 50 euros par jour. Constatant qu'aucune mesure d'exécution n'avait été prise au 4 septembre 2024, le juge a condamné l'État à verser 2 700 euros à la requérante pour la période du 12 juillet au 4 septembre 2024, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2406493(TA38-2406493)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée par ordonnance du 24 juillet 2024 à l'encontre du préfet de l'Isère, qui n'avait pas exécuté l'injonction de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une ressortissante camerounaise en situation de renouvellement de titre de séjour pour raison médicale. Constatant l'inexécution persistante à la date du 4 septembre 2024, le juge des référés a condamné l'État à verser 3 800 euros à la requérante, correspondant à 38 jours de retard au taux de 100 euros par jour. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui permet la liquidation de l'astreinte en cas d'inexécution.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406502(TA38-2406502)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par la SCI Résidence Hôtel du Jardin Alpin. Celle-ci contestait la mise en demeure du maire de Courchevel de lever des non-conformités de sécurité sous peine de fermeture administrative de son hôtel "Lake Hôtel". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il n'existe pas de présomption d'urgence pour ce type de mise en demeure et la société n'a pas justifié de circonstances particulières démontrant une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406611(TA38-2406611)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement d'instance de M. A B, qui demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de l'Isère de le convoquer pour le renouvellement de son récépissé l'autorisant à travailler. Le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle. La demande de condamnation de l'État aux frais d'instance a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406650(TA38-2406650)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension d’une décision de France Travail lui notifiant un trop-perçu d’allocation d’aide au retour à l’emploi. Le juge a constaté que le litige relatif au service de cette allocation relève de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente et a rejeté la requête sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406664(TA38-2406664)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, invoquant une atteinte grave à sa liberté du travail et à sa vie privée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de M. A résultait de l'absence de décision de l'administration sur sa demande de titre de séjour, et non d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée en application des articles L. 522-3 et L. 521-2 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406225(TA38-2406225)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 16 mai 2024 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente sa demande d'hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant volontairement quitté son hébergement. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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